PEROU

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 Lima                        Titicaca-uros                Puno-marché           Machu Picchu          marché aux  chevaux
(cliquer gauche sur titre ou photo)

LIMA

 

NAZCA

 

CUSCO- MACHU PICCHU

 

LAC TITICACA  -    PUNO

 

AREQUIPA-vallée de la COLCA

 

GUAYAQUIL -EQUATEUR retour

 

LES FRAIS : estimation

 

 

 

VENDREDI 1 AVRIL 2005

vers GUAYAQUIL (ECUADOR) et LIMA (PEROU) : 1.500 KM.

LA PANAMERICAINE : 24 heures de voyage en bus

            SAIL ROVER à nouveau seul. laissé dans une nurserie marina de confiance. Nous partons pour un voyage terrestre au PEROU.

            Bus jusqu’au terminal de GUAYAQUIL et une petite marche, avec nos sacs, pour rejoindre le bureau, point de départ, du bus pullman de la société ORMENO.

            Départ à 11h30 pour LIMA.

 Une quinzaine de voyageurs sympathiques : dont 2 jeunes Brésiliens avec leur planche de surf qui reviennent d’une compétition en Equateur, une Canadienne d’OTTAWA qui parle français et espagnol nous sera d’une grande utilité pour ce voyage, par sa connaissance de LIMA et celle d’une auberge dans cette ville.

Un gain de temps pour nous, évident.

            GUAYAQUIL et ses faubourgs s’étirent lentement puis nous retrouvons le vert exubérant de la campagne, pour finir en approchant de la frontière Péruvienne, par des centaines d’hectares impressionnants plantés de bananiers.

 Bien irrigués, sarclés, entretenus. Chaque régime abrité par un cylindre bleuté de plastique léger

Formalités à la frontière côté équateur puis côté péruvien.

Le car stoppe, l’on descend et faisons pédestrement le parcours des deux bureaux avant de reprendre plus loin notre moyen de locomotion.

 

Un peu de pittoresque au passage de la séparation entre les deux pays, un petit pont envahi, avant et après, par des multitudes de marchands ambulants.

 

Notre route sera côtière et longera la mer tout au long du parcours pratiquement. C'est la panaméricaine.

 

Une bande littorale. D’abord plate avec de longues et grandes plages d’un sable gris noir, coupée par de nombreuses petites localités de pêcheurs, avec à chaque fois une estacade qui avance dans la mer, les barques de pêche sont massées à l’ancre sous son vent.

La côte est à peine dentelée. Puis les abords se terminent en falaises, la bande de sable se rétrécit rapidement jusqu’à devenir inexistante.

La nuit est tombée, noire. La route se déroule identique, long ruban goudronné, un peu sinueux, réduite à deux voies simples. Le trafic n’est pas intense : de nombreux bus et gros camions remorques que notre chauffeur double lorsqu’il le peut, toujours avec prudence.

 La vitesse est régulière et la moyenne sur le parcours est de 60 kilomètres heure. Des travaux routiers importants obligent parfois, pendant des kilomètres à rouler au pas dans des nuages de poussière.

Au lever du jour, j’ai la stupéfaction d’observer que nous roulons au milieu d’un désert et de collines rocheuses, envahies par endroit de nappes et couloirs de sable.

Des dunes, des montagnes, le tout d’une sècheresse impressionnante, des oppositions de teintes noires, brunes, rougeâtres, et couleurs de sable.

Le soleil qui se lève dessine des contrastes qui laissent rêveur. Lorsque le terrain devient plat, des rides sont formées sur le sol et, dessinent comme des vagues qui viennent mourir sur une plage.

 Pas une goutte d’eau, pas un brin de verdure.  Souvent des ex votos-croix groupées ou unique, sur le bord de la route remémorent qu’un accident a eu lieu là, avec perte de vie.

Rarement de pauvres masures aux murs faits de panneaux tressés, une lumière jaune fumeuse minuscule accrochée à l’extérieur, souligne qu’il y a quelques humains qui s’accrochent à cet endroit, vivants de je ne sais quoi et ne sais comment.

         

   La route s’était un peu écartée du bord de mer, nous y retournons subitement. 

Une brume permanente due au courant de Humboldt stagne dans l’air.

 

 

 Très, très impressionnant ce parcours maintenant, à flanc de falaise, dominant la mer qui est en contre bas à la verticale, juste sous nos yeux. La vue est limitée, la route très sinueuse, on roule à 35 Km à l’heure, avec quelques gares fous de temps en temps, autrement rien. Le grand saut toujours possible est à deux mètres, la chute libre.

Nous sommes à 200 mètres au dessus du vide, quelques fois plus. Du deuxième étage du bus où nous sommes l’impression est angoissante.

J’ai hâte que le cauchemar finisse et c’est avec soulagement que les falaises s’estompent et que l’on rejoint un plat désertique, immensité de sable sur des milliers d’hectares.

Surprise de voir de temps à autre des cultures qui sortent du sable ; avec une irrigation intense tout est possible.

Des complexes agro alimentaires se succèdent, cultures industrielles d’asperges, de coton, et de cannes à sucre. Le plus surprenant, vraiment en plein désert, là où il n’y a rien : d’immenses élevages avicoles, alignements de production intensive d’œufs et de volailles, époustouflant.

L’eau vient sans doute du sous sol par des forages mais également parfois de torrents qui s’écoulent, endigués, tumultueux, depuis la cordillère.

A la sortie d’un virage, horrible spectacle : un camion semi-remorque dont le flanc est complètement arraché et 20 mètres plus loin, un bus à deux étages, a son avant déchiqueté et son habitacle ouvert. Trois corps sont allongés sur le sol sans vie. Autour, des groupes de passagers sont assis à même le sol. Notre bus passe, ne s’arrête pas, juste des regards, rien de plus,les secours arrivent........

 

LUNDI 4 AVRIL 2005

 PEROU : LIMA

LIMA, grande ville de huit millions d’habitants où se masse le tiers de la population du pays. Une circulation intense de taxis, voitures, bus et mini bus que nous emprunterons souvent.

Arrivés à LIMA à treize heures nous partons à la découverte de MIRAFLORES où nous avons atterri et poussons jusqu’au bord de mer.

 Ce quartier aménagé pour le tourisme en haut d’une falaise domine en contre bas, la mer : jaune et mousseuse non engageante, pourtant quelques surfeurs glissent sur ce bouillon. Une brume envahissante gêne la vue, l’on ne peut distinguer très loin au large.

   Par hasard nous sommes tombés sur un agent de voyage déguisé en office de tourisme, animé par un jeune sympathique, habile et non envahissant, qui nous établit notre circuit touristique, tout compris pour rejoindre et visiter : NAZCA, CUSCO, MACHUPICCHU,  TITICACA, AREQUIPA…..

            Nous n’avons pu que nous féliciter de ses services et de son organisation. Stupéfaction lorsqu’en finale, il nous annonce que son prénom est VICTOR HUGO.

Sur son conseil judicieux nous avons été visiter « LE MUSEO DE LA NACION » de LIMA.

C’est superbe, admirablement fait et présenté, des collections de céramiques, de vases, de poteries et de momies.

 

Explication sur les diverses constructions, façon de vivre des différentes époques et ethnies.

 A ne pas manquer, c’est passionnant.

 

 

 

Autre visite la cathédrale, envahit ce jour là par des masses de fidèles.

 Nous sommes juste le lendemain de la mort du Pape Jean Paul II.

 

 

 Sur le parvis, des fidèles défilent devant une grande photographie du pape défunt exposée sur un chevalet.

 

   

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MARDI 5 AVRIL 2005

vers NAZCA (8 heures de bus-500 KM)

Nous quittons notre auberge et LIMA. Victor Hugo est venu nous chercher pour nous véhiculer jusqu’à la station des bus ORMENO. Nous partons à 13h30 pour NAZCA. Bus très confortable.

La route défile au milieu de terres désertiques et sableuses, coupées par les champs irrigués de maïs, coton, canne à sucre, appartenant à de grandes estancias et bien sûr des élevages immenses de poulets.

            Sur une surface de terre de sable et de pierres des centaines de cubes identiquement espacés. Ce sont les habitations des ouvriers qui travaillent dans des mines. Ces cubes sont faits de panneaux de fibres de bambous tressés, toit de même.

 Il ne pleut pas, il ne pleut pratiquement jamais dans cette zone, excepté celles montagneuses. Les toitures sont légères, justes des abris contre le soleil, le vent ou les poussières.

 Débarquons à 20 heures, il fait nuit.

   

Notre hôtel « LE MIRADOR »agréable, propre, prix très correct, dont la façade est ornée des fameuses inscriptions, nous accueille avec sympathie. On peut voir que les parcs alentours sont aussi décorés de la même façon. Impossible d'oublier dans quel site nous nous trouvons....

 

MERCREDI 6 AVRIL 2005

NAZCA : survol des Inscriptions

 

8h30 rendez vous avec notre correspondant touristique.

Nous allons à l’aéroport et embarquons dans un petit Cesna 4 places.

Le pilote, un touriste Australien à l’avant, nous deux à l’arrière.

Décollage et survole de la région des hiéroglyphes. En réalité il s’agit d’une zone désertique, plate, limitée par des collines.

Des dizaines de lignes démarrent, larges comme la base d’un triangle et se terminent en pointe, parmi cela les dessins bien connus : ceux du Singe, du Colibri, le Condor, l’Araignée… bien à plat dans la vallée.

le Cosmonaute seul est sculpté sur la base d’un rocher.

 Le pilote vole à une altitude de 500 à 700 mètres, et vire sur chaque dessin une fois à gauche et revient presque toujours pour virer une autre fois sur sa droite ; afin que chaque passager puisse voir les représentations.

 Le vol dure 35 minutes environ. Il faut avoir la chance d’avoir un temps sans brume, sans vent, et sans trop de chaleur pour éviter les trous d’air. Si possible ne pas venir en JUILLET,AOUT ou SEPTEMBRE qui sont les mois de foule, de presse, d’attente.

            La ville de NAZCA n’a aucun intérêt en elle même aussi nous la quittons dés le soir, par un bus à 21 heures pour rejoindre CUSCO.

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VERS CUSCO-MACHU PICCHU (12 heures de bus : 800 km)

            Nous abordons et nous nous enfonçons dans la cordillère des Andes en regrettant que notre parcours se fasse de nuit, nous empêchant d’apprécier le paysage. La route n’est que virages et montées. Le moteur peine, les changements de vitesses fréquents, les virages très raides.

 Heureusement la circulation est rare lors du trajet à flanc de montagnes. Outre la nuit noire, des villages éclairés font des tâches lumineuses de temps à autre.

Au petit matin nous sommes à flancs de pentes raides, très vertes, comme des pâturages coupés de cultures de maïs et des petits champs de céréales.

Les maisons sont basses, petites fermes avec un étroit cercle pour les bêtes.

 Murs de briques ou de terre les toits sont couverts de tuiles romaines par où s’échappe en abondance la fumée du foyer.

Petits torrents, vie champêtre colorée et animée.

  La route descend vers une vallée noyée d’habitations, sur les flancs des montagnes qui l’encerclent : Cusco est au centre de ce cirque.

 

CUSCO – 3360 m altitude

La température est douce, pas de fraîcheur surprenante. La ville est à 3360 mètres d’altitude, nous ressentons une oppression dans notre respiration. Altitude ou voyage, nous avons une impression de tituber et avons un souffle qui devient rapidement court.

Notre hôtel PALACE COLONIAL est sympathique, vaste, une sorte d’ancien couvent, deux patios intérieurs : avec colonnades, arcs et murs de pierres autour desquelles les chambres se distribuent au premier étage.

            La ville de CUSCO est d’une richesse inimaginable en monuments, constructions, édifices. La cathédrale en particulier est exceptionnelle. Par son architecture d’abord ; trois églises en une.

 La richesse de ses peintures, sculptures, décoration. Autel recouvert d’argent (1340 kilos), autres d’or. L’usage du bois de cèdre.

La place d’armes est un ensemble architectural splendide, et bien d’autres que l’on découvre au fur et à mesure de notre marche, au débouché de petites rues pavées.

 Les arcades pour les piétons abondent sous lesquelles les marchands de produits artisanaux dominent.

Tapisseries de couleurs vives, couvertures, vêtements ou la laine de mérinos et d’alpaga abonde.

 

 

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VENDREDI 8 AVRIL 2005

 Après un temps d’acclimatation et de prise de connaissance des lieux, nous sommes intégrés dans un circuit-tour de la ville.

 Deux lieux intérieurs à CUSCO dont la cathédrale et quatre lieux extérieurs.

 Dont la fascinante citadelle Inca de SACSAYHUAMAN qui fut assiégée par les Espagnols, où le frère de PIZARRO fut tué et qui resta invaincue.

Stupéfiante exemple d’organisation d’une place fortifiée Inca, époustouflante architecture et manière de se servir de la roche, de l’assembler, la tailler, la transporter :

Nous remarquons que toutes les fenêtres et les portes sont d’une forme trapézoïdale et que les murs suivent une certaine inclinaison prévue pour résister aux phénomènes sismiques fréquents dans la région.

Un autre lieu, celui là de sacrifice, alliance de la roche brute et taillée avec un passage en zig zag entre des roches ; couloir souterrain qui mène à une pierre de sacrifice sans doute de Lamas. Dont une pierre était recouverte autrefois d’une plaque d’argent et recevait le trait de la pleine lune éclairant ainsi la zone sacrificielle.

 

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SAMEDI 9 AVRIL 2005

MACHU PICCHU : 2600 m altitude

Départ pour la visite de MACHUPICCHU, à environ 200 KM de CUSCO. Il y a plusieurs façons d’accéder à ce site.

            Les plus courageux partent sac à dos et à pied pour suivre le chemin des Incas. CUSCO était une ville important et une place primordiale dans le gouvernement Inca. Cusco voulant dire « le nombril ou le centre du monde »

            D’autre vont en bus. On peut même choisir de faire l’excursion en hélicoptère.

            Nous avons choisi le train à regret mais par sagesse. Train malheureusement essentiellement pour touristes qui parcourt à petite vitesse les 180 kilomètres.

Première heure 20 kms, deuxième heure 35 Kms. Superbe tracé qui suit la vallée longeant la rivière de VINCANOTA passant entre des gorges profondes.

 Dés le départ à cinq heures cinquante cinq du matin, une amusante façon de s’élever en altitude.

Le train-PERURAIL part en marche avant, revient en marche arrière, repart en avant en s’élevant à l’aide d’aiguillage ; ainsi par un tracé en zig zag sur la même pente, lui permettant à la fin de s’extraire du fond de l’entonnoir où est situé CUSCO, son point de départ.

            Irlandais, Américains, Japonais, Français Brésiliens….Le monde entier est assis dans les wagons aux fenêtres, larges permettant de se réjouir du spectacle.

L’arrêt pour MACHUPICCHU est situé à AGUA CALLIENTES.

Un village qui ne vit que du tourisme et qui s’est constitué autour du rail, la station de PERURAIL est enfermée entre des restaurants, des magasins, des hôtels. Les quais sont les trottoirs, la voie est la rue principale.

 Le village est prisonnier dans une gorge dont les parois montent à la verticale, nous dominant de 1000 mètres.

 La rivière, VINCANOTA qui est ici un torrent large et fougueux dévale dans un bruit assourdissant son lit semé de roches contre lesquelles l’eau vient se heurter.

            Partis à 5h55 de la gare de Cusco nous sommes arrivés ici à 10h30. Aussitôt sollicités, pressés par les vendeurs d’artisanat local séduisant.

 Nous laissons nos bagages dans la chambre de l’hôtel et partons à pied vers MACHUPICCHU.

La route longe le torrent et deux kilomètres plus loin nous trouvons le sentier des Incas, 600 mètres de dénivelé depuis 2000 mètres jusqu’à 2600.

Essentiellement des marches de pierres suivant un tracé sinueux au milieu d’une végétation luxuriante, impénétrable et de l’eau qui ruisselle partout. Le chemin des Incas coupé en plusieurs endroits par la route construite pour les cars, zigzague jusqu’au site.

 La pente rude et l’altitude vient à bout de la persévérance de MARIE-ANGE, malgré toutes les feuilles de COCA mâchouillées.

 Nous rencontrons beaucoup de petits groupes de marcheurs, jeunes dans l’ensemble, sac de 20 kilos sur le dos, qui ont suivi à pied, depuis le kilomètre 88 du train, le chemin des Incas.

 Une randonnée de 4 jours que nous n’avons pas le courage de faire. Ils sont exténués, vidés. La dénivellation est rude, partant de 2000 m, ils montent, descendent, remontent en passant par un col final situé à 4200 m et redescendent pour aboutir au MACHUPICCHU à 2600 m.

 Marie-Ange l’après midi et une partie de la nuit n’a pas été bien. Mots de tête, vomissements, fièvre : sans doute le mal de l’altitude.




DIMANCHE 9 AVRIL 2005b

visite de MACHU PICCHU

Marie-Ange se sent mieux et en état de faire la visite. Nous avons pris une des navettes, qui nous met à pied d’œuvre en 30 minutes. Il vaut mieux partir de très bonne heure le matin.

 On évite ainsi la foule, on bénéficie de l’éclairage du soleil levant, on profite d’un temps meilleur car l’après midi peut être pluvieux.

Dés l’entrée, enregistrée par un compteur tourniquet, on est saisi par la beauté du site, son emplacement au milieu de chaînes qui l’encadrent avec des sommets enneigés à plus de 5000 mètres.

Le site peut se diviser en deux parties.

L’une dite agricole constituée par des terrasses rectilignes aux murs de pierres bien construits.

Puis une autre partie constituant le village avec des constructions essentiellement faites de roches taillées, dominée par deux hauteurs consacrées l’une au soleil, et l’autre à la  lune.

Puis parmi les constructions la partie haute mieux construite, bâtiments plus grands, pierres mieux ajustées et mieux polies : dite quartier de la princesse.

 Difficile de décrire cet ensemble phénoménal par quelques phrases. C’est époustouflant et très impressionnant de voir et songer au travail fait par des êtres humains avec des moyens qui n’étaient pas aussi puissants que les nôtres actuellement.

Des blocs de pierres énormes, souvent de plusieurs tonnes, imbriqués les uns dans et sur les autres, sans ciment avec une précision incroyable.

On dit qu’il a fallu au moins 70 ans pour finir cette œuvre monumentale.

Je parle avec prudence car les guides, les livres, les différents archéologues, ont émis chacun des hypothèses tellement opposées.

Cette ville que les uns disent de 200 habitants, les autres vont jusqu’à mille, dans les ruines de laquelle on a trouvé les squelettes de 80% de femmes auraient peut être été une université féminine dont l’enseignement était uniquement oral et artisanal puisque les Incas n’avaient pas d’écriture.

            En sortant  de la visite du MACHU PICCHU, on reste rêveur, on a l’impression de venir d’ailleurs ; remettre les pieds sur terre est dur. J’essaye d’imaginer pendant le voyage de retour cette civilisation peu connue et si avancée.

            Le retour par le train est pénible, la voie est étroite, les wagons brinquebalent, de plus nos voisins : des polonais, n’ont cessé pendant 4 heures30 de parler fort dans une langue rude, sans discontinuer……….

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LUNDI 10 AVRIL 2005

CUSCO vers LAC TITICACA-PUNO (LAC TITICACA-380 KM – 6 h de bus)

Bus confortable à moitié plein, des voyageurs sympathiques : Français, Brésiliens, Colombiens ; un heureux mélange. Trois cent quatre vingt kilomètres à parcourir avec quatre arrêts pour des visites touristiques.

 Eglises aux architectures intéressantes et jolies.

Au premier arrêt stupidités des cars qui se garent l’un contre l’autre, devant les monuments, à les toucher, mais empêchant d’avoir du recul pour apprécier les belles façades.

Le deuxième arrêt  à RACHI est particulièrement intéressant.

 Des ruines Incas grandioses.

Grands murs de terre élevés sur des soubassements gigantesques de blocs de pierres, assemblés avec précision qui enfermait cinq palais, lieu de halte pour les dignitaires. Le tout trapézoïdal.

            La route assez droite, bien goudronnée, s’élève lentement puisque nous sommes partis de 3360 mètres et finissons à 3800 mètres.

Suit une vallée très cultivée : des champs de maïs en majorité et des tâches de verdure faîtes par des cultures de fèves et haricots. La rivière coule avec sinuosité au milieu des champs et élevages de bovins.

            Puis le paysage change avec l’altitude nous roulons maintenant sur l’alti plano.

 Plaine immense, plate qui s’étend à notre droite et à notre gauche à perte de vue, limitée par des montagnes qui paraissent peu élevées par rapport à nous.

 La terre s’est appauvrie, les cultures ont pratiquement disparues, le sol est marécageux. Les élevages de bovins ont été remplacés par des troupeaux de moutons et de lamas.

 Le rail est exactement parallèle à notre route, et à un moment nous roulons côte à côte.

 Un col à 4335 mètres où nous faisons un arrêt.

 Pleine nature, parmi les lamas, rien que de la roche et une température plus fraîche (14°).

Un mur de pierres sur lequel des femmes ont étalé leur production artisanale : bonnets, gants, chaussettes, ponchos, pulls, cache nez. Alpaga, laine, couleurs et vêtements locaux ; sollicitations, pressions, discutions.

 Nous les laissons et reprenons la route qui descend vers le lac navigable le plus haut du monde : TITICACA.

 

                 TITICACA – 3.800 m altitude

A dix sept heures arrivée à PUNO, ville importante située sur le bord du lac TITICACA, capitale du folklore Péruvien.

Nous faisons des aller et retour avec notre bus pour déposer les uns et les autres dans les divers hôtels.

 La ville nous apparaît comme en expansion, en cours de finition, des rez de chaussées finis dont les murs supérieurs attendent une suite, d’où sortent des tiges métalliques pour la surélévation. Un terrain de volley où des locaux jouent habillés en costume national : robes froncées et doublées, nattes dans le dos, chapeau rond en feutre sur la tête pour les femmes, les hommes en jean.

            L’hôtel : GRAN Hotel de PUNO.  Une bonne douche et sortons à la recherche d’un endroit pour dîner. Les rues sont animées, bonne ambiance autour de la place principale.

 

MARDI 11 AVRIL 2005

Lac TITICACA

                                          l'ile UROS

Nous partons pour deux jours en bateau à moteur, avec un groupe sympathique, limité à treize personnes pour une visite de trois îles.

Départ à la perche avec une grosse vedette à moteur dans quarante centimètres d’eau puis ensuite au moteur.

Navigation entre des surfaces de joncs vers l’île flottante d’UROS sur un fond de deux mètres d’eau.

Sol végétal constitué de tiges coupées et empilées à angle droit de joncs, réalimenté une fois par mois, la partie sous marine s’enfonçant et pourrissant. 

   

Cette dernière peut être retournée pour permettre de faire une petite culture sur le compost ainsi formé.

 Des embarcations grandes en joncs et bien liés par de la ficelle ; avec une tête de dragon formant la proue.

La cuisson des aliments se fait sur un four en poterie à deux feux. Les habitations sont faites de joncs tressés comme une sorte de tente fuselée.

Très intéressant d’observer et apprendre comment se passe la vie de ces gens là mais j’ai l’impression que cette façon de vivre est maintenue pour le folklore, pour le touriste qui vient chercher l’idée qu’il s’en fait.

 Déjà on aperçoit des maisons en dur avec toit en tôle de zinc, des antennes de télévision, des panneaux solaires.

 L’île voisine a même une paillote cabine téléphonique. Le but pour ces habitants est de vendre des produits artisanaux aux touristes qui sont partout présents par centaines.      Qu’en sera t il dans dix ans.

            Nous réembarquons pour trois heures de navigation sur des eaux plates avec pourtant par endroits une houle qui fait rouler le bateau. La vitesse de l’embarcation et le peu de vent fait qu’il fait frais sur la plate forme supérieure et, très bon en bas à l’arrière du bateau, dont la température dépasse les 25° la journée, à 4.000 m !

 Bon soleil qui illumine les sommets enneigés à l’horizon sur les hauteurs Boliviennes, à plus de 6000 mètres.

            Nous abordons sur l’île d’AMANTANI qui s’élève jusqu’à 4130 mètres, un petit abri portuaire, où nous attendent les femmes des familles qui nous reçoivent.

Car nous allons dormir chez l’habitant, ce soir-là.

            Nous suivons notre hôtesse, soufflant un peu à cause de la grimpette en altitude.

Son châle noir couvrant sa tête et ses épaules tombe sur une jupe rouge très froncée à la taille, doublée d’une autre couleur.

Nous suivons à la queue leu leu.

 Chaque couple prenant une direction différente par des chemins de chèvres entre des murs de pierres empilées enfermant des parcelles de blé et d’orge, de fèves ou de pommes de terre.

Maisons petites, en pisé sont éparpillées.

 Nous arrivons chez notre hôtesse, une courette minuscule, trois petits bâtiments à un étage qui seraient de la taille d’un rez de chaussée en europe.

Nous sommes au premier, par un escalier extérieur nous accédons à une pièce unique : notre chambre.

 Il faut baisser la tête pour entrer, la pièce rectangulaire est occupée par trois lits d’une personne. Cadre de bois, planches sur le fond, matelas en panneau de joncs à la taille du lit.

 Point d’eau, point d’électricité, une bougie sans allumettes, et un banc de bois pour siège ou table.

 L’heure du déjeuner est bien sonnée et nous prendrons nos repas chez l’habitant.

 Nous rejoignons en bas notre hôtesse dans sa « cuisine ».  L’endroit pourrait être le logement du cochon ; très bas de plafond, un encombrement hétéroclite, nous sommes serrés à trois.

 Marie-Ange assise sur un petit billot de bois, moi sur le pas de la porte, Basilia accroupie près de son feu : une pièce en terre cuite, foyer alimenté au bois, deux trous au dessus où elle pose des plats en céramique pour la cuisson. Riz et pomme de terre au menu qu’elle est entrain d’éplucher avec l’ongle de son pouce d’une main douteuse de propreté, peu importe, les rondelles seront frites.

 Le repas est servi dans la chambre. Soupe pour commencer, riz et pomme de terre ensuite avec une tasse de maté muna, tisane du pays bénéfique pour l’estomac dit on.

Après midi passé à faire l’ascension de l’île jusqu’à son sommet ; trois cents mètres de dénivelé, partis de 3800 m nous aboutissons à 4130 m.

La montée est rude parmi des champs enfermés par des murs de pierres empilées. Nous cheminons en soufflant fortement. Vestiges anciens en trapèze Inca.

La descente est plus facile, nous aboutissons sur la place du village et un représentant de la famille d’accueil vient nous chercher.

 J’avoue que c’est très appréciable car je ne peux me reconnaître dans ce dédale de petits champs, maisons et chemins qui s’entrecroisent. La nuit tombe lorsque nous arrivons à notre gîte. Dîner : à nouveau soupe et riz.

Notre lampe torche que nous avions emportée reste malicieusement introuvable. Impossible dans ce noir profond d’accéder à la cabane en pisé, située en contre bas, qui sert de fosse d’aisance dont la porte est faite d’un sac plastique mal soutenu par deux branches.

 Impossible sans risquer de tomber dans un trou, un fossé, glisser et de se casser un membre ou rester assommé sur le sol sans espérer avoir de l’aide.

 Alors le premier amas de pierres est le bienvenu. Nous plaignons les pauvres qui sont atteints par la « turista », la situation doit être angoissante, et que faire sans une goutte d’eau, car il n'y a pas d'eau à notre disposition.

MERCREDI 12 AVRIL 2005

lac TITICACA (3.800 m altitude)

 ILE TAQUILLE

 Nous embarquons à 8h30 du matin et laissons sur le petit quai nos hôtes en costumes nationaux très colorés, à qui nous faisons de grands gestes d’adieu.

            Direction l’île de TAQUILLE où nous déjeunerons. Cette île est plus habituée à recevoir les touristes. Depuis un petit port, il faut marcher en s’élevant doucement suivant un chemin entretenu, entre des murs de pierres, des petits champs de maïs, orge, blé, fèves et quinoa, cette céréale que les Incas utilisaient déjà en l’ajoutant à la soupe et avec la viande.

 Joli parcours, nous nous élevons tranquillement, la mer à notre gauche. Croisons des habitants hommes femmes et enfants, tous en tenue nationale avec chapeau pour les femmes et bonnet pour les hommes.

            Pour les hommes le bonnet souple qui tombe sur l’oreille et se termine par un pompon. La chose amusante est qu’il y a un code vestimentaire.

 Chez les hommes : le bonnet à dominance blanche indique que le porteur est célibataire, le bonnet multicolore est porté par les hommes employés par la municipalité ou faisant partie de la police, couleurs transmissibles aux enfants de l’intéressé.

 Pour les femmes, langage aussi pour le port d’un petit réticule en laine tissée : porté à gauche je ne suis pas disponible pour vous écouter, ne me parlez pas. A droite : je peux vous écouter.

Déjeuner simple mais bon poisson fin du lac.

 

Descente raide après le repas, série de hautes marches en pierres, nous nous croisons avec une masse de touristes et d’habitants porteurs de colis, d’objets artisanaux.

aboutissons à un petit port où se serrent une quinzaine d’embarcations parmi lesquelles nous cherchons à repérer la nôtre qui va nous ramener à PUNO…

 

 

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JEUDI 13 AVRIL 2005

PUNO vers AREQUIPA (Vallée de la Colca) 350 km -6 heures de bus

PUNO : LE MARCHE

  Balade dans PUNO notre bus ne part que vers 16 H....

Les rues sont encombrées de cyclopousses. Par hasard nous tombons sur un marché municipal rénové il y a six mois, d’une propreté remarquable.

Etales individuels de fruits, légumes et céréales. D’un côté viande ; poissons de l’autre. Parmi une vendeuse de viande de lama- alpaga dont l’écriteau vante les qualités anti cholestérol.

 Au premier étage : merceries, tissus, réparations et ventes de téléviseurs d’occasions, réparations de chapeaux : feutres mis à neuf, tous les feutres sont là de toutes formes ; on ne vend pas, juste on rénove et très bien.

 Tellement propre et bien tenu cet endroit que nous y restons déjeuner, à deux pour un Euro.

 Une soupe énorme et bien fournie en légumes et céréales, un plat de poulet, riz et pommes de terre frites, si abondant que l’on ne peut finir nos assiettes. Une table avec toile cirée, un banc, place pour trois, un rouleau commun de papier w.c. comme serviette. Pour terminer notre repas et l’équilibrer nous passons dans le secteur des jus de fruits.

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            Notre départ pour AREQUIPA est fixé à 15 heures. Après quelques démêlés avec notre agent de voyage nous finissons par trouver un embarquement dans un bus relativement confortable.

            Peu après le départ de PUNO nous traversons la ville de JULIACA, grande, sale, rues défoncées, que l’on dit livrée aux voleurs et à la prostitution.

Commerçants en céréales, menuisiers, ferblantiers, produits de manufacture.

 Les rues sont si étroites et en si mauvais états que du bus on peut saisir les scènes de la rue et voir les étalages surchargés de marchandises empilées, ainsi que les sempiternels cybercafés.

 La ville est envahie par 4000 cyclos pousse baptisée taxis écologiques par notre guide.

La route est mauvaise et défoncée. Pauvres de nous et pauvre bus au châssis torturé par les nids de poules devenus énormes.

            La nuit est tombée, on ne peut que sentir les virages, les changements de vitesse du chauffeur, sensation que l’on monte. Cinq heures de route pour arriver à AREQUIPA.

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VENDREDI 15 AVRIL 2005

AREQUIPA vers CHIVAI (vallée de la COLCA)- 150 Km - 4 heures de bus

Notre guide est à l’heure pile, à 8 H. Nous sommes les premiers, ce qui nous permet de prendre deux belles places devant. Notre bus fait le tour de la ville pour récolter dans six hôtels différents les participants de ce tour. Ecossais, Américains, Allemands, deux Canadiennes Françaises et Stanislas jeune français sympathique, élève à H.E.C. en voyage touristique après avoir fait un stage rémunérateur.

L’ambiance est bonne. Départ par les faubourgs sur la route de PUNO au début. Un arrêt pour faire provisions d’eau, de chocolat, et feuilles de cola sur les conseils de notre guide.

La route monte, descend, tourne, passe dans un décor de pierres, de roches, de collines, dans un désert sans eau sans verdure. Le deuxième tiers est un parcours sur une route à moitié en terre, dans une poussière soulevée par les véhicules précédents.

 Au loin les sommets enneigés de plusieurs volcans.

Un point culminant à 4900 mètres nous permet une halte dans un désert rocailleux.

Des voyageurs précédents ont dressé chacun des cairns, empilement de grosses pierres à la base pour se terminer en plus petites ; champ de monuments curieux et immenses.

La route tout en lacets redescend jusqu’à 3300 mètres sur le petit bourg de CHIVAI où nous sommes répartis dans 4 hôtels différents avant d’être récupérés pour aller déjeuner ensemble. Restaurant simple mais agréable, cuisine faite avec goût, très bons steaks de Lama..

            Cet après midi, promenade guidée par un sentier s’élevant lentement au-dessus de cultures en terrasses jusqu’à un point de vue sur le début des gorges de la COLCA

Retour par un sentier de chèvres, derrière un troupeau de moutons et vaches mené par son propriétaire : sac au dos et fagot de bois pour le feu.

 Dans ces lieux déserts, nous pouvons observer de loin des groupes de vigognes.

            Dîner dans un autre restaurant avec un excellent groupe de musiciens folkloriques Péruviens.

 Très enthousiastes, communicatifs accompagnés de danses amusantes.

 

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SAMEDI 16 AVRIL 2005

AREQUIPA- CHIVAI vers VALLEE DE LA COLCA et des condors

  6 heures pile le bus est là, nous embarquons pour longer la vallée de la Colca.

Tranchée au fond d’une gorge qui ira jusqu’à 1300 mètres de dénivellation avec notre niveau, nous sommes à 3300 mètres, dominés de part et d’autre par des volcans enneigés qui culminent à plus de 6000 mètres.

 La vallée où nous roulons est verte, une multitude de champs bien irrigués par l’eau qui coule des hauteurs. Cultures en terrasses faites par les Incas qui diminuent maintenant en superficie par suite d’effondrements des murs de soutènement dus aux tremblements de terre et de l’érosion.

Anes, vaches, moutons, conduits par un adulte ou par des enfants. De temps en temps un cavalier. La route monte en sinuant suivant le terrain. Nous traversons quelques villages avec toujours une église dont le volume, l’architecture, et la décoration tranche avec la pauvreté des habitations environnantes.

 Devant l’une d’elle : une mère et sa fille en costume local donne le biberon à deux bébés lamas dont un alpaga, pour se faire photographier moyennant monnaie.

A côté un homme a du succès avec son condor apprivoisé qu’il met sur le bras des touristes et ensuite le fait monter sur leur tête après leurs avoir mis son propre chapeau de cuir.

Finalement nous arrivons à un endroit marqué « la Cruz del. Condor » ; halte de tous les cars, invasion de touristes.

 Nous sommes à l’endroit où le canyon est le plus profond, les parois les plus verticales donc plus sauvages.

 Le point donc où l’on a le plus de chance d’observer le vol des Condors dont il reste 35 individus recensés. Charognards exclusivement, un poids de 20 kilos pour un adulte, 3 mètres d’envergure, planeurs remarquables, sans cesse à la recherche d’un animal mort pour se nourrir.

 Un petit tous les deux ans. Son seul prédateur l’homme qui les élimine convaincu que le Condor tue leur bête pour se nourrir.

 L’endroit depuis six mois est parfaitement aménagé, a nécessité de gros travaux. Finalement une cohorte humaine se répand suivant le courage de chacun de faire un ou deux kilomètres pour aller de balcon d’observation en balcon.

 Tout le monde attend l’apparition. L’oiseau glisse dans le courant d’air au dessous de la gorge suivant son dessin, monte, vire, plane majestueusement sans un battement d’ailes, impressionnant. Pas facile de les saisir au téléobjectif.

            Après une heure de halte, nous repartons pour observer d’un peu plus loin du dernier balcon. et regagnons notre moyen de locomotion pour retourner à CHIVAI.

Nous commençons la descente. Un autre moment d’arrêt à mi parcours pour observer en contre bas dans un village un marché aux chevaux.

 Dans un enclos sont réunis les bêtes, les villageois à l’abri d’un mur bas attendent de faire une offre.

Ce sont des chevaux à moitié sauvages, laissés en liberté dans les montagnes pendant des mois et rassemblés deux fois par an pour la vente.

L’un d’eux, au bout d’une longe, est difficile à maîtriser, bonds, ruades, courses se succèdent.

Son propriétaire a du mal à le maîtriser, véritable rodéo qui ravit la population.

Nous retrouvons CHIVAI. Arrêt pour déjeuner dans un restaurant où il y a foule. Nous nous trouvons avec 24 collégiens filles et garçons de PAIMPOL et leurs professeurs, en voyage au Pérou. Un échange avec des familles d’Arequipa.

La lecture du menu me laisse dubitatif, la version en français est curieuse, j’ai noté par amusement la définition d’un plat dont je n’ai jamais su ce que c’était : «Le poivre du piment pas matière de remplissage très épicée avec la viande et servi avec une portion du gâteau de pommes de terre et fromage ». Tentant mais je n’ai pas choisi. Dans le doute….

Le retour en bus pour Arequipa est long, les virages, la montagne, la fatigue. La route en terre très mauvaise sur la moitié du parcours est pénible, l’air est envahi par la poussière soulevée par les véhicules qui nous précédent et que notre chauffeur s’obstine à vouloir doubler.

Parcours à travers la ville pour déposer les uns et les autres à leur hôtel, un au revoir définitif à chaque fois.

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DIMANCHE 17 AVRIL 2005

AREQUIPA vers LIMA – 1100KM – 20 Heures de bus

Nous embarquons par bus ce soir à 19 heures pour LIMA. Journée à découvrir une partie de la ville, le volcan MISTI enneigé domine la cité à plus de 6000 mètres.

 Hier soir nous venions d’arriver dans notre chambre à 17h40, nous avons ressenti un tremblement de terre, l’immeuble a vibré, le lustre a bougé…..

Nous dirigeons nos pas vers la "place d’armes" en descendant la rue de notre hôtel. Un monde fou sur la place et sous les allées à colonnes qui l’entoure.

 Police en grand nombre, détachements de plusieurs armes. Défilé monstre de civils derrière des bannières portant leurs réclamations. Certains défilent avec des masques à gaz pour protester contre les méfaits du soufre à leur travail. Tout cela entrecoupé par la musique d’orchestres militaires avec force cuivres. 

Cela se passe chaque dimanche, manifestation pacifique mais revendicatrice, encadrée astucieusement sous forme de défilé militaire. Tout le monde semble satisfait de ces démonstrations qui sont suivis par des distributions de tracts et auto collants de protestations.

  La cathédrale était en face. Edifice énorme construit au 16e siècle, détruite par le feu en 1848, reconstruite et à nouveau détruite par un tremblement de terre vingt après puis reconstruite encore. Impressionnante d’architecture, élancements et grilles.

Nous avons un peu de mal à trouver le musée municipal qui est malheureusement fermé le dimanche mais envahit par des marchands d’artisanat.

18 heures, il est temps de se rendre à la gare routière de la société CIAL. Car pullman à deux étages, accueil comme à bord d’un avion : pilote, copilote, hôtesse en uniforme à trois galons, petite bonne femme qui m’arrive à la ceinture, que les autres appellent « baby ». Siéges inclinables de 100° Dîner servi durant le trajet succulent : riz et poulet à l’orange. Couverture légère pour chaque siège. Deux films.

Nuit noire, on ne peut rien voir à l’extérieur. Entendons juste, le changement des vitesses, souple, et la progression régulière, sans à coups, sans brutalité. 15 heures de route avant LIMA.

Alerté par mail, par notre ami Bertrand, "il se passe des choses préoccupantes en EQUATEUR", ne pouvant ouvrir sa pièce jointe, nous nous renseignons : Il s’agit d’une révolution qui se manifeste violemment à QUITO et GUAYAQUIL, la population vient de chasser son président qui s’est réfugié à l’ambassade du Brésil.

Il est temps de rejoindre SAIL ROVER, d’essayer de le récupérer, de sauver notre coquille.

 

 LUNDI 18 AVRIL 2005

LIMA vers GUAYAQUIL-EQUATEUR (retour)- 1500 km – 26 heures bus

Arrivée en fin de matinée notre préoccupation est de trouver un autre transporteur et deux places pour GUAYAQUIL en Equateur. La société CIAL ne dessert pas l’étranger.

Nous partons vers le terminal d’ORMENO qui nous délivre deux billets pour demain après midi. Départ fixé à 15 heures. Les employés du guichet nous disent que pour le moment pas de problèmes à la frontière.     Nous verrons demain....

            Les grosses compagnies de bus ont chacune leur propre terminal. Nous sommes assis dans cette gare routière, nos bagages à nos pieds ; attendant un appel, guettant les bus qui viennent se mettre en place au quai de départ. L’heure passe, l’heure est passée, toujours rien.

 On s’inquiète, on se renseigne : le bus semble être prêt mais l’un des chauffeurs réclame une augmentation, on discute donc.

Un car arrive du CHILI avec sur son pare brise un gros barbouillage « MUERTE a TOLEDO » : mort à TOLEDO, le président actuel du PEROU. C’est stupéfiant, comment peut on laisser circuler un véhicule de voyageurs à travers le pays avec une telle provocation.

A 17 heures, avec 2 h de retard notre car prend la route.

Tout marche de travers : les repas sont servis décalés ; le dîner à 22 heures ; tandis qu'on nous sature de films, on en aura vu 6 à la file et en espagnol !!!!

 Le lendemain 24 heures après, le bus roule toujours. Un pain fourré de verdure pour le petit déjeuner et plus rien jusqu’à notre arrivée à 22 heures.

            Le passage de la frontière après les formalités est assez éprouvant. Un pont étroit envahit par des marchands ambulants qui ont planté là leurs parasols. Des camions, des cars, des voitures, des charretons sont bloqués face à nous, serrée, en travers.

 Notre énorme bus à étage se glisse, s’enfonce jusqu’à verrouiller complètement la voie.

Les marchands s’écartent comme ils peuvent, reculent un peu, tirent, les parasols tournent sur eux mêmes au passage des carrosseries.

 Tout s’arrête, nous sommes face à face.

   Notre deuxième chauffeur et notre hôtesse se battent dehors afin d’arriver à faire serrer l’un, reculer l’autre, centimètre par centimètre nous gagnons du terrain, bousculant un éventaire, continuant, poussant. Le virage à angle droit à la sortie du pont est difficile à prendre.

 Nous continuons notre route, maintenant rectiligne et bonne, la nuit est tombée, nous espérons toujours un plateau dîner n’ayant rien mangé depuis ce matin.

            Nous devions arriver à 15 heures, il sera 22 heures lorsque nous arriverons à notre terminal. Il pleut beaucoup en EQUATEUR à GUAYAQUIL.

            Il faut faire une marche à pied d’un quart d’heure pour passer de la station de cette compagnie au terminal général des bus pour rejoindre SALINAS, autrement dit notre MARINA. Pas de taxi, des flaques géantes sur la chaussée.

Nous sommes assis sous l’écran de la télévision de notre bus, qui diffuse encore un film de massacre au pistolet, que de violence dans tous ces films. Le son est au maximum pour que ceux du fond entendent, pour nous c’est la torture des oreilles.

Nous partons dans un embouteillage monstre. La pluie ne cesse de tomber. De nombreux véhicules sont immobilisés avec de l’eau jusqu’aux portières.

Le film est interrompu pour diffuser des nouvelles de dernière heure. En direct de QUITO, le président de la République s’est réfugié au Brésil et nous apprenons que la pluie a causé des inondations plus importantes que du temps de EL NINO, des quartiers inondés, des gens sans abri, une catastrophe.

Notre chauffeur a réussi à s’évader du flot, maintenant il file comme un fou, rageur au volant ; il veut rattraper le temps passé.

Minuit, le voyage est fini, nous sommes arrivés à SALINAS et avons retrouvé SAIL ROVER à PUERTO LUCIA, en très bon état, patient, il nous attendait.

32 heures de voyage depuis LIMA.             Dormir, Dormir, Dormir.

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LES FRAIS : estimation

               VOYAGE : REPUBLIQUE D'EQUATEUR - PEROU                

du 1er AVRIL 2005 au 18 AVRIL 2005.

Nous avons préféré ne pas prendre l'avion et nous offrir les avantages d'un tour organisé avec plusieurs étapes, quoique l'agence gardant une marge de 20%, nous aurions pû l'éviter en partant à l'aventure avec un bon guide-livre genre Routard ou Lonely planet.

Mais qu'il est bon,quelques fois, d'être attendus et pilotés. Nous sommes partis pour 21 jours dont 13 jours organisés.

4 vouchers-Transfert en Car-couchette compris pour 13 jours, pour 2 Personnes :

- NAZCA 

-  1 nuit+survol des inscriptions 
- CUSCO (MACHU PICCHU) -   4 nuits+6 excursions
- PUNO (LAC TITICACA)  -   3 nuits+2 excursions
- AREQUIPA (VALLEE DE LA COLCA) –   3 nuits+2 excursions 
 

1.330 US $

Il faut rajouter pour 2 :

 

- bus GUAYAQUIL-LIMA : aller-retour (3.000km)

220 US $

- bus AREQUIPA-LIMA (1.000 km) 

30 US $

- repas non compris. On trouve partout des déjeuners pour 5$ et moins.

                                                 

 

vers les  GALAPAGOS

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