SAMOA

 

 

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Western SAMOA      (plein écran : cliquer gauche)

 

 

DE SUVAROV VERS SAMOA OUEST -512 milles

Quatre jours de navigation prévus mais étant donné le peu de force d’Eole, les deux premiers jours nous font envisager, par force, une cinquième journée.

Notre vitesse faible : trois nœuds à 3,7. Nous nous traînons. Les troisième et quatrième jours  seront musclés, le vent est reparti avec force, levant une mer hachée et une double houle.

Nous partons en surfs impressionnants. C’est une cavalcade pour le voilier-ami « STEPHILANN » et nous. Nos deux bateaux OVNI 41 et VIA 39 gardent exceptionnellement la même vitesse  et sont toujours à porté de radio.

La quatrième nuit est si musclée qu’il faut ralentir pour ne pas arriver à APIA par nuit noire sans lune mais au petit matin. Nous bridons nos bateaux en réduisant nos voilures respectives.

 SAIL ROVER avec trois ris et un génois à demi enroulé monte jusqu’à 9 nœuds, du rarement vu. Un quatrième ris et encore moins de génois permettront de ne pas dépasser 6 à 7 nœuds.

De gros tas de nuages passent sur nos têtes toute la nuit générant une recrudescence de la force du vent et lèveront une houle plus forte. Vent de travers, le bateau par moment part dans des glissades gigantesques sur tribord puis se redresse se balançant de droite à  gauche avant que le régulateur d’allure ne rétablisse notre cap.

   

MOUILLAGE APIA SAMOA OUEST    LAT : 13° 49'777 S  LONG : 171° 45’O66 W.   

Par V.H.F.avec André et Marie France nous ne cessons d’échanger nos impressions. La nuit est longue, nous verrons l’aube se lever avec soulagement. L’île apparaît et l’entrée du port s’avance vers nous. Le calme, la paix, le repos, l’apaisement d’être à l’abri une fois l’ancre mise au fond (4 mètres).

APIA - SAMOA  - dimanche 3 Septembre 2006

Tranquillité du mouillage d’APIA en bordure de ville sous la protection du brise lames et du quai pour les cargos et du petit ferry qui ne bouge qu’une fois par semaine pour aller aux Samoa Américaines.

Le ponton du club de pêche accepte aimablement d’abriter nos annexes, en toute sécurité et permet l’approvisionnement en eau potable.

La douane est presque en face à deux pas, ainsi que la capitainerie du port que nous avons tous évitée ; par contre les bureaux de l’immigration sont au centre ville après l’immeuble du gouvernement et de la place de l’horloge.

Les formalités sont simples. Pour s’y rendre cheminement piéton en bord de mer, planté et fleuri. Le reste de la ville montre des chaussées en mauvais état, la saison est bizarrement pluvieuse, les routes de vrais cloaques par endroit.

Un marché couvert de fruits et légumes avec des étals bas. Les marchandises se vendent par tas ou pièce. Pas grande variété pour les fruits, les bananes dominent.

 Suivant la saison : mangues et avocats, quelques pomelos à peau très épaisse, mauvais. Pour les légumes quelques genres de blettes, les fruits de l’arbre à pain, des sachets de petites tomates, quelques aubergines.

Nous avons trouvé des gens aimables mais sans charme, la vie y  parait fade. Les hommes depuis l’arrivée des missionnaires portent des jupes étroites croisées tombant sous le genou.

Il est intéressant d’acheter un régime entier de bananes, plutôt qu’un kilo. Il en est de même pour les fruits de l’arbre à pain qui sont vendus par panier de douze unités et qu’il est impossible de négocier par deux pièces ou alors à des prix extravagants.

Les taxis pratiquent des prix corrects (1 euro).Internet est répandu (2 euros) mais la vitesse n’est pas excessive.

Location d’une voiture (45 euros), avec le voilier-ami STEPHILANN, partons pour la journée accomplir un circuit touristique de l’île recommandé par une Française vivant à Apia.

 Curieuse et désagréable surprise, les arrêts aux points de vue et autres sont payants : un ou plusieurs individus se précipitent dès que nous avons mis pied à terre pour pénaliser la voiture et chaque passager (1.5 euros/pers) sous prétexte que l’endroit est  privé ou appartient à la communauté.

 L’île est très verdoyante, la côte sans beaucoup de plages sauf sur la côte sud «côte d’azur de l’endroit» où abondent côte à côte des bungalows locaux en location, cases en bois sur pilotis, équipées de matelas qui permettent d’y passer la nuit ; construites à même le sable à un pas de l’eau.

Vers l’intérieur : le relief est animé, par moments, par de minces cascades qui coulent de haut, le site est toujours payant bien sûr.

Les villages se ressemblent tous. Constructions de même modèle : maisons pimpantes sans mur, le toit soutenu par des piliers abrite des lits, canapés, réfrigérateurs, cuisinières. L’air y circule librement, des toiles plastiques sont déroulées lorsqu’il pleut.

Au centre du village une espèce de mare plus ou moins grande, creux naturel, un peu aménagé sur les bords, fait office de piscine, lavoir, lieu de rafraîchissement où les habitants barbotent habillés.

Une vie coutumière et très communautaire qui a permis, sans doute, l’emprise des religions sur ces populations. Choquante profusion des églises, temples, lieu de réunion de sectes de toutes sortes.

Les mormons ont envahi ces deux îles, canalisant les fidèles jusqu’à eux en ayant implanté des lieux de culte, riche et souvent important, tous les dix kilomètres. L’absence aux offices, en particulier du dimanche, est taxée d’une lourde amende.

Début Septembre des fêtes Nationales se déroulent avec des compétitions et défilés en musique. Matchs de cricket, concours de chants et courses de pirogues.

L’entraînement occupe et distrait nos matinées et fin de soirées sur le mouillage : embarcations étroites et longues de trente mètres avec cinquante rameurs, dos au sens de la marche, tirant à deux mains sur leur unique rame. A l’arrière un barreur qui harcèle et stimule, debout, ses équipiers tandis que à l’avant un joueur de tambour scande inlassablement  le rythme,  spectacle impressionnant.

Nous avons assisté un soir dans une immense salle, avec estrade au fond, à un concours de chant religieux.

Des chœurs mixtes en uniforme souvent blancs de cinquante choristes et plus, chantant à tour de rôle le même psaume répété trente et une fois, puisque il y avait trente et une formations différentes.

 La première l’île l’UPULU semble plus civilisée ou mieux habituée aux étrangers.

En dehors de leur langue les SAMOINS parlent l’Anglais. Chose curieuse, la conduite des voitures se fait à droite malgré l’influence Anglaise.

Pays sans ressource qui vit grâce à l’aide mondiale, y comprise celle Européenne.

 

UPULU vers SAVAI  pour mouiller à MATAUTU   50 milles vent Est 15 noeuds

Nous quittons APIA pour aller sur l’île de SAVAI. Un bout de côte entre deux haies de coraux perpendiculaires à la terre. Mouillage séduisant par dix mètres d’eau mais qui se révèle rouleur et désagréable, à marée haute surtout, mais pratique pour une nuit. Partis à sept heures nous y étions à 3 heures. Carte fausse : 2.5 milles trop au sud.

Repartons le lendemain en début de matinée pour longer la côte de cette deuxième île et aller mouiller presque à son  extrémité ouest à 20 milles de là dans la baie d’ASAU.

L‘entrée de la passe n’est pas bien décrite et les cartes sont comme pour le mouillage précédent, complètement fausses et 3 piquets sur 6 manquent.

A l’endroit présumé de la passe nous avons eu la bonne fortune d’arriver à marée basse et excellente luminosité. Un petit îlot boisé sur la droite quasiment à la côte ; on longe avant cet amer un long platier se prolongeant par les restes d’une ancienne piste d’aviation.

Il faut piquer droit sur la terre dés que la pointe de cette piste est dépassée et virer le long de celle-ci, laissant un poteau blanc sur bâbord côté piste, et deux autres de même nature sur tribord.

 Les derniers marquants le début et la fin d’un gros platier isolé, celui-ci passé, le passage est clair et sans danger jusqu’au fond de la baie vers le quai en bois. Il est prudent de guetter à la proue. L’endroit est idéal, les eaux claires permettant de brosser la coque. Au moment de notre arrivée les habitants des alentours, profitant des fortes marées, se promènent sur le platier à la recherche de coquillages.

A marée haute une bonne partie de la langue de terre et la totalité du platier sont sous l’eau, générant une houle assez supportable mais désagréable à la longue. 

Le lendemain nous nous déplaçons, allant sous la protection du quai, à l’intérieur du bassin formé par la côte et ce dernier. Pas de clapot mais des moustiques…….    

8 mètres d’eau sur fond de sable. Le mouillage est très calme, très protégé, nous y étions parfaitement bien.

Un petit village accessible en annexe avec deux épiceries où l’on trouve le minimum essentiel. Eglises, terrains et joueurs de cricket.  

ASAU  : LAT :  13° 30’ 700 S.  et   LONG : 172° 38'048 W

SAVAI des SAMOA-OUEST  vers WALLIS - 210 MILLES vent SUD-SUD EST 15 /22 noeuds

 

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