ARGENTINE

 

QUEQUEN vers MAR DEL PLATA (70 milles)

 

 

Mar del plata : les lions de mer            Bariloche         Cordillère des Andes             lac St Martin

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- MAR DEL PLATA

- BARILOCHE

DIMANCHE 16 MARS 2003

 

9H 30 le vent est faible mais nord. La météo hier nous laisse espérer du sud-ouest.

Nous larguons tout, remontons notre chaîne, direction la pleine mer vers MAR DEL PLATA, après deux mois de repos et réparation, dans la rivière QUEQUEN.

Le moteur ronronne, les voiles restent molles, la mer est plate, beau soleil, ciel bleu.

 

La journée entière sera belle, la côte défile à 4 milles de nous, sablonneuse, déserte, bouquets d’arbres rabougris.Longue plage interminable que les Argentins aiment sillonner avec de drôles de voitures construites pour rouler sur la plage et le sable, des carrosseries tubulaires, complètement dépouillées, moteur à l’air.

Le vent Est, très léger nous permet d’avancer avec voiles et moteur à plus de 6 nœuds. En fin d’après midi, il passe au sud.

                                             

 Nous arrivons par nuit noire au large de MAR DEL PLATA dont nous cherchons les feux rouge et vert de l’entrée du port.

Un grand double trait rouge nous trompe, au fur et à mesure de l’approche nous nous apercevons aux jumelles qu’il s’agit d’une réclame pour l’assurance Havana située sur le toit d’un immeuble.

La longue digue sud du port se profile bientôt et nous devinons la statue du christ, qui trône à l’extrémité sur une élévation, les bras en croix.

 Tout est calme le bassin est très large. nous allons sur babord cherchant dans nos souvenirs l’entrée commune aux deux marinas.

Le passage  étroit situé entre deux murs est fermé par une passerelle pivotante qui permet l’accès à la plage du Yacht Club Nautique de l’autre côté du bassin.

Trois feux rouges doubles sont devant nous, nous avançons sur eux par un bras d’eau bien protégé, déclenchant aussitôt un concert de sifflets à roulettes :

C’est l’entrée du bassin de la marine militaire abritant sous-marins et autres bâtiments, strictement interdit aux civils.

Un demi-tour sur place ramène le calme, une petite digue que nous dépassons nous permet d’apercevoir enfin les feux vert et rouge de l’entrée des Marinas dont la passerelle est ouverte nous passons entre les murs et accédons aux bassins des voiliers.

une place est libre au nouveau ponton du club nautique Argentino.

 Un moment pour passer des amarres à l’avant et à l’arrière, doublées par des gardes sur tribord et bâbord.

Il est minuit nous nous plongeons rapidement dans un sommeil réparateur l’esprit tranquille en sécurité.

Position mouillage Yacht Club :38°02'497S-57°32'000W

 

DIMANCHE 23 MARS 2003

   PROMENADE EN BUS

MAR DEL PLATA-BARILOCHE  (1.500km)

Songeant que nous allons quitter l’Argentine prochainement, nous sommes pris de regrets en réalisant que nous n’avons vu de ce superbe pays que la côte. Sans connaître la Cordillère des Andes.

Nous décidons de partir en bus vers l' ouest jusqu’à la chaîne montagneuse, prévoyant 3 nuits à SAN CARLOS DE BARILOCHE et 2 autres à SAN MARTIN DES ANDES situé tout près de la frontière Chilienne au bord du lac LACAR dans une petite vallée dominée par des sommets peu élevés. 

A 13 h 30 départ avec un bus ultra moderne, deux étages, carrossé en Argentine sur un châssis MERCEDES.

Nous sommes à l’étage supérieur dominant la route, ayant une meilleure vue du paysage.

 L’intérieur est semblable à une carlingue d’un avion de ligne, les sièges sont même plus confortables car le dossier peut s’incliner, la place pour les jambes est plus spacieuse.

Route droite jusqu’à l’horizon comme un trait sans fin.

 Estancias sur Estancias, les immenses propriétés se succèdent : alternance de vastes champs de tournesol, de soja nouveau et des chaumes de blé sur lesquels broutent, des troupeaux de vaches de même race et de même couleur (Hereford pour la plupart), une herbe nouvelle mais rare et courte.

De temps en temps, un guanaco.

 Rien d’autre que des champs bien peignés, bien semés, un avion survole à basse altitude et laisse tomber une traînée poudreuse d’un traitement quelconque.

Notre route continuera ainsi en montées, descentes, route sinueuse de montagne pour finalement arriver en surplomb sur l’immense lac NAHUEL HUAPI, 8O kilomètres de long, altitude700 mètres qui s’étale en bras et méandres jusqu’au pied de la cordillère des Andes, que l'on aperçoit au loin.

 Nous trouvons la ville de SAN CARLOS DE BARILOCHE. Ville touristique, luxueuse, l’alternance de pierres et bois vernis lui donne un cachet de montagne. Demeures somptueuses au milieu de parc fleuri et bien entretenu planté d’arbres superbes en majorité de conifères.

Au total 24 heures de bus dont 4 heures pour les arrêts. L’hôtel au bord du lac est bien venu, l’après midi libre d’excursion est utilisé pour notre détente et attente du dîner à partir de 21 h 30.

MARDI 25 MARS 2003

                                                               BARILOCHE

9heures départ en bus pour le CIRCUITO CHICO

Au bord du lac, l’église SAN FERNANDO, toute en bois, parmi des pelouses plantées de roses dominant une partie du lac avec vue sur l’hôtel LLAO LLAO, chic, luxe, golf, dans un décor somptueux.

Un torrent au milieu d’une forêt, de très beaux arbres gigantesques.

Nous continuons jusqu’au MONT CATEDRAL au pied duquel une cuvette a vu le développement d’une station de ski avec remontées multiples mécaniques et pistes diverses.

 

 Un téléphérique nous dépose sur un sommet d’où nous continuons avec un télésiège à deux jusqu’à 1900 mètres.

 La cordillère s’étend immense sous nos yeux, amas de rocs, de pics, de crêtes dont certaines cimes enneigées cachent leurs sommets dans les nuages.

Ici est une des grandes stations de ski d’Argentine, en juillet, aoùt et septembre.

 

MERCREDI 26 Mars 2003

SAN CARLOS DE BARILOCHE

 Le départ ce matin est à 9h30. Nous reprenons la route que nous avions empruntée hier pour aller jusqu’à PORT PANUELOS embarquer sur un grand catamaran confortable pour 300 personnes.

« El Condor »  pénètre dans le parc national depuis le lac NAHUEL-HUAPI en direction de l’ouest vers la cordillère et la frontière Chilienne.

Le plafond est très nuageux, sans soleil, temps frais et vent désagréable ; nous restons tout de même sur la terrasse  à l’air libre admirant le paysage.

 Lac glaciaire à 8OO mètres d’altitude dans lequel plonge les abords de la cordillère dont les flancs sont fortement et magnifiquement boisés.

 

Débarquement à PUERTO BLEST. Nous en profitons pour lâcher le groupe et partir à pied jusqu’au lac FRIAS situé à trois kilomètres.

Une route de terre mouillée, courant au milieu d’une forêt dense, aux parfums intenses,  semée d’arbres énormes en hauteur et en circonférence au pied desquels sont massés des bouquets serrés de bambous minces en forme d’anse.

 Des séquoias gigantesques, une multitude d’arbres que je ne peux nommer, forêt d’une richesse et densité telle qu’elle est impénétrable.

 Nous suivons une rivière peu large dont l’eau de couleurs jaune vert vient du lac FRIAS de même ton.

Coloration dûe à des matières minérales contenues dans les roches volcaniques qui le forment.

A PUERTO ALEGRE nous embarquerons un peu plus tard sur un nouveau catamaran pour une traversée de 20 minutes.

Il aboutit à PUERTO FRIAS, le dernier port Argentin et le plus élevé.

Toujours cette forêt superbe, juste un poste de douane, de là part une piste en terre.

La frontière Chilienne est à 3,5 kms et PUERTO MONTT sur le pacifique est à 20 kilomètres.

Tous ces ports ne sont que des noms, en réalité il s’agit d’une estacade en bois sur une rive, sans aucune habitation.

JEUDI  27 Mars 2003

SAN CARLOS DE BARILOCHE  vers SAN MARTIN DE LOS ANDES

Départ en car vers SAN MARTIN par la route des 7 lacs. Temps humide, mélange de nuages  bas et de ciel bleu.   La route  est belle, sinueuse, tantôt goudronnée, souvent en terre, traversons des forêts magnifiques ou longeant des lacs.

 Une vision rapide d’un gaucho à cheval dans un grand poncho en laine, avec chapeau, suivi par trois chiens. La végétation et la forêt changent, deviennent plus maigres, moins touffus, des variétés différentes, modification due à un régime de pluie différent et à un changement des températures.

La ville de SAN MARTIN DE LOS ANDES apparaît au bout du lac LACAR.

Comme beaucoup du groupe, nous renonçons à la dernière excursion qui nous semble peu intéressante.   

Nous partons sac au dos pour une marche de quelques heures avec une bonne dénivellation.

Nous sortons de la ville par un pont de bois enjambant la rivière qui se jette dans le lac LACAR.

Nous commençons à grimper par un sentier de terre qui serpente au milieux de très beaux arbres et qui surplombe le lac.

 

Nous continuons en pénétrant dans la réserve de la communauté indigène BANDURRIAS.

Forêt splendide dont le chemin nous mènera en descendant tranquillement jusqu’aux abords de la ville.

C’est la fin de notre séjour à l’intérieur de l’Argentine.

 Nous reprendrons demain la route pour MAR DEL PLATA où nous arriverons dimanche de bonne heure.

 

                                                          

MAR DEL PLATA

Nous retrouvons SAIL ROVER inchangé, bien sage entre ses amarres, des traces de pattes de chat sous la capote, celles de SINBAD le chat de nos amis PETER et SHIRLEY de CHINA MOON avec qui nous étions descendus jusqu’à MAGELLAN.

 Ils viennent de remonter après être passés par PUNTA ARENAS, USHUAIA et l’île des ETATS.

 Leur catamaran est en triste état, comme passé à la moulinette. Le jour où nous nous sommes perdus de vue, ils ont tiré des bords vers le premier goulet de MAGELLAN, le mauvais temps les a pris comme nous, six jours pour arriver à PUNTA ARENAS, l’enfer sur le parcours.

Les deux safrans arrachés, leur hélice perdue, un câble inox de la mâture coupé, leur annexe enlevée par une déferlante, leur pont, entre les deux coques, soulevé et cassé, un hublot bulle fracassé avec inondation d’une des coques, une grosse pièce de bois située à l’avant qui supporte la chaîne du mouillage arrachée par leur ancre flottante qu’ils avaient mise à l’eau, une des plaques de cuivre sous-marine qui doublait le fond de leurs coques arrachée........

 Tous deux sont revenus amaigris et épuisés. SHIRLEY disait qu’elle avait eu la peur de sa vie, rencontré les plus fortes mers qu’elle n’avait jamais vues, peur de n’en jamais revenir..............

vers RIO de Janeiro-BRESIL

 

  Presentation Photos CAPE TOWN - RIO Rio - Magellan Magellan - Panama