BRESIL  

 

PARATY vers RIO GRANDE 

 

 

 

 

             Florianopolis            Pinheira : lune          Rio Grande                 soleil                        

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FLORIANOPOLIS

octobre 2002 : Panique sous le pont

Porto Belo, 2 nuits tranquilles et départ pour l’île de SANTA CATARINA  par le canal du même nom, navigation superbe entre terre et île avec un bon vent arrière.

Aventure, à la hauteur de la ville de FLORIANOPOLIS. Deux ponts sont repérés et au sujet desquels nous avons beaucoup questionné autour de nous. Personne de nos amis bateaux n’ont emprunté ce passage, par précaution, et pour cause !

L’explication est la présence de 2  ponts espacés de 400 m. Le premier 28 m au-dessus de l’eau, le second 17 m. Un fort vent arrière de 30 noeuds nous y précipite.

 

 Passerons, passerons pas.

Ce pont moderne en béton est très grand, 6 voies de circulation, des milliers de voitures, camions, autobus, y passent chaque heure, mais pas tellement haut à notre goût.

Cela se rapproche à une allure effrayante et le tablier du pont descend, descend....difficile d'évaluer la hauteur.

 Il semble que nous ne passons pas. On affale les voiles en catastrophe. Et moteur en route, nous virons de justesse, renonçons et remontons le courant pour aller mettre l’ancre juste sur le bord entre les deux ponts, près de Schooners pour touristes. Assis  dans le cockpit, nous reprenons nos esprits et réfléchissons.

 Attendre le lendemain. La marée basse étant à neuf heures, 70 cm plus bas. On remesure le mât avec exactitude. Nous trouvons 14,20 mètres, ce à quoi, il faut ajouter 2 mètres au-dessus de l’eau, donc un total de 16,20 mètres.

Le lendemain matin, nous sommes fin prêts et très confiants malgré une visite de la vedette du maître de port nous ayant fait comprendre que nous ne pouvons pas passer.

 Le vent tombé, marée basse et le courant inversé, nous nous  présentons à très faible allure, Marie-Ange à la barre, moi essayant de scruter la tête de mât par rapport au bas du tablier du pont. Nous sommes passés avec l’impression de toucher le béton, il ne reste certainement pas plus de 60 à 80 cm.

Ensuite une superbe navigation s'offre, entre l’île et le continent avec des courbes et sinuosités pour éviter les îlots, les bancs de sable, les filets dérivants des pêcheurs. Nous jetons l’ancre dans la baie de Pinheira, entourée d'une grande plage où nous passons la nuit bien à l’abri, malgré un vent de 30 nds, du Nord.

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Position du mouillage de la Baie de Pinheira : 27°51'278S - 48°34'880W

 

FLORIANOPOLIS vers RIO GRANDE (350 milles)

3 octobre 2002

 La Météo enregistrée à bord étant bonne pour trois jours, nous décidons de partir pour un grand saut jusqu’à RIO GRANDE, le sud BRESIL notre porte de sortie du Pays.

 2 jours de belle navigation avec vent arrière Nord-Est, voiles en ciseaux, plus de 6 nœuds de moyenne.

Le troisième jour à 80 milles de l‘arrivée, le vent tombe, s’inverse, ciel plombé, visibilité réduite. Obligés de mettre le moteur en route, première otarie vue, oiseaux superbes planeurs rasant les flots indéfiniment

Une pluie fine et froide tombe gênant la visibilité, les lueurs de la ville sont perçues vers 20 heures par nuit noire.

Les longues jetées du port sont mal éclairées mais le port lui-même est tout illuminé.

Une succession de kilomètres de quais où sont alignés des files de cargos en train de charger des céréales, entourés d'un nuage de poussière de balles de grains qui monte en nappes épaisses et se répandent sur la ville.

 Au BRESIL, et dans toute l'Amérique du Sud, les couleurs des bouées sont inversées par rapport à l’Europe : ROUGE  à droite, VERT à gauche,en entrant.

L’accès à la Marina n’est pas simple, une succession de bouées rouges et vertes, difficiles quelques fois à repérer.

Nous mettrons 5 heures avant d’atteindre le quai de la marina, heureusement guidés par l’écran de notre ordinateur nous faisant défiler au fur et à mesure le plan de notre trajet.

 Sans lui il aurait été difficile de trouver de nuit les passages à travers le dédale de ce port encombré d’ une multitude d’énormes cargos le long des quais.

 L’un d’eux, plus monstrueux que les autres dans la nuit nous corne avec insistance de dégager la route. Cela nous est impossible, le courant 2.5 nds contre, nous gêne. 

 Il décolle de son quai tiré par des remorqueurs qui le mettent en travers du chenal. Son étrave pivote juste au ras de notre arrière. Il est 2 heures du matin, il pleut, il fait froid et nous sommes fatigués.

Notre trajet final se termine,dérives relevées, dans le noir total au milieu d’îlots bas de verdure avec des fonds de un à deux mètres. Nous distinguons un bâtiment éclairé, le restaurant du club de la marina, il faut virer à angle droit, les pontons sont là à gauche. Manœuvre parfaite, nous nous amarrons. 

Au réveil nous sommes à la campagne : des arbres, des fleurs, des oiseaux qui chantent, en face un petit îlot  plat avec des chevaux en liberté, le calme ; nous allons en profiter quelques jours.

Position de la marina   LAT . 32°01'475 S LONG 052°06'432W

RIO GRANDE DEL SUL

le 5 octobre 2002

Ville sans grand intérêt. Nous y trouvons pourtant une surprise étonnante :

 Une statue de Napoléon, polychrome, en grand uniforme, la main dans la boutonnière contemplant, dans un mini jardin zoologique, un bassin d’eau au bord duquel il est enfermé avec une multitude de canards, d’oies et autres palmipèdes, également un énorme ragondin. Que fait il là ? Je n’ai pu avoir d’explications.

Nous trouvons beaucoup de villas simples, un peu démodées datant du siècle dernier. Des rues rectilignes se coupent à angle droit, des jardins publics avec des plans d’eau abritent de très nombreuses tortues aquatiques plates.

Beaucoup de petites voitures attelées à des chevaux rapides servent de véhicules de livraison.

Des marchés couverts où l’on trouve des multitudes de petites boutiques,aux enseignes amusantes vendant des objets que l’on n'espérait plus trouver, également des fruits et légumes, des étales de poissons.

Des gauchos en poncho, bottés, culotte de cheval un peu à la zouave,      chapeau typique, très basanés. Seuls les chevaux manquent.

Ils montent dans un vieux pick-up tout défoncé. 

 Je rentre dans un magasin tout délabré. Il est spécialisé pour l’équipement des chevaux et des cavaliers. Une merveille pour les yeux, des objets et des vêtements que l’on croit trouver seulement encore que dans les films.

Des selles suspendues au plafond pour courir La PAMPA ouvragées simplement, avec des dessins formés par le cuir repoussé, en deux parties liées par un tressage de cuir....

Cette ville est relativement récente, les rues rectilignes en un vaste quadrillage, quelques bâtiments administratifs datent de 1900.

D’interminables quais s’étirent sur des kilomètres : containers, terminaux céréaliers. RIO GRANDE est un important port de pêche.

Ce passage aboutit à une véritable mer intérieure qui conduit, à 140 milles de là vers le nord, à PORTO ALLEGRE. 

       

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