GALAPAGOS

 

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                           PINGOUINS                                          OTARIE                                            TORTUES                                      IGUANE

(CLIQUER GAUCHE)

3O AVRIL 2005

PUERTO LUCIA en EQUATEUR : vers l’Île D’ISABELLA aux GALAPAGOS 620 Milles CAP 277°

8 heures. Larguons les amarres dans la Marina. Au revoir à Evelyne et Alain : catamaran IAORANA nos voisins qui vont nous suivre d’ici deux jours.

            A l’extérieur vent Sud Ouest. Génois et grande voile, près bon plein. Nous coupons aussitôt le moteur et voguons tranquillement approchant les quatre nœuds.

            Le vent s’améliorera au fur et à mesure de la journée, sans jamais dépasser 8 à10 nœuds. Au cours de l’après midi nous croisons un gros bateau de pêche immatriculé à MANTA (Equateur) traînant lourdement 8 barques Yamaha équipées de moteur. Tous les équipages nous saluent joyeusement.

            Plus tard à 50 milles des côtes nouvelle flottille de pêcheurs avec des lumières, que nous laissons prudemment sur tribord ayant la hantise de nous prendre dans des filets.

            La nuit est calme, le bateau navigue autour de 4 nœuds sous régulateur d’allure. La mer est quasi plate. Vers quatre heures du matin le vent tombe, nous restons sous voiles poussivement autour de 2,5 nds, l’accélération se fait sentir au lever du soleil, le vent est revenu par le travers. En 24 h,  107 milles, pas si mal pour si peu de vent.

 

 DIMANCHE 1 MAI 2005 Vers les GALAPAGOS


Journée toujours bien agréable puisque nous voguons toujours sous voiles. Le vent faiblit un peu dans l’après midi mais il se reprend dans la nuit. Permettant d’afficher toujours une moyenne de 4,3 nœuds depuis le départ, nous nous en contentons avec joie, dans le calme sans bruit du moteur. Le plaisir d’observer sans être troublés ou distraits.

            Dans l’après midi un banc de raies nous suit et reste à l’arrière du bateau, en passant à droite et à gauche de notre sillage. Au coucher du soleil, les oiseaux volent derrière le bateau au-dessus de notre arrière.

 Ils ont repéré les leurres que nous traînons au bout de nos lignes ; poulpes en plastique qui affleurent.

 Les oiseaux se battent pour piquer sur eux s’immobilisants au dessus, intrigués et ; finalement les plus osés piquent, prenant dans leur bec l’objet de leur convoitise qu’ils semblent trouver lourd et louche.

 2 MAI 2005 LUNDI

 vers ISABELLA (Galapagos)

 Le vent s’obstine à être Ouest Sud Ouest. Nous espérons du Sud Sud Est et même Sud Est, d’après les prévisions. Nous marchons au près bon plein. Trop contents d’avancer comme cela, avec un vent qui ne dépasse pas 10 nœuds. Depuis cette nuit notre vitesse dépasse 5 nœuds, c’est parfait.

La mer est plate, le ciel est bleu alors que les jours précédents il était parsemé de nuages.

Vu un bateau de pêche dans l’après midi sur notre tribord entouré de ses barques, nous sommes à 250 milles de la côte et des Galapagos. Un avion à hélice, presque en même temps,  vole bas et lentement au dessus d’eux.

En fin d’après midi, nous étions dans le carré essayant de rentrer en fréquence avec nos amis. En remontant dans le cockpit, nous nous apercevons que les deux lignes que nous traînons depuis le départ ont fait sauter les pinces à linge avertisseuses.

Enfin nous allons avoir du poisson au menu. En réalité rien de cela, les deux lignes sont cassées net, bas de ligne en acier, leurres et hameçons disparus, un fort cordage cassé, pourtant solide et résistant ; les prises devaient être de bonne taille.

MARDI 3 MAI 2005

 vers GALAPAGOS

 La nuit a été très calme. Hier soir, le ciel était pur, pas un nuage, les étoiles bien brillantes, avec une foule de constellations bien visibles.

Si calme la nuit que la mer est devenue un lac, le vent complètement absent.  Hésitations puis finalement moteur. Toute la nuit il a ronronné et tout à l’heure après dix heures de bon fonctionnement nous avons pu le couper. Au lever du jour le vent revient peu à peu.

Toute la journée nous nous sommes traînés à la voile autour de 3 nœuds, parfois en dessus souvent en dessous. Rien toujours rien sur l’eau, un désert nautique, sans poisson, sans oiseau, qu’une mer calme.

 

MERCREDI 4 MAI 2005

 vers GALAPAGOS

             Nous sommes à 110 miles de la pointe sud de l’île SAN CRISTOBAL. Le vent nous boude ce matin. Le lever du jour et l’apparition du soleil n’ont pas changé grand chose. La matinée est bien entamée, le vent est passé Sud et par moment Sud Est.

Tout l’après midi nous aurons une allure acceptable, plus de 4 nœuds et même parfois au-delà de cinq nœuds, le bateau est stable et agréable.

 JEUDI 5 MAI 2005

vers SAN CRISTOBAL (Galapagos)

 La nuit est tombée, ciel avec des nuages noirs mais non agressifs. Ni pluie, ni vent.Nous ne touchons pas aux voiles. SAIL ROVER va courir doucement tantôt à trois noeuds tantôt plus.

            En arrivant aux Galapagos nous entrerons dans un nouveau fuseau horaire. Huit heures de différence avec la France. Etant toujours plus vers l’Ouest, le jour dure plus longtemps.

7 heures - Nous sommes à la hauteur de SAN CRISTOBAL dont nous longeons la partie Sud qui apparaît comme un long arc de cercle qui émerge de l’eau ; les deux extrémités et son sommet pustuleux, têtes de volcans qui culminent en son milieu à moins de 500 mètres.

Pas un bruit, pas un bateau. Le port d’entrée officiel, est au nord de la pointe sud ouest. Nous l’évitons, en ayant assez d’être plumés comme un gibier. Dollars, Dollars.

 Jusqu'à 250 dollars pour un permis de 3 jours, le double pour 3 semaines, sans avoir le droit de se déplacer sur l’île ou celles alentour, avec notre propre bateau.

 Il faut utiliser un bateau autorisé pour faire du tourisme. Commerce, Commerce. En route donc pour l’Ile ISABELLA, 85 milles plus à l’ouest toujours les GALAPAGOS mais là bas, vous n’êtes pas, pour le moment, ennuyer par la paperasse ni d’appel au tiroir caisse.

            Le vent dans la matinée a tourné légèrement Sud Est. Nous sortons le booster, double voile légère endraillée sur un étai avant avec écoutes tribord et bâbord. Presque cinq nœuds au lieu des 3,5 précédents.

Entre les îles, le vent est plus fort. SAIL ROVER s’envole avec le booster.

 Sa vitesse monte et dépasse les 7 nœuds. Nous sommes obligés de freiner donc de réduire les voiles, enlever le booster. Laisser la grande voile et le génois sinon nous arriverons de nuit au mouillage choisi, ce que nous ne désirons pas, l’atterrissage n’étant pas facile.

 Nous commençons par enrouler en partie le génois. Nous sommes encore trop rapide ; il nous faut descendre en dessous de 4 nœuds pour ne pas arriver avant 6 heures du matin.

 Génois encore réduit à presque rien, SAIL ROVER roule désagréablement dans la houle qui s’est levée. 

 

           VENDREDI 6 MAI 2005

       ISABELLA (Galapagos)

 La nuit est belle mais le vent et les hauts fonds lèvent une mer houleuse. Le bateau freiné roule, cela finit par être pénible. Nous interrogeons constamment notre G.P.S. afin de calculer si nous arriverons avant ou après le lever du jour.

 Il est 5 heures, L’île de TORTUGA se dessine noire sur le fond de la nuit. Marie-Ange branche l’ordinateur. Apparaît sur l’écran le sud de l’île d’ISABELA, TORTUGA et autres cailloux autour, plus notre trace schématisée par un cercle et une flèche indiquant la direction de notre déplacement, on approche encore trop vite.

Un mince croissant de lune vient de sortir de l’horizon qui, blanchit peu à peu, puis développe une bande orangée qui grandit doucement.

 Le disque du soleil apparaît et monte rapidement. Nous sommes sauvés, nous pouvons voir la longue barre sur laquelle la mer déferle et qui défend l’accès à la terre, il faut contourner loin pour revenir se mettre entre la côte et un îlot plat et rocheux surmonté d’une petite tourelle supportant un feu rouge.

La carte électronique nous indique que, en ce moment, nous passons, sur cette bande rocheuse hors d’eau, avec le bateau.

 Parfois il est dangereux de se fier à ces données pour une navigation d’approche, l’erreur est au moins de 250 à 300 mètres.

 

            18 bateaux à l’ancre dans un mouchoir de poche, serrés les uns contre les autres.

Nous les dépassons, sûrs de notre faible tirant d’eau et nous nous mettons bien devant pour avoir une vue dégagée sur les rochers sur lesquels casse bruyamment une grosse houle.

MOUILLAGE ISABELLA : 00°57'928 sud - 090°57'707 ouest

Des pingouins sont dans l’eau et des centaines de fous de BASSAN aux pattes bleues tournent  au dessus d’un banc de poissons. Les oiseaux chutent en piqué sur cette manne ; dix, vingt, trente, quarante en même temps, c’est un véritable ballet et bombardement à la fois. La mer bouille partout.
 

 

 DIMANCHE 8 MAI 2005 

ILE ISABELLA (GALAPAGOS)

 Le mouillage est calme et amical. Chaque jour 1 ou 2voiliers arrivent ; 1 ou 2 partent, en général vers les Marquises. C’est un chassé croisé de nationalités différentes.

 

Aujourd’hui nous sommes allés visiter l’îlot voisin du mouillage.

Accès par la mer uniquement avec une annexe ; protégeant ainsi ce site balisé où vivent de très nombreux iguanes.

            Un chemin serpente dans cet amas de lave, tantôt le long de la mer, tantôt en son milieu.

L’îlot n’est qu’un amas de lave, un chamboulement de coulées refroidies.

On aboutit à une plage de sable plantée de mangroves.

 

 

 

Des familles d’otaries se roulent de plaisir et font des siestes paisibles, se reposant après leur quête de nourriture.

Les gros mâles grognent et nous menacent en avançant pour nous impressionner.

 

 

Tandis que les mères allongées paresseusement jetant un œil sur leur rejeton qui réclame, en bêlant comme un mouton, à téter.

A un endroit, une véritable tranchée naturelle, longue et assez large pour servir d’aquarium, dans laquelle circulent quatre requins dormeurs.

 

Des petits pingouins des Galapagos, très vifs, plongent, nagent et viennent ensuite se chauffer au soleil sur les bords d’un petit cap miniature.

 

 

L’après midi à la sortie du bourg par une piste de sable, à pied, nous sommes allés jusqu’au Parc National d’élevage des tortues terrestres. Tortues préservées et espèces sauvées, qui vivent autour des volcans et que le gouvernement essaye de repeupler, s’employant à les faire reproduire.

 

 

VENDREDI 13 MAI 2005    

ILE ISABELLA

(visite du VOLCAN CHICO- 1.400 m altitude)

 Excursion touristique et vulcanologique sur le plus grand cratère de l’île. Deuxième plus grand cratère du monde (20 km de diamètre). 2000 habitants occupent l’île dont 1700 au bourg VILLAMIL où nous sommes. Rassemblement des équipages de 4 ou 5 bateaux, au total nous sommes 10 personnes.

JOSEPH notre guide est venu nous chercher à la plage qui sert de point de débarquement. Il nous attend avec ce qu’il appel le taxi. Un pick up, avec deux banquettes, à l’arrière. La piste n’est pas mauvaise, assez large, elle fait le tour de l’île qui est en réalité le parc national. Vaste plateau au sol de lave brisée, plaques soulevées, terre bouleversée. Il fait chaud.

            Peu à peu la route monte, la fraîcheur se fait sentir, une humidité enveloppe l’atmosphère qui se transforme en crachin permanent. Nous passons à travers des forêts de Goyaviers, serrés les uns contre les autres. En prenant de l’altitude, la végétation devient plus dense, des surfaces enherbées apparaissent, un fouillis d’arbustes, la terre semble fertile et plus cultivable.

Pied à terre à côté de bâtiments ouverts, semblant d’écuries. L'excursion comprend un parcours à cheval de 2 heures.

  Les chevaux sont petits et paisibles. Tout le monde au pas. De temps en temps, départ au trot, poussés par je ne sais quelle mouche. A ces moments, c’est une véritable bousculade, la presse ; les étriers se choquent et font retentir un bruit métallique.

Le chemin grimpe tranquillement, longeant longtemps le bord du grand volcan, d’où nous dominons le fond du cratère, immense plaine inculte.

 Nous mettons pied à terre sous un arbre énorme dont les branches, couvertes de feuilles  se mêlent à des orchidées. Des canaris évoluent dans le feuillage et viennent jusqu’à nos pieds picorer les miettes que Marie-Ange leurs lance.

La découverte du volcan, des traces des éruptions (dernière en 1998), des différentes sortes de la lave commence pour aboutir au cratère CHICO.

Sentier instructif qui va de coulées en tunnels, de lave récente en lave ancienne, coulées de soufre, bouches d’air chaud, torrent de lave solidifiée qui se termine quelques fois en cascades. Nous dominons l’île et découvrons des bords de mer.

Au retour nous retrouvons la brume et l’humidité durant une partie de la descente et peu à peu à nouveau la chaleur.

Depuis deux jours, sur une île mitoyenne de la notre, un volcan a explosé et crache des gerbes de feux. La nuit, le spectacle lumineux est superbe.

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