ARGENTINE  

 

Buenos-Aires  :  Rio de la Plata

 

 

 

 

 

Buenos-aire : marina            le port                             nuage                      Sail rover             

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                                                                       MARDI 29 OCTOBRE 2002                                  

 Estuaire de la Plata, semis de chenaux balisés par des centaines de bouées rouges et vertes  parcourus par des dizaines de cargos, nous, voiliers coupons souvent au plus court.

 Il n’est pas rare qu'à 50 milles des côtes nous naviguons sur des fonds de 5 mètres et quelques fois moins. Quatre à cinq voiles font route avec nous, peut être une régate : de PUNTA DEL ESTE à BUENOS AIRES.

Nous les retrouverons le lendemain devant et derrière nous, sous spi, alors que nous naviguons presque aussi vite avec trois ris dans la grande voile et génois à moitié enroulé. La mer est légèrement houleuse, le vent assez fort Nord Est. Nous avançons à plus de 7 nœuds sur des eaux couleurs café crème, sans animaux, sans oiseaux ; que le vent, sous un ciel bas couvert, énorme béret noir.

Marina pas facile à trouver                        

10 heures le lendemain nous sommes à l’entrée du port de la capitale de l’Argentine.

Dès les digues de protection passées nous apercevons une activité intense de petits voiliers qui entrent et sortent comme des abeilles d’une ruche et dont la porte nous semble bien étroite. Nous y pénétrons, et posons l’ancre dans un petit bassin bordé de gazon, endroit qui nous parait bien agréable.

Un monsieur en vedette nous prévient que  ce n’est pas le bon  mouillage,  c’est plus loin à gauche.

 Plus loin on ne distingue rien qu’un autre bassin fermé où à quai sont deux ferries, énormes catamarans rapides qui font la route que nous venons de faire, en 20 heures, en 2 heures 30.

Nous tournons en rond en évitant de dériver sous les rafales de vent, un homme s’agite loin sur un quai essayant de nous faire comprendre qu’il faut aller à gauche.

Nous ne voyons rien à gauche qu’un bras d’eau étroit et sale entre des murs de grosses pierres en état de délabrement avancé avec des restes de grosses poutres comme des portes d’écluses. Un pont métallique bas sur l’eau ferme le passage sur lequel passe un flot ininterrompu de véhicules. L'entrée est là.

Nous nous amarrons comme nous pouvons sur un gros câble métallique qui lâche dés le premier effort sur nos taquets, ensuite sur de gros pneus, et sur une échelle très branlante.

Marie-Ange part à l’aventure en se hissant à l’aide des pneus jusque sur une berge couverte d’herbes folles.

Après une attente, le pont pivote libérant une passe par laquelle Marie-Ange revient avec un canot par un jeune préposé du Yacht Club PUERTO MADERO.

Nous découvrons, abritée, une marina moderne, très bien équipée, service très souriant, accueillant, et offrant 5 jours de courtoisie.

 Fatigués par une nuit sans sommeil, nous déjeunons à notre bord et partons aussitôt remplir les formalités d’entrée.

Marathon dans de vastes zones avec des renseignements imprécis et vagues dans une langue que nous comprenons mal.

Bureaux fermés parce que nous sommes dimanche, aucun change ou Banque ouverts,  billetterie n’acceptant pas nos cartes de crédit Visa. Errance, à pied donc, par d’énormes avenues désertes au milieu de Ministères fermés pour trouver enfin les bureaux adéquates à des endroits totalement opposés.

Deux heures après, parcours terminé, esprit tranquille, jambes molles, nous nous jetons sur nos couchettes, dormir….dormir…..dormir

Marina PUERTO MADERO :         LAT. 34°36'021 S.     LONG. 058°21'859 W.

 

JEUDI 31 OCTOBRE 2002

BUENOS-AIRES : visite

Nous sommes en plein cœur du centre de la ville, dans un bassin bien fermé de tous côtés, cernés par de grands immeubles ultra modernes aux façades de verre de différentes teintes, dominés par une promenade bordée par des restaurants chics implantés dans des vieux docks très bien rénovés.

La capitale de l’Argentine est une ville immense de douze millions d’habitants, pullulant de monde, d’autobus, de voitures.

 Il y a un métro que nous avons emprunté, nous avons l’impression d’être à Paris aux heures de plus grandes pointes.

Beaucoup d’espaces verts, de pelouses bien tondues, de parcs. Les rues sont bordées de grands platanes ou de jacarandas, véritable splendeur car en pleine floraison mettant de superbes tâches de couleurs mauves sur des fonds de verdure.

Les personnes dans les rues sont très attentives à nous, toujours prêtes à nous aider, nous renseigner, souvent parlant Français mais plus facilement Anglais.

La  recherche de notre « calefactor »,utile pour le Sud, nous mène jusqu’à chez un antiquaire sympathique exposant toutes sortes de choses, meubles et curiosités intéressantes dont un poêle spécial bateau.

Mignon comme tout, il doit dater du début du siècle dernier, un vrai bijou, fonctionnant au charbon de bois,  de marque « Salamandre », fabriqué en Argentine.

La musique est très présente en Argentine : à la radio nous écoutons une chaîne « Radio Tango, las mejores del mondo » qui diffuse toute la journée des Tangos.

 Dans les rues, dans le métro, dans les taxis ; zone piétonne des personnes jouent, des airs de Tangos, au violon ou très souvent sur des harpes transportables.

Nous visitons autour de la capitale, en particulier sur les rives du Rio Paranas de las Palmas, Rio San Antonio et Rio Lujan un certain nombre de Clubs Nautiques qui existent là par dizaines, beaucoup de bateaux à moteur, beaucoup de voiliers.

 Notre Ami  Javier, l’antiquaire, nous fait visiter rapidement son club dont il est très fier à juste titre. Celui ci occupe toute une île de plusieurs hectares : bâtiment bureaux grand comme un paquebot dont il a la forme, des dizaines de courts de tennis, un golf avec 18 trous magnifiquement entretenu, 4  restaurants.

Ateliers pour toutes réparations concernant les bateaux y compris atelier de chaudronnerie, résine, voilerie et autres, quinze cents bateaux s’y abritent, école de voile pour petits et grands. 

   L’installation de notre poêle est terminé depuis hier soir, joli tuyau tout en inox avec une belle petite cheminée donnant sur le  pont, diamètre 4,8 cm, elle a l’air de très bien tirer, nous pourrons l’inaugurer dans deux jours, car d’après la Météorologie un front froid arrive.  

vers MAR DEL PLATA