la POLYNESIE

 

RETOUR ACCUEIL

 

 

HAO-passe         AMANU-platier               AMANU-passe             cocoteraie        atoll  AMANU

    

 (cliquer gauche sur titre ou photo) 

 Les atolls :         - HAO         - AMANU 

SAMEDI 14 AOUT 2005

 GAMBIER vers TAHITI (980 milles)

 cliquer

GAMBIER vers L’atoll de HAO (466milles)

        Nous saluons tous nos amis avec la corne de brume.

Il faut remonter 60 mètres de chaîne au guindeau à main dans les rafales d’un fort vent suroît.

 Nous quittons l’ile de TARAVAI aux GAMBIER. Nous nous dégageons du corail en longeant les cinq petites bouées.

         

 Au près bon plein nous ferons 21 h  à la voile, à bonne allure, pour ensuite nous traîner entre 2,5 et 3 nœuds et finalement terminer au moteur pendant 75 h , jusqu’à l’ile de HAO.

        Le beau temps est arrivé jusqu’à nous. Plus au nord, nous atteignons plus souvent les hautes pressions et des vents soufflants Sud-Est ou Est. 4 jours de soleil, de mer belle et de nuits de lune presque pleine.

 

Ile de HAO en vue

        Le 18 Août au matin HAO est en vue devant nous. Difficile de distinguer à plus de 15 milles les îlots, malgré les innombrables cocotiers. Venant du Sud, HAO se présente comme une grande virgule que nous longeons sur 30 milles. Cocotiers, corail et sable. Nous sommes à la voile et au moteur. Notre souci est d’arriver avant la renverse, il est impératif de rentrer dans le lagon par marée montante. 

La passe et la marée : juste à temps

18°04 Sud – 141°00 Ouest

 C’est la passe la plus dangereuse, la plus violente de toute la Polynésie. Son courant, à mer descendante peut atteindre 20 nœuds. Les tables des marées du SHOM n’indiquent pas les heures pour HAO.

Il faut se baser sur les marées de MURUROA avec un correctif de moins 18 minutes pour la marée haute et moins 25 minutes pour la basse. Nous avons donc noté : marée haute à 13 heures 58 pour nous, ce 18 août 2005. Et quelque fois, le flux est toujours descendant.

         Une véritable course contre la montre s’engage pour nous. Il est 12h 30 et 6 milles restent à faire. Par chance le vent  souffle bien. Voiles et moteurs nous sommes à 5, parfois 6 nœuds. Cela sera juste mais peut passer.

        Longeant le village nous appelons, sans succès par VHF sur le canal 16, la gendarmerie. Récidivons à auteur de l’aéroport, cette fois ci nous communiquons enfin avec le brigadier. Il nous confirme l’impossibilité de rentrer par la passe à marée descendante.

 Tout doit aller parfaitement et juste à temps. La passe n’est plus très loin, à peine 3 milles. Le moteur choisit ce moment pour s’étouffer. C’est le silence, la stupéfaction, la consternation. Déjà, nous rêvions de l’abri à l’intérieur du lagon. Il faudrait attendre 6 heures la renverse à l’extérieur en tirant des bords par nuit noire. 

Panne de moteur

        Vite les clefs pour démonter le pré filtre, la durite du gas oil venant du réservoir, celle allant vers la pompette et les injecteurs. Le bol en verre sous le filtre est plein de boue, résultat toujours des bactéries dissoutes, traînant encore dans les cloisonnements inaccessibles du réservoir. Nettoyage de tous les tuyaux aboutissants.          

  J’aspire à fond par le tuyau pour faire monter le carburant, encore et encore, finalement j’en avale une peine gorgée. Je ferme la vanne pour éviter de perdre le niveau et rebranche la durite. Toujours rien. Je resserre le bol en verre sur le filtre, il semble que cela est une utilité. Dans ma précipitation je n’ai pas assez serré, d’où une prise d’air. Nouvel essai de pompage, tout marche, la vis de purge crache son nuage d’air et gas oil. Démarrage au quart de tour. Soulagement. Histoire classique, mais qui se renouvelle trop souvent….

 

ile de HAO :Dans la passe enfin !!

        Nous sommes juste devant l’entrée de la passe. On fonce. Encore 15 minutes avant la renverse. La bouée rouge d’entrée est encore inclinée vers l’intérieur. Un bouillonnement large commence juste derrière. La renverse est proche.

        4 puis 5 noeuds et nous sommes propulsés subitement à 10 nœuds à l’intérieur, survolant des fonds bleus transparents, colorés et magnifiques. Deux plongeurs polynésiens, en apnée, chassent sur notre droite à l’intérieur, au milieu des requins.

 Notre vitesse baisse rapidement, tombe à 2,5 nœuds. Nous sommes tout de même sauvés et mettrons 2 h pour effectuer les 6 milles qui nous séparent de l’ancien bassin militaire.

 

Mouillage dans un bassin très protégé

Tranquillité absolue. Nous sommes seuls avec 3 petites embarcations de pêche et quelques barques de l’U.S.M.A. présentes de l’autre côté.

 Il est nécessaire, dans le bassin, de se mettre le long d’un solide quai en béton, désaffecté mais en bon état, sur la droite, pour être abrité du clapot de l’ouest.

 C’est la meilleure place avec 7 à 8 mètres de fond, les anneaux d’amarrages sont là.

        Nous sommes au cœur de l’ancienne base arrière militaire, du temps de MURUROA et des expériences nucléaires.

A l’endroit de la base nautique, on devine un club, restaurant, plage. Des maisons individuelles en ruine sont toutes groupées au milieu des cocotiers.

        3 000 hommes, à l’époque, avec leur famille pour la plupart habitaient ces maisons. C’est, maintenant une ville fantôme. Les bâtiments sont défoncés, toits effondrés, matériel pillé. Sanitaires, électricité, portes, portails arrachés.

Sur des kilomètres c’est une désolation. Ateliers, dépôts, hangars, des grilles, des clôtures à perte de vue, des canalisations, tuyaux, gaines et fils électriques abandonnés.         Le village abritant 1200 âmes tombe en désuétude car la manne financière est partie.                   

Seule, demeure entretenue, la piste d’aviation : 3,500 km. La plus longue piste du Pacifique, maintenue en état dans sa totalité en partenariat avec les Américains. Cette piste pourrait être utilisée pour la navette spatiale en cas de modification de son plan de retour sur terre.

 

Séjour plaisant

        Notre séjour a été très agréable grâce à la rencontre, dans le village, de Stéphane, intendant et responsable de la formation hôtelière à l'USMA(base militaire pour apprendre aux jeunes polynésiens un métier).

 Invités à déjeuner au mess un dimanche midi. En plein air au bord de l’eau. Un régal d’asperges, de viande et de frites.

 Le lendemain il nous a procuré deux bicyclettes pour aller voir la passe à marée descendante à 12 kilomètres de là, dont la ravissante petite route est bordée de filaos.

On nous affirme que certains jours, il y a des creux de 4 m dans la passe. Le courant, ce jour là, est impressionnant.

 Sortant du lagon rempli par une houle inhabituelle, il est de 18 nœuds. Dans ce cas exceptionnel, courant et horaires sont modifiés. Il serait alors plus aisé d’y rentrer en fin de marée montante, s'il y en a une ! 

        Nous sommes venus ici pour INTERNET. Voilà 3 mois que nous n’avons pu accéder à notre boîte. Il n’y a pas d’Internet publique à HAO. Grâce à STEPHANE qui nous a fait connaître son collègue LILIAN, nous avons pu sur son abonnement personnel, copier quelques uns de nos 43 messages et en réexpédier certains. 

        Plusieurs épiceries avec des prix parfois deux fois ceux des GAMBIER ; Une poste qui ne fait pas le change des Euros en francs polynésiens. Aucune banque ni  billetterie. Par chance le boulanger-épicier du village, dit COCO, dépanne sans problème. 

La deuxième nuit. Un rat s’est introduit dans le bateau. C’est l’horreur. Course poursuite pendant des heures, ouverture de tous les placards et des coffres. Rien, que des crottes. Où se cache t il dans la journée ? Une belle tapette toute neuve à 5 € est mise à sa disposition mais il ne s’y laisse pas prendre !

MARDI 23 AOUT 2005 

HAO vers AMANU (16 milles) 

Après 4 jours de farniente, de vie paisible et de repos, nous décidons de partir et rejoindre à 16 milles au Nord Est, l’îlot d’AMANU.

Dans la matinée quittons HAO avec la marée, vers la passe. Nous nous engouffrons dans le couloir d’eau emportée à la vitesse de 11 nœuds en nous dégageant aussitôt vers la droite. Nous évitons ainsi le torrent tumultueux créé par la rencontre de la masse d’eau sortante se heurtant à la pleine mer.

 Collisions marquées par des creux, des vagues déferlantes, bouillonnements et tourbillons, qui vont à des milles au large et que nous préférons éviter. 

Navigation paisible par un beau soleil, vent modéré du Sud-Est. Les cocotiers d’AMANU sortent peu à peu de l’eau, puis apparaît la faible épaisseur de sable et coraux qui leurs servent de support. Sous, nous longeons la côte ouest de l’atoll. Couronne fermée sur laquelle la mer vient se briser.

 Nous observons le littoral, afin de découvrir la première des trois passes Sud Ouest qui va se présenter à nous. Les maisons et deux églises apparaissent.

La passe est là, étroite : 50 m, coraux à droite et à gauche. Pas de bouée. La tranchée d’eau bien nette dévoile un fond d’aquarium, tant l’eau est limpide.

 A l’extérieur les eaux mêlées s’affrontent encore bien que le flot soit montant depuis 2 heures, le lagon se vide encore !

Nous allons affronter cette masse sortant du goulet. Une sorte de miroir en surface nous donne l’impression d’une eau sans mouvement, un lac.

 

Combat dans la passe

cliquer

Il est 14 h, nous nous engageons, au moteur, avec une vitesse de 5 nœuds qui tombe immédiatement à 1,3 nd puis 0,4 nd pour se stabiliser à 0,2 et 0,1 et même de temps en temps à 0 nd.

Nous regardons les berges, fixons un point qui reste longtemps par notre travers. L’église est notre repère.  

Il nous serait difficile de regagner le large avec le bateau, dans ce torrent si étroit, sans aller nous planter sur le corail.

 Aussi c’est avec angoisse que nous surveillons, en silence, notre progression.

 Je suis à l’avant, Marie-Ange aux manettes du moteur me crie les changements de notre vitesse lues sur le G.P.S : 0,1 nœud, 0 nd, 0,1nd, 0,2nd, 0,1nd, 0nd.

 Une demi­-heure pour franchir 0,180 mille soit à peu près 335 mètres, avant de pouvoir virer sur notre droite dans le lagon où l’on échappe enfin au courant.

 

Abri naturel

Nous longeons une bande de terre où se situe à son extrémité, un gros pylône métallique porteur d’une masse d’antennes alimentées par 60 panneaux solaires.

Cette petite langue de terre cache l’abri pour les barques de pêche et les voiliers en escale ici. On passe une porte de 10 mètres de large entre 2 petites boules blanches piquées au-dessus de l’eau dont la profondeur ne dépasse pas 2m50.

Peu après, il faut préparer une ancre à l’arrière et laisser aller la proue pratiquement à toucher terre pour s’amarrer sur des troncs morts. Ceux qui sont là, tous très amicaux, nous aident à fixer les amarres.

MOUILLAGE   17° 50'653 S.  140°51'156 W.

Un voilier Allemand est là. Deux jeunes à bord depuis un mois goûtent la vie polynésienne avec délice, pêche et farniente. L’accueil est chaleureux, invitation par nos voisins pour un dîner de poissons, salade de pousses de soja, rillettes d’œufs de dorade, pain fait bateau.  

 2 recettes hors du commun

 

Beignets de la fleur de COCO :

- ouvrir et prendre le coeur mou de la coco germée (comme une grosse balle de mousse blanche) on laisse de côté la pulpe blanche et dure.

- l'écraser à l'aide du moulin à légume.

- rajouter deux grandes cuillères de farine,bien mélanger avec sel et épices de son choix.

- jeter dans un bain d'huile bouillante, des cuillerées de la préparation,et laisser dorer.

- retirer et laisser s'égoutter sur un papier absorbant. A déguster bouillant. 

 un délice.

--------------------

et puis LE URU

Bien sûr, ce gros fruit vert, appelé plus communément "fruit de l'arbre à pain", se prépare soit frit soit en purée, mais nous en avons particulièrement apprécié la galette.

- prendre un URU  très mur, mou donc.

- l'ouvrir et l'évider avec une cuillère dans un saladier et mélanger avec  sel et 2 grandes cuillères de farine levante.

- verser le tout dans la poêle d'huile frémissante, et laisser dorer sur chaque côté.

Quelle divinité cette saveur salée-sucrée !!

 JEUDI 25 AOUT 2005 

Village de l'atoll 

Bien au calme dans le bassin,  le nez du bateau contre terre nous permet de descendre sans embarras.

Selon les atolls, les habitants sont concentrés en un espace unique. Un village, deux églises, une école primaire. Ici une centaine d’habitants, une grande famille. Pas d’épicerie, pas de gendarmerie. On vit au rythme des passages des goélettes : petits cargos ravitailleurs.

 Le village est en deuil, il a perdu son infirmière morte d’un cancer dans un Hôpital à TAHITI. Le corps rapatrié par avion jusqu’à HAO est arrivé tout à l’heure par un bonitier.  Tous ont accouru au débarcadère : hommes, femmes, enfants et chiens, pour revenir en cortège vers l’église.   

 

Devant nous, sur le terre plein, une famille étale  dans un rectangle délimité par des parpaings, des centaines  de demi cocos decortiquées.

2 jours de séchage au soleil, seront nécessaires, avant d'expédier ce copra, par le caboteur pour l’usine à TAHITI et le transformer en huile.

 

Les poissons perroquets et autres chirurgiens nettoient notre coque. Ils se régalent des coquillages et algues prisonniers des puits de dérives. Nous les observons par les plexis qui donnent sur le contre poids de nos dérives. On entend le crac crac et le raclement de leur dentition acérée sur l’aluminium. Ils travaillent pour nous, avec efficacité, sous le regard d’une jeune langouste qui a trouvé son home sous notre coque, elle agite ses antennes d’une façon fébrile au passage des poissons.

 MARAMU « vent du sud est » puissant 

Depuis quatre jours, souffle un MARAMU « vent du sud est » puissant, étendu sur une zone depuis TAHITI passant par les TUAMOTU allant jusqu’au GAMBIER. 35 nœuds au sud, 20/25 sur nous. Nos amarres sont tendues. Il est plus difficile de descendre à terre, l’écart étant plus grand entre le terre plein et nous.

Le ciel nuageux, la température plus basse, le lagon est très agité. Les barques restent au mouillage. La chevelure des cocotiers est retournée. Nuit et jour, avec une régularité constante, le vent souffle.

Ce jour là arrive la goélette de TAHITI. Elle reste à l’extérieur sous le vent de l’île, impossible d'accéder à l'intérieur, le courant de sortie du lagon est trop fort.

 Une navette, grande chaloupe en aluminium, fait le va et vient apportant marchandises et ravitaillement. Il est possible d’acheter des produits d’épicerie par l’intermédiaire du subrécargue qui enregistre et encaisse à terre, nous donnant satisfaction une heure après, au tour suivant.

C'est jour de fête tant attendu chaque mois. Les villageois presque au complet attendent, emportant leurs commandes au fil des arrivages : caisses de bière, pains, œufs, bois, matelas défilent et sont emportés à dos d’homme ou à l’aide de brouettes. Pour les choses lourdes, comme les fûts de gas oil, la pelle mécanique communale dans sa benne, les véhiculent.

 

Promenade l’après midi par la piste ensablée qui sillonne au milieu des cocotiers. Un raz non navigable, hérissé de coraux par où l’eau du lagon s’écoule vers l’extérieur, nous sépare d’une suite de Motus qui ferment le lagon. Retour par le bord de mer côté pacifique sur un platier à marée basse, à petits reliefs pointus très agressifs.

 Chaussures indispensables, nous marchons sur cette croûte semée de flaques d’eau, blanchie par des plaques de sel, où nous ramassons des coquillages qui nous semblent exceptionnels     

 

  3 SEPTEMBRE 2005

AMANU vers MOTUTUNGA vers TAHITI 490 milles 

départ

        Dans le bassin si calme, à l’eau transparente nous larguons les amarres avant et nous  nous halons sur le cordage de l’ancre arrière que nous relevons.  Dérives relevées au maximum, nous franchissons l’entrée du bassin.

Marée basse, un mètre cinquante sous la coque, nous nous retrouvons dans le lagon, déjà aspirés par le courant de la passe qui est très près.

 La mer est pourtant montante depuis deux heures, le lagon évacue encore son trop plein. Nous filons à neuf nœuds, moteur en marche  pour éviter tourbillons et creux là où les eaux montantes et descendantes se rencontrent. 

Pacifique… hum la mer ne l’est pas !!

        Vent de travers au départ qui tournera progressivement Est, Nord est, après plusieurs hésitations nous valant dans la nuit bien des manœuvres de voiles et tangon. La vitesse est mauvaise dans l’après midi : 2,5 nœuds pour s’améliorer dans la nuit. Finalement au bout de 24 heures nous aurons couvert 100 milles. Ne nous plaignons pas.

        Le deuxième jour le vent est devenu fort 25 à 30 nœuds maximum sous des grains fréquents, la mer est chaotique. Un mélange de trois houles : Sud, Sud est, et Nord est. Les creux sont de cinq à six mètres. Le vent instable, des moments de furie puis des baisses de régime, le régulateur d’allure ne peut tenir ce régime.

 Le pilote électrique prend la relève sous notre surveillance. Sous les coups de butoir du vent et des vagues, il ne peut résister et appelle souvent au secours.

        Le vent comme toujours oscille en permanence de 30°. Est puis Sud Est. Complication pour choisir les voiles et leur orientation. En ciseaux puis réduire l’enrouleur et prendre des ris. Mettre le tangon, l’enlever. Des manœuvres successives toute la nuit.

 Marie-Ange a un mal de mer comme jamais elle n’a eu. Elle s’accroche tout de même héroïquement à la barre, un seau à ses côtés ; tandis que j’officie sur le pont, cramponné d’une main, manoeuvrant de l’autre, par une nuit noire.

 Atoll MOTUTUNGA en vue

 

l'atoll                              la passe  

 (cliquez gauche)  

        Nous allons si vite que l’atoll de MOTUTUNGA sera atteint à 2 heures du matin, nuit sans lune, ciel noir de nuages. Il est impensable de prendre une passe inconnue, sans respecter l’heure des marées et sans y voir.

 Nous bridons le bateau : génois enroulé presque complètement. 3 ris dans la grande voile. Nous filons toujours à plus de 5 nœuds. Au lever du jour, aux premières lueurs, nous nous mettons à la cape. Lorsque nous remettons en route l’île est là sous nos yeux. Un lagon de 5 milles, deux morceaux de terre émergeant, un pointillé d’îlots, le reste une couronne de corail.

 Nous nous approchons de la passe, l’on peut voir l’intérieur du lagon tout blanc d’écume, il est inutile d’insister. Pas d’abri contre vent et clapot et absence de courant montant pour y pénétrer.

Sous l’effet du vent, montée subite des eaux du lagon, d’où  accroissement considérable du courant descendant et  annulation de courant montant.   

 Nous décidons de rejoindre directement TAHITI, sans escales.

Vers l'ile de TAHITI

RETOUR SOMMAIRE