COLOMBIE

 

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Orchidée colombienne        Santa Marta                 Couvent  : LA POPA            CARTAGENA

(cliquez gauche)

PORT DE CARTAGENA

CARTAGENA-CARACAS en bus

CARACAS à MERIDA (Vénézuéla)

MERIDA à CARTAGENA

 

CURACAO vers CARTHAGENE : 500 MILLES

départ

LUNDI 1 NOVEMBRE 2004

 Le temps s’est amélioré, il ne pleut pas, le départ est décidé. 8 heures, ancre relevée nous rejoignons au moteur la sortie par la sympathique petite passe qui est un étranglement de la terre, il faut viser entre le haut fond de sable à bâbord et les cailloux à tribord.

Le vent est là, aussitôt nous déroulons le génois et filons le long de la côte sud de Curaçao vers l’ouest.

 La journée sera musclée, le vent a forci, la mer s’est formée, nous filons un bon train, la moyenne sur 24 heures sera d’ailleurs de 6 nœuds par heure. Nous naviguons toujours groupés avec d'autres amis-bateaux.

La nuit est tombée mais l’éclairage est fort car nous arrivons à la pointe Est de l ‘île d’Aruba qui n’est que lumières tout le long de la côte.

Des cargos et pétroliers de tous cotés. Une activité de raffinage pour le brut Vénézuelien, et surtout de casino pour le jeu.

 Une sorte de gros 3 mâts mi-voilier mi-paquebot surgit sur nous par notre travers. Marie-Ange, par VHF lui signale notre présence « au cas ou ». Réponse en anglais « je vous vois ».

            La côte de l’île nous abritait des vents Est Nord Est, maintenant nous retrouvons une mer très formée, des creux de 3 mètres. Nous sommes malmenés, barattés, poussés dans tous les sens. Le régulateur d’allure barre vaillamment mais la pale aérienne joue souvent au métronome.

 La nuit, la journée et la nuit suivante seront identiques ; une allure musclée, bonne vitesse. 140 milles chaque 24 heures toujours régulièrement. La mer agitée, nous descendons et remontons des montagnes d’eau à chaque instant.

 MERCREDI 03 NOVEMBRE 2004

Calvacade dans le vent

 A la fin de la nuit nous avions perdu de vue le voilier Symi2.  Par radio, à 8 heures, comme convenu nous avons pu nous entendre. Ils sont 9 milles derrière. Nous gardons nos 3 ris et réduisons encore notre surface de génois, afin de leur permettre de revenir à notre hauteur. Mais Sail Rover bridé de plus en plus à plat sur l’eau, ne ralentit pas.

4 journées et 3 nuits de navigation musclée. Des creux de 3 à 4 mètres, vent de 20-25 nœuds. Nous avançons vite et faisons chaque 24 heures plus de 140 milles. A l’intérieur du bateau, c’est très chaotique, une belle pagaïe.

Nous ne faisons pas de rase cailloux, par prudence, nous nous tenons à 70 milles de la côte Colombienne, région côtière de Magdalena, sur les conseils des autres. Loin, car la Sierra Nevada de SANTA MARTA domine à plus de 5.000 mètres de hauteur, créant parfois des vents très violents qui descendent de la montagne sur la mer.

 Pour éviter cette furie possible nous avons décidé de nous tenir loin de la côte jusqu’au large de la pointe Salamanca où nous sommes bien obligés d’obliquer presque plein Sud pour atteindre CARTAGENA. Dés ce virage, plus de vent, du Sud contre nous, léger de 5 nœuds nous oblige à solliciter le moteur. 

 Nous apercevons la ville de CARTAGENA au loin, coiffée par une masse noire énorme de nuages, en forme de rouleaux superposés qui ne nous laissent pas augurer de bonnes heures à venir.

Des éclairs double et triple sillonnent l’atmosphère continuellement. Durant un moment nous abattons de 10°, espérant contourner ce front très menaçant puis reprenons notre cap, voyant le ciel qui commence à se déchirer, une vallée de nuages s’ouvre devant nous. Cartagena nous apparaît peu à peu.

A notre bâbord Punta Castillo Grande presqu’île bâtie de gratte ciel, la ville nouvelle. A tribord l’Isla de TIERRA BOMBA, semée comme d’une forêt lumineuse.

Dans la nuit, nous cherchons la bouée lumineuse rouge du mur de pierres de BOCA GRANDE, signalant la présence de la barrière sous marine construite sur un mille de long joignant les deux points précédents, passage ouvert depuis peu de temps.

position de la bouée rouge :    LAT. 10° 23 44 N. LONG 075° 34 24 W

 

Accueil colombien sous les mitraillettes

Construit autrefois pour mieux défendre la ville et mieux contrôler le passage des bateaux, certains disent qu’il y a 1 mètre d’eau, d’autre 2.

Nous nous présentons à deux bateaux, dériveurs intégraux, nous allons jouer de nos dérives en les relevant.

Peu de vent et de houle à 21 heures.

 Le point rouge lumineux grossit, nous avançons à tour d’hélice, passons devant la bouée à la raser, nos amis derrière nous par V.H.F nous signalent que la hauteur d’eau au dessus du mur, à cet endroit, est de 5 mètres, en fait.

La nuit est noire, notre vitesse pratiquement nulle, nous sommes tout à coup assaillis par des projecteurs aveuglants montés sur des barques rapides qui tournent autour de nous, nous intimant l’ordre de stopper.

 Se rapprochant nous comprenons que ce doit être des gardes côtes, les hommes sont nombreux et armés de mitraillettes. Nous ne comprenons pas ce qu’ils veulent nous dire, ils ne comprennent pas ce que nous leurs exprimons. Je crois saisir qu’il est interdit de passer par là.

Nous insistons pour continuer, demandant de nous conduire à notre point de chute choisi : le Club Nautico Marina .

Après conciliabules par VHF avec leur commandement, notre demande est acceptée. Ils nous conduiront aimablement jusqu’au bout devant le club où nous mettons l’ancre devant pour la nuit.

 A 23 h nous sommes à l’abri prêt à dormir. Sinon, c’est 3 à 4 h de trajet en plus, par la passe de BOCCA CHICA.

Formalités rapidement expédiées grâce à l'agent (obligatoire, mais sympathique) attaché à la Marina qui vient chercher à notre bord, dès le lendemain, passeports et papiers du bateau pour la modique somme de ......45 dollars.

 

 

 

 

 

 

mouillage CLUB NAUTICO : 10°24 705 N 075°32 397W

L’histoire en fait est que cette bouée indique la position du mur sous marin mais, ce passage est absolument interdit afin de permettre aux autorités de mieux contrôler les entrées et sorties maritimes de la ville, nous l’ignorions totalement.

Nous avons beaucoup de chance car 15 jours plus tôt, des notables qui partaient à la pêche au gros, sont passés par là, à pleine vitesse, sans s’arrêter lors des appels de projecteurs et des sommations. Les gardes côtes ont du, suivant les instructions, tirer. Deux hommes ont été tués.

 

DIMANCHE 21 NOVEMBRE 2004 

CARTAGENA  : description de la ville

                                                                                  

La ville s’étale sur des méandres de terres plates émergeant de bras d’eau et de lagunes qui la cernent

Une presqu’île plate, de sable, en bordure de mer, a été envahie par les constructions neuves  de 15 étages qui ont poussé comme des cactus, partie résidentielle de la BOCA GRANDE.

Une entrée étroite, depuis la mer, « BOCA CHICA » semée de forts et de places fortes qui défendaient l’accès de la vieille ville depuis le XVIIe siècle.                                                                                      

            Le deuxième accès « BOCA GRANDE » plus vaste et moins contrôlable avait été fermé à l’époque, en construisant une barrière sous marine sur un mille, avec des roches et des masses taillées dans le corail, qui affleurait à un mètre sous l’eau.

    Le vieux CARTAGENA clos par des remparts est absolument magnifique.

Des rues pavées, bordées de palais, d’églises et de maisons particulières avec de grands balcons de bois surplombant les façades ; un étage, quelques fois deux.

Les fenêtres fermées par des barreaux verticaux fait de bois tourné, portes lourdes protégeant de mystérieux arrières où l’on aperçoit, par hasard, lors d’une ouverture un patio ombragé, rempli de plantes, et sans doute plein de fraîcheur.

 Une cathédrale monumentale mais à l’architecture sobre, l’intérieur dallé dont les allées sont couvertes de pierres tombales.

Des boutiques tout au long des rez de chaussée. Le quartier des bijoutiers, des marchands de tissus, de chaussures, des cordonniers.

Des charrettes ambulantes qui vendent des fruits, des beignets, des bonbons, des babioles en plastique, des marchands de C.D. de musique dont les copies à bon marché inondent les rues.

 Des galeries marchandes s’infiltrent, débouchant sur de petites places arborées envahies par des inactifs allongés, assis ou debout.

Des musées dont celui de la marine situé dans un ancien couvent de jésuites. 2 bâtiments tout en longueur aux dimensions impressionnantes qui se rejoignent en pointe, enserrant un jardin en patio.

Une pluie torrentielle nous  surprend. Evacuation insuffisante, aussitôt les inondations dans les rues deviennent inquiétantes.

Bas de pantalon  relevés, l’eau au mollet nous  marchons parmi la foule et dans le courant de ces eaux  refoulées à la mer tout proche.

            De vieilles arènes tout en bois, témoins d’une époque, s’effondrent doucement sans que pour le moment l’on arrête sa dégradation.

La nuit, la ville retrouve le calme, les rues sont vides, les boutiques aveuglées par de gros vantaux. Juste les lumières, en étages, aux fenêtres ouvertes pour apporter un peu de fraîcheur.

Nous profitons de cet apaisement pour visiter la ville,  la nuit en calèche.

Les pas du cheval résonne sur le sol et la voix théâtrale et monotone du cocher  égrène au passage le nom des places, des monuments, des remparts.

 « Place de la douane » « Place des coches » « la Cathédrale » « Place Bolivar »

 

visite du couvent LA POPA

Pour mieux comprendre la géographie des lieux, la visite de la POPA est à ne pas manquer.

La POPA est un couvent et, en même temps une ancienne place forte qui domine à 200 mètres.

Ce couvent construit au XVIIe siècle, surplombe la ville,  rénové en 1961 permet de mieux découvrir d’en haut, les plaques de terre construites, cernées par des bras immenses d’eau.

Un ensemble de marécages  fait comprendre pourquoi tous les bas quartiers pauvres au pied de la POPA ont été submergés dernièrement par les chutes exceptionnelles de pluie.

Le désastre fut tel que les fêtes tant attendues ce jour : Défilé de Carnaval, fête de la mer, fête du 11 Novembre qui est celle de l’indépendance de CARTAGENA, et l’élection de la reine ont été supprimés, à notre grand désarroi.

 La POPA est une construction sévère.  Rectangle haut d’un étage, presque aveugle sur l’extérieur pour la partie basse, enfermant un patio dominé par une galerie, un puits central, une église dont la façade derrière l’autel est décorée d’or du sol au plafond.

Une terrasse n'est accessible que par l’intérieur. Elle est construite sur l’à pic où le regard plonge au loin sur les étendues d’eau, de terres et au delà sur la mer.

 Des pans de terre ont été arrachés par les dernières pluies, les effondrements ont ajouté à l’eau, la boue.

Un solide parapet doublé d’une structure d’une grille métallique construite au-dessus du vide bardée de pics et de barbelés pour en mieux interdire l’accès, donne une impression plus terrible encore de l’abîme surplombé.

Je rêve devant ce panorama et ce vide stupéfiants lorsque je vois quelque chose qui bouge à la limite extrême de la grille, une main s’agrippe, une deuxième s’accroche, une tête et une partie d’un tronc se dresse en équilibre instable.

Une main pour s’assurer, l’autre approche lentement vers moi avec des gestes prudents d’équilibriste, une longue perche de bois au bout de laquelle est enfilé par le col une moitié de bouteille plastique transparente.

            Impossible de faire autrement que de lui déposer délicatement, bien au fond, la monnaie de ma poche, en essayant de ne pas trop faire attendre le pauvre acrobate pour récompenser sa bravoure, son numéro dangereux, son ingéniosité pour parer à son dénuement.

            Faut il l’encourager à persister ou vaut il mieux ne pas l’aider à continuer de risquer ainsi sa vie, en lui refusant une obole ?  

 

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CARTAGENA (Colombie)-CARACAS(Vénézuéla)

26 NOVEMBRE 2004

 DEPART  POUR LA DECOUVERTE DU PAYS EN BUS-CAMA

trajet : cartagena- baranquilla-santa marta-maracaibo-caracas…………..et paris

 caracas-mérida-cucuta-cartagena

CARTAGENA vers CARACAS (1000 km) par la route

Bateau fermé, rangé, électricité coupée. Nous sommes prêts. Il est 6.30 h nous roulons notre valise et portons nos sacs jusqu’à la grille de l’entrée du Club nautico marina. Pedro est là, exactement dans le même temps, venu avec sa voiture pour nous conduire jusqu’au terminal des bus qui se trouve assez loin à l’extérieur de CARTAGENA.

 Nous partons pour le VENEZUELA : 1000 kilomètres en 20 heures afin de prendre l’avion pour la France et y passer les fêtes en famille. La circulation est encore fluide, nous arrivons largement avant l’heure de départ du bus pullman à destination de CARACAS, dont le tarif dérisoire est de 50 euros par personne et quel confort…

            Démarrage à 7h45, nous avions retenu nos places au premier rang, au-dessus du chauffeur derrière la bulle du pare brise désirant avoir une vue panoramique sur la route.

Des rideaux épais sont tirés nous cachant la vue, nous écartons tout. Révolution parmi l’équipage : il faut laisser fermé pour je ne sais quelle raison, j’ai cru comprendre que cela gênait la conduite du chauffeur.

            L’hôtesse est là et nous propose immédiatement deux autres places avec vitres latérales. Les rideaux intérieurs sont tous fermés et curieusement les passagers les auront laissés ainsi durant les 20 heures du voyage sans jamais s’intéresser au paysage. Les nôtres sont restés ouverts de jour et de nuit.

            Le long de notre route le trajet est d’abord littoral jusqu’à la baie de MARACAIBO.

            Au début terrain très verdoyant, petits ranchs d’élevage côte à côte sur des terres pour moitié inondées, des pâtures mêlées de grands arbres et semées de taillis ; élevage de bovins essentiellement.

Un peu plus tard le terrain vallonne entre des bosses, la route plus sinueuse traverse des villages pauvres et populeux. Des hommes circulent sur de petites mules bâtées.

La traversée d’un village se fait au pas derrière un long cortége de premiers communiants.

Les filles en longues robes blanches, les garçons en costume de même couleur. Ce luxe vestimentaire doit représenter un effort coûteux pour ces gens qui ont l’air démuni et cela semble une coutume bien exigeante forçant à des privations.

            A l’approche de midi la route commence à monter et zigzaguer, le paysage est plus abrupte, les abords sont semés de gros rochers arrondis, sortes de gros galets. Des cascades coulent un peu partout.

Juste au bord de la route une fillette est assise, toute habillée, sur un rocher plat, sous une chute d’eau qu’elle reçoit sur la tête, nous regardant en riant. Tout le long de la route des maisons simples mais coquettes s’étirent entourées chacune d’une collection de plantes aux feuilles colorées et variées.

            A 13 heures le bus s'arrête dans un petit village. Nous sommes conduits dans un "corriente" petit restaurant local.

Nous découvrons une grande terrasse qui borde un large torrent dont les bras multiples passent entre des bouquets épais de végétaux et de bancs de roches. Des oiseaux animent les bords du lit de ces eaux assez tumultueuses.

L’endroit est magnifique, un régal pour la vue et les oreilles. Nous sommes au sein de la réserve nationale de SANTA MARTA ; la SIERRA NEVADA vient mourir près d’ici, un pic domine encore à plus de 5000 m.

            Nous reprenons le voyage car il ne faut pas tarder, la frontière doit être franchie avant la nuit, pour une raison de sécurité ; les jets de cailloux et tirs par balles peuvent être subis côtés Colombien.

 Depuis le départ les contrôles militaires sont fréquents, avec regards sur les passeports. Le passage de la frontière se fait à pied. Premier poste en COLOMBIE pour les formalités de sortie, bâtiment neuf équipé électroniquement.

passage de la frontière du Vénézuéla

 Dés le côté Vénézuélien franchi le sol est une bouillasse, un enchevêtrement de véhicules, une saleté et une vétusté, anarchie générale au milieu d’une abondance de militaires en armes.

Le bâtiment de la police des frontières est bizarre, vétuste. Un trou à travers un verre épais opaque pour allonger son passeport à bout de bras, plus haut : une autre ouverture pour les yeux, tout le reste est obturé par un mur sale. On attend que le document revienne tamponné, par le trou à rat sans avoir pu voir la personne qui oeuvrait pour vous.

          

  De nuit nous traversons l’immense baie de MARACAIBO par un grand pont routier, suspendu, d’une longueur impressionnante. Nuit sur nous, le bus roule toujours très régulièrement.

Le retard à la frontière à cause des formalités et les arrêts aux barrages militaires nous amèneront à la gare terminale routière de CARACAS à 5 heures du matin.

 

 

VENEZUELA - CARACAS

            Quai vide, juste un porteur avec son diable à roulettes qui transportera notre valise et sacs jusqu’à son taxi préféré. Courte discussion sur le prix (16 euros) des 30 kilomètres à faire jusqu’à notre hôtel situé non loin de l’aéroport au bord de la mer à CATIA LA MAR.

            CARACAS est à 400 mètres d’altitude. Une autoroute traverse la ville, à travers un défilé de buildings modernes et de collines. Une suite continue de vallons dont les pentes nous mènent à notre adresse: Aeropuerto-hôtel, 35 degrés à l’ombre, pourtant notre chambre est glaciale. Impossible de régler la climatisation trop forte dont on sera obligé, avec un tissu, de voiler l’arrivée de la soufflerie. Quant à l’eau chaude il est impossible d’en avoir par les robinets.

Le lendemain matin à la recherche d’un endroit pour prendre notre petit déjeuner, nous aboutissons dans un restaurant chinois qui nous sert un café au lait très occidental mais, grosse difficulté pour obtenir pain et beurre.

 Notre table, derrière une vitrine en bordure de rue, nous permet de voir le spectacle de l’avenue.

Une grosse voiture américaine démodée se gare le long du trottoir à notre hauteur. Un couple en sort, lui genre texan : bottes de cuir et chapeau de même matière. Un déballage de marchandises en cuir commence sur le capot et le toit du véhicule.

Chapeaux, bottes, chaussures, sacs, exposition vente. Mari et femme prennent place à une table sur la terrasse, et tout en buvant un café surveille la boutique.

            Nous partons à la recherche d’un bus local pour aller à Caracas. Un foisonnement de véhicules colorés couverts de scènes amusantes. Après quelques tâtonnements, demandes et recherches, nous nous insérons dans une file d’attente qui serpente sur le trottoir, côtoyant des vendeurs de boissons fraîches, bonbons et biscuits.

Avant de monter dans le car, chacun est inspecté des pieds à la tête par un détecteur manuel. Les places ne sont qu’assises, personne debout. Le car une fois rempli, une personne filme rapidement pour la sécurité chacun des passagers avec un caméscope puis descend afin que nous puisions partir.

Sur la chaussée à 3 voies notre chauffeur veut absolument doubler un concurrent d’une autre compagnie, une longue course s’engage ou les deux moteurs plus tous jeunes s’essoufflent.

Même poussé à fond le notre n’arrivera jamais à prendre la tête et par deux fois sommes obligés de rester collés derrière l’échappement de l’autre.

Au terminus de la ligne notre voyage n’est pas terminé, nous nous engouffrons dans le métro, sans dépaysement puisque celui ci a été construit par les Français, il y a dix ans : mêmes bruits, mêmes odeurs, mêmes quais et mêmes wagons.

           Deux jours de repos avant de nous diriger vers l’aéroport pour prendre notre vol pour Roissy en France. 3 heures à l’avance à cause des contrôles de sécurité pour l’enregistrement. Relativement simple pour nous.

Du haut d’un balcon à l’étage supérieur, nous regardons longuement les voyageurs d’un vol américain à destination de MIAMI dont les valises étaient fouillées individuellement, profondément.

Paquets industriels de biscuits, chocolats ou autres ouverts, dessoudés. Bouteilles non transparentes débouchées, une attention minutieuse créant un embouteillage monstrueux et bien des tracas pour refermer les valises dont le contenu qui avait été soulevé, déplié, dérangé par des mains gantées et dont le volume qui n’était plus le même rudoyait les fermetures en phase finale.

 

ARRIVEE EN FRANCE : PARIS-ROISSY 1 DECEMBRE 2004

 

Plus de trente cinq degrés au départ, proche de zéro à l’arrivée.

 Plus de six heures de différence horaire avec CARTAGENA.

Nous voici, en Bretagne à ERQUY, un mois au frais, repos pour nos corps malmenés par la chaleur, nous allons passer les fêtes de NOEL en famille…………………………………

 

 

 

 

 DEPART DE FRANCE : PARIS-ROISSY 29 DECEMBRE 2004

 ALERTE A LA BOMBE

 Arrivés par T.G.V. en gare de ROISSY, nous émergeons, par les escaliers, chargés de nos bagages. Accueillis dans le haut par un groupe de trois douaniers et policiers sondent et fouillent valises et paquets devant et derrière nous ; nous passons sans être sollicités.

            Le lendemain matin, enregistrement tranquille de nos bagages sur le vol A.F. pour CARACAS, ensuite queue monstrueuse pour passer devant les guichets de police. Insérés dans celle ci nous nous trouvons vite prisonniers au milieu d’une foule compacte et stagnante.

            « ALERTE à la BOMBE ».dans notre zone d’embarquement. Les nouvelles ne sont pas diffusées, les suppositions vont bon train. Nous sommes restés debout, serrés, bloqués quatre heures d’affilée ; ratant bien sûr l’heure du décollage comme tous ceux autour de nous, dont les directions sont aux quatre coins du monde.... 

 

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CARACAS à MERIDA

ARRIVEE A CARACAS  30 DECEMBRE 2004 

 L’arrivée à CARACAS a été décalée d’autant, nous faisant manquer notre dernier bus de l’année pour MERIDA : ville au pied de la Sierra Nevada, partie N.O. du VENEZUELA. Plus de transport public routier avant 3 jours à cause des fêtes de fin d’année.

 Nous voilà errant, la nuit, dans une gare routière surpeuplée, embouteillée, une pagaille indescriptible. Finalement un homme providentiel nous certifie qu’il a des places pour nous dans un bus « confortable ».

Tirant nos bagages nombreux et encombrants, nous redescendons deux étages, fendant la foule, traversant des files de voitures et de bus pour aboutir le long d’un trottoir à l’arrière d’un minibus.

 La soute à bagages béante et surchargée voit s’entasser pèle mêle nos bagages que l’on nous enlève des mains d’une façon un peu précipitée. Deux places juste derrière le siège du chauffeur séparé par le large capot métallique du moteur, bouillant et si bruyant.

 Un autre équipier avec une voix désagréable de fausset fera aussi le voyage, affalé sur le capot et ne manquera pas une seule fois pendant les dix heures de torture de remplacer CD après CD dans une sono infernale braillant à tue tête des chansons populaires dont les vacarmes des trompettes et accordéon d’accompagnement nous vrillaient les oreilles.

 Les dossiers droits de nos sièges non inclinables de ce voyage de nuit ont été d’un inconfort pénible, heureux d’arriver au petit matin au terminal de EL VIGIA mais surpris de nous apercevoir que nous étions à 70 kilomètres de MERIDA, notre but.

            Nous nous transportons dans un autre bus brinquebalant mais au départ immédiat.

Trop abrutis pour souffrir nous nous laissons emporter sur une route sinueuse entourée de collines érodées et coupées de torrents.

L'altitude se fait sentir, il fait plus frais, nous respirons mieux.

 

 

 

MERIDA (VENEZUELA) : visite

Un taxi final et enfin la chambre de notre Posada « LA MONTANA » réservée par e.mail posadalamontana@intercable.net.ve .

Un brin de sommeil (malgré nos 25 heures de voyage) avant de partir en exploration. La ville quadrillée et les rues numérotées facilitent nos errances.

Rien de vraiment extraordinaire mais l’ambiance est sympathique : des églises, le petit aéroport où l’on peut déjeuner et louer une voiture, le départ du téléphérique autour de la place des Héroïnas où sont concentrés les hôtels, les posadas, les commerces et les agences touristiques.

 

 

Le soir cette place est la plus animée de MERIDA, les habitants viennent s’y distraire, acheter des babioles et se nourrir.

 Tous tournent autour d’un bassin avec fontaine et terminent devant le mur d’escalade artificiel, où mère, père, fille, fils, mêmes petits viennent s’essayer sous les regards admiratifs de la foule.

 

 

La visite d’un parc zoologique, dans un site naturel, a occupé un de nos après midi.

   

 Un autre jour, de bonne heure nous avons loué une voiture et sommes partis au volant sur une bonne route sinueuse jusqu’à un site situé à 3000 mètres d’altitude.

La voiture laissée à côté d’un marchand de beignets de maïs et fromage, et devant le parc des mules ; nous sommes partis à pied pour atteindre après 5 kilomètres par un sentier de randonnée, le lac Negra situé dans un cirque de montagnes.

 

 

 

 

 

 

Décontenancés par la végétation abondante :

conifères, arbustes à fleurs ;

 rien à voir avec nos latitudes, on avait l’impression d’être dans le massif des maures avec comme différence beaucoup de torrents.

 

Si ce n’est un léger essoufflement dû à l’altitude nous ne pouvons pas nous imaginer en haute montagne.

Les marcheurs comme nous sont rares ; nous sommes par contre constamment dépassés par des groupes chevauchant dont le muletier court derrière eux pour hâter la cadence.

De retour à notre stationnement nous nous apercevons que des centaines de voitures sont arrivées pendant notre marche ; une chenille de carrosseries en stationnement, des milliers de gens qui pique-niquent.

L’endroit ne nous séduit plus, nous sommes partis, empruntant une route quasi déserte, étroite et sinueuse à flanc de montagne longeant des champs ou des pâtures sèches et pierreuses pourtant irriguées.

           

Cette route est dite celle plus haute carrossable du monde.

Villages minuscules traversés, maisons isolées, villageois à pied, écrasés par des charges. La vie y est rude, le travail de cette terre toute en pentes raides doit être exténuant.

 La route n’est pas très longue.

Rien d’extraordinaire mais elle nous met hors de la cohue pour un moment et nous fait réfléchir aux conditions de vie de ses habitants.

 

Nous avons fait 185 kilomètres en tout, rendant la voiture tôt dans l’après midi mais satisfaits de notre escapade que au départ nous imaginions plus longue et plus coriace.

Excursion en téléphérique

L’avant dernier jour est réservé à l’excursion en téléphérique.

Une queue d’une heure et demie avant de pouvoir accéder à une cabine.

Téléphérique construit par les Français il y a dix ans, le plus long et le plus haut du monde qui doit nous mener en quatre tronçons successifs jusqu’à 4500 mètres.

 Le dernier étage n’est pas ouvert en ce moment pour cause d’entretien. Nous nous en tiendrons à 4000 mètres d’altitude.

Le départ est un plongeon au dessus du vide avant de rejoindre et passer sur des pentes très denses de végétation.

 Des arbres aux fûts droits géants, au milieu d’autres plus petits mais très feuillus formant un écran de verdure qui nous cache le sol.

Impossible d’y voir singes et ours qui vivent au milieu de cette végétation.

Le deuxième tronçon est encore couvert de végétation mais celle ci est moins touffue, moins haute ; le rocher est à nu à partir du troisième.

 

La cabine transporte 40 personnes toutes assises.

De larges baies vitrées permettent d’apprécier le spectacle et de sentir une émotion à chaque passage des constructions métalliques géantes qui soutiennent les câbles.           

A notre terminus l’altitude nous pèse, la respiration est plus courte et plus difficile.

Les cimes, comme des aiguilles nous font lever la tête ; des lacs, un chemin escarpé part vers un col : c’est la route pour LOS NEVADOS que l’on rejoint à dos de mules et où on loge.

 Pour une question de temps il a fallu renoncer à ce programme. Nous avons commencé à pied à suivre le sentier escarpé, dépassés par des groupes de mules montées.

 

La vue est magnifique, cette ascension est à ne pas manquer.

Il faut prendre la précaution d’embarquer dans la, ou les toutes premières bennes, afin d’avoir au sommet un point de vue totalement dégagé des nuages pour jouir du panorama alentour.

En haut l’air est vif, le souffle est court, les mouvements et déplacements sont impérativement plus lents.

Nous avons pris soin de bien nous couvrir, polaire et gros blouson que au fur et à mesure de la descente nous enlevons pour les porter sur les bras.

Une dernière nuit nous attend dans la Posada voisine de notre première qui était comble, celle ci paraît neuve et pimpante, fraîche de peinture.

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    MERIDA à CARTAGENA 

 MERIDA MARDI 4 JANVIER 2005

Un taxi nous emporte, de bonne heure, vers EL VIGIA point de départ et terminal des bus pour CUCUTA où nous prendrons un autre bus pour CARTAGENA.

            La course est de 70 km, chargés comme nous le sommes, les 10 euros demandés ne sont vraiment rien, nous faisant gagner beaucoup de temps et nous évitant une grosse fatigue.

            Arrivés à la gare routière, de moyenne importance, nous sommes surpris de nous apercevoir que notre autobus est en fait une vieille mais large voiture américaine à l’air déglingué mais encore vaillante.

 Cinq passagers plus le chauffeur, un gros moustachu qui roule très régulièrement sur une route goudronnée et droite.

 Mais désirant respecter ses horaires ne daigne pas s’arrêter en route, même sous les supplications répétées de notre voisine Colombienne, tenaillée douloureusement par un besoin qui semble urgent.

Finalement il y aura un stop dans une station d’essence doublée d’un espèce de libre service local.

Nous avalons des galettes de maïs au fromage et buvons un verre de tisane colorée pour apaiser notre soif, en terminant par des miettes de pulpe de coco mêlées à des raisins séchés vendus par un petit garçon et emballées dans un film plastique soudé à la bougie.

            Cinq heures de route pour arriver à CUCUTA ville Colombienne frontière avec le Venezuela.

            Nous sommes étonnés et surpris en nous apercevant que nous sommes passés du Venezuela en Colombie, avons franchi la frontière, les services de police et de douane sans aucun arrêt donc sans tampon ni visa, sans aucune formalité.

Renseignements pris, il n’y a aucun service ici à la gare routière, il faudrait retourner en ville qui n’est pas proche. Le temps avant notre prochain départ n’est pas assez grand pour faire un aller et retour.

Notre nouveau bus démarre à 16 heures. 1h30 d’attente au milieu d’une cacophonie, de courses effrénées, précipitations, bruits de cornes des véhicules arrivants et partants.

Un nombre incalculable d’engins énormes qui arrivent et partent bondés, reculent entre les autres, s’encastrant comme les dents d’un peigne dans des espaces si réduits que les rétroviseurs se touchent.

 Des aides grimpés sur les toits des véhicules entassent et ligotent des lots neufs de matelas, des pneus, des rouleaux de câbles, valises, caisses.

Malgré ce désordre apparent tout fini par rentrer dans l’ordre. Les chauffeurs en tenue de pilote de jet discutent papiers en main, comptent et recomptent, racolent des passagers de dernière minute.

 Les vendeurs ambulants de boissons, sorbets, fruits, galettes en tous genres hurlent pour se faire entendre.

 Nous assistons à tous ces ballets du haut d’un premier étage, lieu des gargottes et bars. Nous sommes assis à une table sirotant un jus de fruit frais, tandis qu’un cireur me shampouine ma chaussure, le pied posé sur sa boîte professionnelle sous la honte de Marie-Ange qui prétend que cela fait « colonial »

 

 

MARDI 4 JANVIER 2005

            CUCUTA  en COLOMBIE  : par la route 16 heures de trajet

 Nouveau bus, nouveau départ, en route pour quinze heures de voyage. Les siéges, que nous avons obtenus dans un bus-cama sont très conforts et se renversent en arrière comme jamais nous avons eu.

Le parcours attaque presque dés le départ les contreforts de la cordillère des Andes.

 Route goudronnée, étroite et très sinueuse qui n’arrête pas de tourner, boucler, revenir en épingle à cheveux et grimper progressivement dans un paysage idyllique, verdoyant, semé de torrents et de pâtures en pentes raides.

Maisons blanchies à la chaux isolées mais nombreuses. La route est encombrée d’autobus, d’énormes camions, de semi-remorques et de quelques voitures privées.

Les chauffeurs font preuve d’ingéniosité et de ruse pour doubler. Pas de respect des lignes continues, on dépasse dans les virages.

Cette nuit, cela sera pire, phares coupés pendant un laps de temps afin de mieux déceler les phares de ceux qui viennent en face dans les virages.

Les roues frôlent les bords qui surplombent le vide et nous font frissonner. Par endroits la route est effondrée sans que cela soit mentionné. Ses bords ne cessent d’être semés, aux endroits les plus périlleux : virages, courtes lignes droites, rétrécissements, de petites constructions, véritables sanctuaires remémorant qu’ à cet endroit. il y a eu : un, deux, plusieurs, toute une famille, disparus ; les phares cassés des engins accidentés ont été placés comme un symbole de lumière à l’intérieur de ces constructions.

 La traversée des villages se fait à tour de roues, quelques fois nous restons bloqués, les klaxons se mettent à gueuler de toutes parts, on se traîne un peu plus loin où l’on recule de quelques centimètres.

 Les chauffeurs sont vraiment habiles et résistants mais les retards s’accumulent. La halte repas de 21 h  sera raccourcie, il faut avaler en toute hâte le repas unique.

Une bonne soupe, une grande assiette : riz, poulet et banane cuite ; on se glisse à une table, on fait la queue en sortant pour payer. Le service est fait par une bonne montagnarde aux joues rondes et rouges comme une pomme. Dehors, côté femmes : une queue de 15 mètres, avant d’accéder aux toilettes : l’odeur, la bousculade, la presse. Les cars cornent pour appeler leurs clients, tout rentre dans l’ordre, après un comptage on repart.

On s’aperçoit au petit jour que nous ne sommes pas au point espéré, le retard est grand. Au lieu de 15 heures de voyage on en mettra 27 pour atteindre CARTAGENA.

 

          CARTAGENA : ARRIVEE AU CLUBO NAUTICO

Nouvelles alarmantes

            MARDI 5 JANVIER 2005          

SAIL ROVER est sage dans la marina, sans problème, un peu plus sale sous la coque, à cause des eaux chaudes. Le pont est couvert de poussière mais tout est en ordre, il n’a pas souffert.

            Au déjeuner pris avec notre ami Jean au « Corrientes » voisin nous apprenons qu’un voilier Français, que nous avions rencontré à Tortuga, s’est fait éperonner par un cargo dans les eaux Colombiennes.

Sous le choc le propriétaire est tombé à l’eau devant son amie Brésilienne, désemparée. Le navire est passé sans stopper ni ralentir, l’homme a disparu. Le bateau a continué sous voiles sa course.

 La femme incapable de naviguer seule a subi son malheur, emportée et dérivant pendant 3 jours, proche de la côte avant d’être secourue par des pêcheurs.

 Le directeur de l’Alliance Française de Cartagena qui est intervenu en l’absence de la consul de France nous a montré les photos prisent par lui.

La coque déformée sous le choc ainsi que la proue ; intérieur bouleversé dans un désordre indescriptible qui montre que le choc a été d’une violence énorme. Pas beaucoup de nouvelles de la sirène qui a été terriblement choquée et a, semble t il, finalement rejoint son pays.

            Un autre drame s’est joué durant notre absence. Un Américain célibataire, ayant son bateau dans la marina avait une amie Colombienne. Pour je ne sais quelle raison il a été tenté par une autre jeune égérie.

 Surpris par la première dulcinée au bar du club nautique en autre compagnie, de fureur elle a tiré avec un revolver, sur le mâle infidèle. Lui depuis quinze jours est à l’hôpital entre la vie et la mort, il est intransportable actuellement.

            Notre vie à bord a repris. Marie-Ange s’est lancée dans les grands nettoyages, plus une belle lessive.

Les préparatifs pour un proche départ : l’avitaillement, refaire des conserves (soupe, viande, légumes et de fruits). Nous nous promenons en ville avec notre liste des achats complémentaires à faire.

            Changement des bouts usés sur le régulateur d’allure, remise en place de la RADIO et de son nouveau câble d’alimentation, d’un diamètre plus important et mille et une petites choses indispensables….

 

 

CARTAGENA aux îles ROSARIO – 20 MILLES

VENDREDI 21 JANVIER 2005

DEPART vers les SAN BLAS

 Nous aurions dû être partis depuis 48 h, mais le port de CARTAGENA est fermé à la navigation par la capitainerie pour tous bateaux inférieurs à 25 tonneaux en raison d’un coup de vent violent sur la région.

            Aujourd’hui est le grand départ, en route pour le canal de PANAMA en passant par les îles SAN BLAS et un dernier stop en face des Iles ROSARIO colombiennes.

Pedro notre ami Franco-colombien embarque  et va partager un bout de chemin avec nous.

8h30    Nous sommes sortis du club Nautico avec l’aide de John et de son annexe à moteur. Le passage dans la marina pour les bateaux est trop étroit pour pouvoir manoeuvrer seul.

 Nous risquons avec notre hélice de faucher les orins qui partent du milieu du fond du canal d’accès, reliés à une grosse chaîne immergée pour aller sur les taquets des bateaux à quai.

            Petite émotion juste au moment de mettre le moteur en route, le démarreur répond par un « staccato » qui nous fait immédiatement penser à un défaut d’alimentation de courant. Une cosse d’une des batteries étaient complètement oxydée et rendait pratiquement impossible la liaison batterie et moteur.

Dix miles à faire jusqu’à la sortie de BOCA CHICA avant de trouver la pleine mer. Nous suivons les bouées du chenal en trichant un peu, coupant les virages.

            Les îles à la sortie sont truffées de forts disposés en chicane. Autrefois ils défendaient, avec succès, l’entrée aux navires ennemis.

            Bon vent arrière au départ qui se terminera par un vent de travers dés la sortie, avec une houle non négligeable.

            L’île de ROSARIO se profile au loin. Nous longeons la côte, laissant à bâbord la bouée « less water » et filons sur l’îlot PERIQUITO avec une construction au ras de l’eau et un sec devant celle ci, que nous virons le laissant à notre bâbord.

Cap 208° sur la presqu’île dans l’axe de deux pylônes espacés à terre avec en amer une maison blanche, entre deux petites bouées verte et rouge, l’on arrive juste sur l’entrée d’un lagon dont il faut prendre la passe dans le milieu car il y a, à droite comme à gauche, deux petites langues de sable bien visibles.

Juste à gauche une plage aménagée au milieu d’une mangrove avec quelques tables et chaises, les pieds vraiment dans l’eau, des abris rustiques où l’on peut se restaurer et se rafraîchir.

            Nous mouillons presque tout de suite à gauche.

Mouillage LAT.10° 09 883 N  LONG 075°40 047 W

 

DEPART POUR LES SAN BLAS : dimanche 23 Janvier 2005 - 155Milles

                                                      

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