Nouvelle

Calédonie :

le sud et l'ouest

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           Port Moselle       Nouméa-Le parc        Port boisé          usine Goro-Nickel    Baie des tortues    Baie des citrons  

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20 OCTOBRE 2006 : NOUMEA 

Explosion  de constructions, de bâtiments, de villas. Quelques immeubles, jamais très hauts pour le moment, sauf rares exceptions. Un port de commerce, plusieurs Marinas. C’est une concentration démographique.
Une population de 140.000 habitants, pour le grand Nouméa, soit plus de la moitié de la totalité des habitants de l’île pour 400 kilomètres de long sur 40 à 70 kilomètres de large.


 

On sent la proximité de l’Asie et de l’Australie. Les échanges sont importants entre la Nouvelle Calédonie, la Nouvelle Zélande et l’Australie : échanges commerciaux, culturels (scolarité, étudiants), santé : les cas médicaux difficiles et urgents sont évacués à Sydney.
 Plusieurs fois par jour, à la radio locale : des nouvelles du Pacifique sont diffusées en Français depuis Sydney. La langue Française subit ses influences, les mots sont imbibés d’anglicisme : on dit STATION pour ferme et STOCK pour le bétail. Nombreuses boutiques sont tenues par des chinois.

Les touristes sont essentiellement  des jeunes couples Japonais et, par intermittence, pour une journée, des Australiens, passagers de paquebots en escale.
Les rues de la capitale sont semées de magasins modernes et attrayants, sous l’œil de la cathédrale pour le centre. La ville est une suite de baies découpées aux noms de : Moselle, Orphelinat, Port Sud, baie des citrons, Anse Vata…..etc. Une crête escarpée, au milieu de cette presqu’île que les rues franchissent en montant très raides pour
replonger de l’autre côté.
Les jardins des villas sont débordants de fleurs, d’arbustes et d’arbres exotiques. Jusqu’au début d’Avril la chaleur est forte, de nuit aussi bien que de jour. A partir d’Avril changement radical, quelques pluies sans être jamais abondantes mais les nuits sont devenues fraîches. Le drap ne suffit plus il faut ajouter une couverture légère.

Pour les voiliers, arrivant de l’étranger, l’entrée se faisait exclusivement à PORT MOSELLE, depuis peu, on peut venir s’amarrer également à Port du Sud. Pavillon jaune dans la mâture dans l’attente du passage de la douane, de la santé et de l’immigration, avertis par le bureau de la Marina.

C’est le stop, en majorité des bateaux de langue Française durant la période possible cyclonique ; ceux de langue Anglaise, en majorité, vont en Nouvelle Zélande ou en Australie.
Aussi c’est l’occasion en parcourant les pontons des marinas de retrouver parmi les voyageurs des bateaux amis rencontrés auparavant sur d’autres eaux et autres années.

Les habitants, à Nouméa, sont un mélange d’Européens, de Chinois, de Wallisiens et de Mélanésiens dont la population féminine portent la robe « missionnaire » :
 c'est-à-dire à manches longues, ras du cou, tombant jusqu’aux pieds, imposées par les évangélisateurs pour cacher à l’origine la nudité des indigènes.

Pratique finalement, cachant les rondeurs pour ne pas dire les épaisseurs tout en étant gaies, parce que colorées et diversifiées.  

Nous avons la chance de retrouver nos amis Laboute Sylvie et Pierre, terriens mais gens du milieu marin, connus à Madagascar, retrouvés ici. Grâce à qui nous connaîtrons l’intérieur de cette île. Ils s’attacheront avec gentillesse à nous promener, véhiculer et à nous faire connaître les plus beaux sites autour de Nouméa :

Les monts Coffyn et Venus 189  mètres. La colline Ouen Toro 132 mètres avec au sommet deux canons australiens, datant de 1940, que l’on découvre après avoir gravi les pentes qui sont une réserve botanique consacré à la flore. Les yeux vont du Gaîac aux Santals et aux faux Poivriers.

Un grand merci à eux.
 

Visite du Sud : port boisé - Lac de Yaté - col de Mouirange

Une belle journée en voiture pour rejoindre Pierre qui, avec une de ses équipes effectue du repérage et comptage de faune et flore sous marine, au large de Port Boisé en vue d’une future exploitation de Nickel.

 Départ de Nouméa par la RT1 en direction du lac de Yaté. La route « coaltarée » comme ils disent ici, sinue de vallons en vallons, franchissant des cols dont celui du Mouirange où la vue s’étend loin sur de petites chaînes surmontées à certains endroits d’Eoliennes géantes.

 La route passe entre deux pitons jumeaux dont l’imagination les a  nommé «  les deux tétons », une impression de terrains arides, d’une végétation rabougrie, point de vie, pas une habitation.

La promenade s’égaye en longeant les rives du grand lac artificiel de YATE d’une vingtaine de kilomètres de long, semées de bancs de sable, d’îlots, avec sur les bords quelques arbres bouteilles.  

 

Avant le Pont de la  Madeleine nous avons piqué plein Sud longeant la rivière des lacs par une piste de terre rouge.

Avec arrêt aux chutes de la Madeleine dont les abords sont aménagés en conservatoire de la flore Calédonienne : chemin très bien balisés, les plantes sont signalées et parfaitement étiquetées.

La route tourne, sinue, s’élève, redescend. Le terrain est sec, la végétation souffre.

 Nous passons le long de clôtures grillagées, une entrée gardée, petite plaine où s’édifie la future usine, pour une exploitation prochaine du Nickel.

 Impressionnant chantier qui s’étend à perte de vue, future ville, déjà peuplée de 3.000 personnes sans activité industrielle, pour le moment. Ce n’est que constructions pour le futur, usine électrique….etc. Le béton coule à flot, des pans s’élèvent, des formes se dessinent ; une ruche.

On ne peut pénétrer sans y être autorisé, les accès sont  gardés, filtrés, par un service dit de sécurité. Notre route escalade un pic, laissant l’usine sur notre droite pour redescendre vers la mer à Port Boisé.

Là nous retrouvons une végétation exubérante.
 La route se termine sur la côte devant l’entrée d’un gîte avec restaurant.

 L’ensemble, architecture locale, piliers de bois, toits de chaume avec quelques bungalows. Au bout d’une plage de sable protégée par un fond de coraux, qui s’étale en arc de cercle.

L’endroit est paradisiaque. Nous déjeunons dehors sous des frondaisons, les pieds nus sur du sable, un régal de grosses crevettes, suivi par un bon poisson.

Nous y avons retrouvé Pierre. C’est sa base de repos après les longues journées de plongée. Idyllique pour un séjour de vacances.
Retour par la route Sud Ouest du bord de mer semée d’habitations indigènes.

 Nous passons sous les ferrailles de l’ancien pont transbordeur de la mine de Goro dont le terminal de chargement arrivant sur le rivage se désagrège en rouillant. La rivière de KUEBUNI qui se jette dans la mer offre à nos yeux une jolie chute en cascade.

 La route côtière toujours verdoyante passe par St Gabriel autre gîte d’étape, puis TOUAOUROU, WAO : petits lieux dits, ensemble de quelques cases avec de rares villas.

Nous arrivons à la baie de YATE et poussons jusqu’au bourg du même nom.

Une église, une épicerie, une gendarmerie, un trou sympathique en passant mais où la vie doit être peu facile et morne. Prenons la RP3 qui monte dur en lacets vers le lac de Yaté, en passant par le pont de la Madeleine.

 Que la route est belle derrière soi, que la vue est magnifique. La mer, la passe, la baie, la rivière.

 Nous profitons des haltes belvédères pour admirer les points de vue.

La fin d’après midi, la température tombe, la vue est splendide.

Nous roulons en longeant à nouveau le lac déjà vu ce matin, mais dans le sens inverse.

La rivière Yaté coule dans sa gorge sur notre gauche, c’est très beau. Laissant sur notre droite la route menant au barrage nous stationnons sur le point de vue qui domine l’enfilade sur le lac dans sa longueur.

 

Nous passons au bord deux tétons bien nommés.

Franchissons le col de Mouirange laissant plus Sud la plaine du  "champ de bataille" lieu où les gens de Lifou venaient en pirogues s’approvisionner en bois au détriment des tribus locales, d’où des accrochages sanglants qui se réglaient à coups de casse tête.
 

 Une végétation de Niaoulis aux troncs argentés avant de retrouver les abords, du grand Nouméa, plus verdoyants.

 

 

 
 


côte ouest : SAMEDI I7 AVRIL 2007

Changement saisissant, dès les premiers kilomètres, par rapport à notre sortie du mois précédent. Le paysage est totalement transformé. La campagne, les collines, tout est vert. Le temps s’est modifié depuis trois semaines, des nuages fréquents dans la journée génèrent des pluies 

La route RT1 est la seule existante pour aller au Nord.

Première direction TONTOUTA, nous passons devant l’aéroport international

Une illusion d’autoroute qui dessert en premier Païta, petit bourg bien fleuri, agglomération de villas agréables et soignées.

 Le propre du Mélanésien comme des Européens c’est le soin apporté à son jardin ; l’amour des fleurs, des plantes, des arbres et des pelouses bien tondues.

 Nous passons ensuite par BOULOUPARIS, toujours cette impression d’ordre, de propreté, de bonne tenue.

 Un ensemble villas et de jardins qui s’étalent de part et d’autre de la rue principale, autour de l’église et de la mairie, une distillerie artisanale de Niaouli.

 Puis une suite de petites plaines et de collines verdoyantes où les propriétés d’élevage se succèdent avec le bâtiment d’habitation toujours construit sur un point haut, dominant les terres où paît le bétail.

 A l’entrée de ces  « stations » des bouquets d’arbres s’étalent comme des parapluies, des familles de Gamelonniers, des Tulipiers du Gabon mêlés à des eucalyptus, des Kaoris arbre endémique de Nouvelle Calédonie. 

Des propriétés fermées par des clôtures de fils barbelés durant des kilomètres, semées par de petits monts sur les flancs desquels, jusqu’à mi hauteur, des troupeaux de vaches s’éparpillent.

Une succession de petits cols, on monte et descend. Nouvelles plaines, prairies. Cette partie du « caillou » est habitée, contrastant avec les terres du Sud. Quelques rares pins colonnaires signalant l’entrée d’un domaine.

 Des chevaux dont les jeunes poulains se détendent en piquant des galops effrénés. Des mamelons plus secs où poussent des Niaoulis, arbres rabougris aux troncs argentés avec une couronne de feuillage vert.
La route défile entre des près bordés par des mimosas Américains et des cultures de maïs.

Onze kilomètres après BOULOUPARIS la route nous mène à la plage de OUANO. Une presqu’île tranquille au bout de laquelle se trouve un terrain de camping et une base d’activités nautiques et terrestres. Des campeurs se sont installés sur la plage, les pieds dans l’eau.

 Des deux côtés une baie tranquille qui fait rêver les gens de voiles que nous sommes. Peu de  voiliers sont au mouillage, sous nos yeux.

La route continue dans la verdure et arrive au village de LA FOA.

LA FOA  possède un hippodrome qui est le rendez vous des « stockmen » de la région.

 Ce petit bourg de 2.500 habitants accueille chaque année un festival international du film, qui remporte un vrai succès.

A l’ouest une suite de grandes plaines qui s’opposent à l’est et au nord est à une succession de plaines étroites.

 Après avoir fait quelques emplettes pour notre pique nique du midi, dans une petite superette grouillante, nous continuons notre route vers le nord.

Nous bifurquons au treizième kilomètre pour visiter le fort TEREMBA ancien poste militaire, établit en 1871 qui servit de quartier général aux militaires Français venus protégés les fermiers européens installés alentour.

 En 1885 transformé en colonie pénitentiaire pour les prisonniers les plus récalcitrants de la Calédonie.

La visite bien signalée aboutit aux blocs d’une douzaine de cellules bien restaurées avec mise en scène audiovisuelle. Une porte extérieure épaisse nous introduit sous une voûte solide sous laquelle, à droite et à gauche, donnaient les portes d’étroites cellules.
 Le passage central est éclairé à l’autre extrémité par une forte grille qui donne une belle vue sur la campagne et la plage TANGUY au loin.

Un kilomètre plus loin on arrive à l’ancien wharf où débarqua en 1878 le commandant RIVIERE, venu du TONKIN pour mâter la sanglante rébellion d’ATAI.

En reprenant la route vers le nord nous sommes étonnés de découvrir des vignobles isolés.
La route défile entre les collines couvertes de Niaoulis qui sont défrichés à mi pentes laissant la place à des stations d’élevage. La campagne est très verdoyante, bien arrosée par de petits bras de rivières.

 Deux cols : AYMES et celui des Arabes pour tomber sur le cimetière du même nom peu après une mosquée.

Les environs sont habités par des descendants berbères, révoltés Algériens déportés en 1871 à l’île des Pins. Agriculteurs et éleveurs de chevaux, ils se sont bien assimilés dans cette région.

 Franchissant par un pont élevé la rivière Nera coulant encaissée sous nous ; nous avons du mal à imaginer que lors du cyclone Betty elle a pu déborder et monter jusqu’à couper la route et isoler BOURAIL.

Cette ville coquette est la capitale des caldoches, pays d’éleveurs d’agriculteurs et, principalement de chevaux qui chaque année, au mois d’août voit l’occasion d’un rodéo très couru.

Le musée de BOURAIL dans un bâtiment ancien, datant de 1870,devenu une fromagerie en 1938, expose la vie et la culture KANAK, l’implantation des colons.

 L’attraction la plus grande est la présence de l’unique guillotine de la Nouvelle Calédonie dite « bourreau MASSE » du nom de son servant. Appareil venu de France par bateau dont les premiers exécutés ont subi, au départ, le manque de rodage, et l’absence de pratique d’un bourreau qui découvrait le métier.

Nous sortons de BOURAIL en empruntant la RP 20.en direction de l’ouest pour rejoindre la côte. Une plage se déroule sur notre  gauche en pente vers la mer sur la partie haute et plate courent sur le sable des réseaux de sorte de liseron qui lancent leurs tiges sur plusieurs mètres formant un quadrillage avec de grosses fleurs violettes.

 Sur notre droite la côte se termine par une falaise dont l’extrémité fini par faire un bloc isolé, une sorte de grosse tête sur un cou plus mince attaqué par les eaux montantes et descendantes, incliné sur son socle comme prête à tomber.

 La falaise, derrière lui, percée de grottes autrefois d’un tunnel , s’est effondrée dans la mer à tel point que l’accès au belvédère au-dessus a été interdit, à son extrémité, de visite. Le point de vue est beau  au loin devant soi : le grand récif et l’île verte.

Juste au dessous une petite plage avec un gros bouquet de pins colonnaires dont quelques uns ont été attaqués, sous son écorce et dont les chenilles ont truffé les troncs de galeries assassines qui s’enfoncent verticalement vers le cœur de l’arbre.

 

 C’est la baie des tortues, joliment nommée, splendide lieu pour planter, en camping sauvage sa tente.

Suivant la route, par le bord de mer on arrive à la plage de POE, bande de sable blanc étroite qui s’étale sur 17 kilomètres, bordée de grands arbres qui donnent de l’ombre par endroits jusqu’à la mer.

 

 

 C’est le paradis des campeurs, des amateurs de bain abrités par la barrière de corail.
Les week-ends et jours fériés s’étalent sur des kilomètres voitures, tentes tables de camping et glacières.

Nous aussi nous avons pique niquer sur la plage, bien tranquilles dans notre coin, à l’ombre d’un feuillage, rafraîchis par une brise agréable tandis que Pierre crawlait sous nos yeux.

Il faut malheureusement terminer cette très agréable journée. Le retour se fait par OUENGHI, une visite au passage de la marina privée, à moitié remplie de bateaux à moteur, au bord d’une bande de terre dominée par une petite colline où poussent quelques résidences.

 

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