TAHITI

 

LA POLYNESIE

 

 

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vues de TAHITI (cliquez gauche)

- Atterrissage à TAINA.
- Baie de PHAETON.
- TARAVAO : Carénage
.
- Fleurs de Tahiti.
 
 

 

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 l'atoll de AMANU vers TAHITI : 490 Milles

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        Les grains pluvieux s’estompent, ils restent des nuages sombres, noirs, terribles à regarder. Nous hissons à nouveau ce qu’il est raisonnable d’envoyer et repartons pour une cavalcade continue.

La nuit suivante, et le quatrième jour la surface de la mer est toujours cabossée mais, la grosse houle du Sud a disparu, celle qui   nous bouscule par le travers, c’est un grand mieux, nous sommes plus confortables.

 Le vent que la météo prévoyait en baisse ne désarme pas.

Il faut réduire à nouveau : comme toujours SAIL ROVER moins toilé et bien à plat sur l’eau et malgré la réduction de la voilure accélère, des pointes proches de 8 nœuds. Les milles sont grignotés de plus en plus vite.

 

TAHITI en vue

        Le vent oscille toujours Est, Sud Est avec des rafales surprenantes. Toute la matinée, il faut se relayer à la barre et finir par réduire un peu la voilure. La vitesse se maintient à 7 nœuds et plus.

Toute la nuit le vent souffle, la mer est levée. Au jour, vers 4h30 la vitesse chute un peu, le vent faiblit. Tout la matinée : manœuvres de voiles, relâcher les ris, en reprendre, tangoner à tribord puis à bâbord. Finalement vent de travers jusqu’à TAHITI qui grossit sur l’horizon.

        Grande île, très montagneuse, une succession de pics et de vallées très vertes d’aspect. Nous arrivons par le Nord. Jusqu’à la pointe VENUS, nous sommes poussés par un Maramu Sud Est, c’est un alizé musclé. Cette navigation finale est très belle.

Le pic TAHITI et ses voisins sont cachés par les nuages accrochés sur leur sommet, la mer est d’un bleu foncé, étonnant sous un bon soleil.

 Nous regardons la côte défiler et en sommes séparés par une ligne continue de corail sur laquelle la mer brise. Pour aller mouiller à la pointe il faut contourner cette barrière qui ferme comme un hameçon l’accès à la côte et revenir ensuite le long, pour mouiller à l’abri.

        Une bande côtière étroite, aussitôt après les pentes, s’élève bâtie à l’excès par endroits. Une activité de bateaux à moteur qui filent dans le lagon intérieur suivant un chenal peu profond. La vue est ensuite gâchée par les gros réservoirs de stockage de carburants.

 

      PAPEETE : la passe

   

     La pointe passée, le vent est masqué par l’île.

Nous finissons au moteur, vers la passe principale, l’entrée du port de PAPEETE, d’où ne cessent d’entrer et sortir d’énormes ferries rapides nous frôlant de trop près.

   Nous naviguons entre la côte et le corail, de bouées en bouées.

 

 

 Des dizaines de pirogues en plastique s’y entraînent pour des championnats à venir.

Embarcations à 1 rameur, 2, 4, 6, puis des grandes avec 15 rameurs qui avancent à plus de 10 kilomètres à l’heure en cadence sous le contrôle d’un chef qui crie des ordres en chantant pour le changement tribord ou bâbord des rames sans perdre le rythme.

        Nous longeons le chenal sur 5 milles et aux abords du terrain d’aviation, avant de couper l’axe de la piste, un immense panneau nous rappelle de contacter sur canal 12 par V.H.F. la vigie afin de solliciter le passage, ne pas oublier ensuite, à l’autre bout, côté Ouest de refaire la même demande.

                Nous longeons ensuite une série de bungalows en bois, pieds dans l’eau, magnifique réalisation de l’hôtel de grand luxe BEACH COMBER.

Finalement TAINA, nous mouillons presque en face de l’entrée de la Marina du même nom, un peu à l’écart du chenal derrière les bouées vertes par un fond de sable de 6 mètres :

 Position de notre mouillage : LAT. 17° 35’ 295 S.  LONG.149° 37'079 W.

Parfaitement au calme et protégé

La confiture fermentée, le fond de margarine ranci, le reste du pain moisi, il était grand temps d’arriver à TAHITI. Marie-Ange n’appréciant pas vraiment ces mets, je finissais tout copieusement, ravi de cette aubaine qui ne me gênait en aucune façon.       

        Tout de suite nous sommes accueillis par Josy et Jean Pierre sur leur ketch BERNIC. Dîner à leur bord avec Yves et Reine autre voilier. Quel plaisir de dévorer de l’agneau de Nouvelle-Zélande, nous n’avons plus vu de viande depuis 4 mois.

    SEPTEMBRE 2005

Nous voici à TAHITI, la superbe, projet immédiat : farniente………………………

 

TAINA

 

  Marina de TAINA, entre le chenal et la barrière de corail, fonds merveilleux et turquoises de 6 mètres : sable et patates de corail.

Quel bonheur d’observer les myriades de petits poissons rouges, s’affairant autour des bouquets colorés de coraux.

Protection totale des vents dominants d’Est, trop même, on manque parfois d’air, il fait très chaud.

 

 

            Une quinzaine de voiliers autour de nous. Va et vient incessant de canots, entre marina et mouillage. Beaucoup sont là pour remonter la caisse du bord. La marina offre l’avantage d’accepter les annexes, à l’abri, au quai derrière le poste de carburant avec possibilité de s’approvisionner aussi en eau potable.

 Quelques grains pas méchants viennent tempérer l’atmosphère et transformer les couleurs du paysage.

           Vue de la mer, la côte tahitienne présente une petite bande côtière au pied de collines devenant  des montagnes.

Les constructions sont  nombreuses. Les villas aux superbes pelouses  prolongées par des estacades de bois en bord de mer, se succèdent. Les marées sont presque inexistantes et ne dépassent jamais 30 cm. et l’on constate que les eaux sont au ras des jardins. 

Point de pas géométrique en Polynésie. Les accès publics à la mer sont rares, peu de plages au sable blanc à TAHITI.

Ces passages le plus souvent sont occupés par des clubs de pirogues à balanciers et à rames.

 Ils disputent des courses réputées et suivies, dont les équipages courent pour des marques ou des sociétés qui souvent permettent aux champions d’obtenir une situation rémunérée.

On se dispute les meilleurs et en fin de saison ils font l’objet de transfert comme des footballeurs.

 

La ville et les gens

 Proches de notre mouillage cohabitent  Leader Price  et  Carrefour avec centre commercial. On peut rapporter ses achats en caddie jusqu’à la marina sans encombre, un service de ramassage viendra le récupérer.  

 TAINA présente l’avantage d’être à 15 km de la capitale PAPEETE et d’offrir des commodités de ravitaillement.

 Les formalités sont simples : trio habituel à tous les pays visités : capitainerie, émigration et douane dans l’ordre.

 On nous reprécise  les droits de présence du bateau en Polynésie soit 1 an. Ensuite c’est le départ ou la fameuse « papétisation » (20% prix bateau à verser dans les caisses du pays).

Facilité pour renouveler le passeport, mais avant toute demande :

 - Obligation  d’un séjour de 3 mois en Polynésie,
- Attestation de domiciliation  par la capitainerie:     résidence sur SAIL ROVER dans la marina de TAINA
- Timbre fiscal de 100 €
- Livret de famille faisant office d’extrait de naissance

   Et nous voila Tahitien pour 10 ans.

LE TRUCK

 

On emprunte le « truck », le bus local  châssis de camion sur lequel est monté une cabine de bois, à fenêtres coulissantes.

3 banquettes longitudinales en moleskine dont une au milieu. Tarif unique 130 francs polynésien en 2006 soit 1  €, par personne. Ambiance très conviviale.

 

Les voyageurs montent et descendent au fur et à mesure des demandes.

 Les gens sont sympathiques et souriants. Un «iaorana» (bonjour) adressé collectivement brise un air réservé et permet d’engager la conversation.

 On s’enquiert d’une adresse, où trouver un magasin recherché ; il n’est pas rare lors de notre descente de trouver un passager qui se propose de nous guider à travers la ville.

 

Trajet de ¾ d’heure de notre mouillage à la capitale. On passe devant l’Université, les grands Hôtels et l’Aéroport, on suit le bord de mer, le spectacle du lagon turquoise est magnifique.

Terminus au centre ville juste en face du syndicat d’initiative et d’un marché qui présente à profusion :

 fleurs et fruits, colliers de coquillages, chapeaux et paréos colorés. Merveille de couleurs.
 

 


       LES PERLES 

Au cœur de PAPEETE  les joailliers offrent le plus grand choix des perles de Tahiti,  dont l’élégance, le charme et l’exception  ne sont plus à glorifier.  Chacun  trouve son bonheur parmi ces joyaux de la mer aux tailles et couleurs si différentes.

  FLEURS et TATOUAGES

Non loin, un jardin publique, square à l’air colonial un peu désuet et son kiosque à musique, presque devant le quai des grands yachts. Celui de Bill Gate est là, impressionnant de grandeur, l’hélicoptère trônant sur la plate forme d’atterrissage.            

 Papeete est une ville grouillante de monde, gaie et souriante, colorée par les fleurs en abondance.

La fleur de Tiaré, l’emblème de Tahiti est partout  offerte, dans des corbeilles. Chacun la pique derrière l’oreille à sa guise, selon la coutume.

 Les jeunes femmes fixent  dans leur longue chevelure noire, souvent tressée, de splendides hibiscus rouges ou portent de remarquable couronne florale.

Les femmes plus âgées portent un chapeau de paille tressé, lui-même décoré de fleurs ou de coquillages.

Et tous semblent joyeux et amicaux, le salut facile.

L’architecture de la ville n’est pas écrasante, les grands immeubles ne sont pas vraiment abondants encore.

Une prolifération de jardins, de plantes et de fleurs donnent un air gai. 

Les hommes sont presque tous largement tatoués ; sur les bras, les épaules, les cuisses, les mollets, les genoux.

Il y a une continuation des coutumes ancestrales dans ce domaine.

 Les femmes le sont aussi, d’une façon plus discrète, souvent dans le creux des reins que leur chemise laisse deviner.  

 

Les MAHUS

                        Certains hommes, physiquement grands, massifs  arborent un air et des manières sans conteste efféminés et sont habillés en femme. On les croise dans la rue, sont employés dans les magasins et souvent dans la restauration. D’une gentillesse et patience remarquable, attentionnés et souriants : ceux sont des Mahous.

Elevés depuis leur naissance dans un esprit  féminin, participant au service ménager en famille, habillés comme des filles, ils sont, au fur et à mesure, qu’ils grandissent détournés de leur condition de naissance, poussés à être homosexuels. Coutume, autrefois qui s’expliquait, afin d’empêcher cet enfant de participer aux guerres tribales au risque fréquent de se faire tuer ; un refuge en somme pour survivre.

Ils existent toujours et sont nombreux, parfaitement admis et intégrés dans la population comme quelque chose de complètement naturel.

 

Visite Musée Gauguin

Le musée que nous visitons est merveilleusement situé au bord du lagon.

 Il est constitué d’une série de farés, bien étudiés, reliés par des allées à travers un petit parc agréablement planté.

Face à l ‘eau des Tikis de pierre appellent à la méditation.

 

 

 Le petit musée n’a en fait que peu d' intérêt. 

Suites de panneaux relatant la vie de Gauguin, illustrés de photos jaunies et reproductions de ses tableaux aux couleurs passées n’exprimant pas ou plus le style du peintre qui usait de couleurs si vives, si chaudes.

En face de la sortie, un jardin botanique, ancienne propriété et donation d’un riche américain ; de toute beauté, une réunion d'essences rares. 

 

                                                                        L’ARAIGNEE !!

 Dans notre évier, est arrivée, on ne sait toujours pas comment  une ENORME araignée, noire et grande comme la main, du genre de celle qui fait son terrier dans les terres mais pas de toile.

 Alors tout poil hérissé, j'exhorte Tony que je pousse en avant de s'occuper de son sort et surtout de ne pas la rater.  Evidemment il l'a ratée. Et le voila poursuivant l'intruse avec l'arme à feu, l'insecticide. Il en pulvérise généreusement partout dans le carré sauf sur la bête. Et voici que le monstre aussi affolée que moi fuit à toute vitesse de ses 8 jambes, on aurait dit qu'elle volait. Et la voila partie dans notre couchette où il y a tant de  recoins.                                                                                                                                 

       Et fait une halte sur MON oreiller, moi inutile et  paralysée,  je la contemple, comme elle d'ailleurs. Alors TONY prend le tout en douceur et mon oreiller et la chose dessus bien étalée qui a la bonne idée de ne pas sauter.    Tout doucement il se dirige vers la sortie qui se trouve quand même à 10 m de là et j'assiste avec soulagement à l'assassinat de l'insecte que Tony balance le plus loin possible dans l'eau (mais sans mon oreiller). Peut être que cela nage alors, et pendant une longue minute je l'ai regardé couler, toutes pattes écartées, étourdie quand même par le poison. Depuis, j'inspecte le bateau sous le regard rigolard de TONY. Et dès que j'aperçois une ombre je sursaute terriblement.

 

 Baie de PHAETON vers le Sud Est de TAHITI.(30 milles)

          12 OCTOBRE 2005

La saison avance. Nous décidons de quitter TAINA pour mouiller dans la baie de PHAETON vers le Sud Est de TAHITI : la presqu’île de TARAVAO.

Nous serons dans ce doigt de mer, bien abrités donc du Nord et de l’Est, véritable trou à cyclone et bien protégé pour la période cyclonique de Janvier à Avril, s’il arrivait une menace quelconque.          

Il faut sortir par la passe de Taina et longer extérieurement la barrière de corail jusqu’à la passe de Phaéton (27 milles). Quatre à cinq heures de navigation. La première heure, un vent portant, ensuite le vent Est de face, nous oblige à mettre notre moteur. La mer est belle, le temps magnifique.

Nous arrivons à la passe, la plus tribord, bien balisée en rouge et vert. Etonnement de trouver au milieu de celle-ci des flotteurs de casiers de pêcheurs qui ne s’embarrassent pas des règlements.

Le vent forcit 25 noeud du nord-est dans ce goulée, nous freinant pendant une petite heure.

            Une étroite largeur de mer nous amène en longeant la côte dans la baie de Phaeton : calme, accueillante, reposante, entourée d’une végétation abondante, bordée de collines boisées qui grimpent aussitôt dans les arrières, laissant juste la place pour le passage de la route qui fait le tour de l’île.

La petite marina de Phaéton est là à notre bâbord, blottie et très protégée cachée par la terre.

Nous prenons une des cinq bouées à disposition devant la cale qui permet de tirer les bateaux à terre. Des chariots immergeables permettent de sortir voiliers et catamarans jusqu’à 8 mètres de largeur et ne dépassant pas 15 tonnes, les entreposant ensuite sur des bers en acier. Absence de Travel-lift.

Tout y est faisable : réparations, peintures, transformations, hivernage ; un atelier résine avec fabrication de bateaux en plastique ; chantier pour la fabrication de bateaux aluminium, voilerie, atelier de mécanique. L’ambiance est chaleureuse, familiale et sympathique.

 Egalement un magasin d’accastillage, le tout est sous l’égide du shipchandler NAUTISPORT dont on trouve la maison mère à Papeete. Ivan est le breton responsable de la mise à l’eau, sortie des bateaux, surveillance de ceux mis sur ber. Consciencieux,  patient, aimable, souriant.

La marina ; LAT.17°43'981 S.LONG 149°19'854W

Le mardi suivant nous avons fait notre entrée dans la petite marina entre la ligne de palplanches de la cale de halage et les signalisations vertes, le passage est suffisant, l’endroit est si calme si protégé qu’il n’y à rien à craindre.

 Il faut rentrer à tours d’hélice en se tenant au milieu de la voie d’eau afin d’éviter les amarres et les pendilles qui tiennent l’arrière des bateaux perpendiculaires au quai.

 Eau et électricité (220 volts) sont compris dans la prestation. Deux douches spacieuses, alimentées par un chauffage solaire et  une machine à laver.

 Restaurant « LE SAFRAN » à l’intérieur de la marina offre des soirées bien sympathiques.

 Nous avons amarré Sail Rover dans le bassin au quai de la marina. L’endroit dans la verdure est agréable, très abrité. Si bien d’ailleurs qu’un manque de ventilation se fait sentir et l’achat d’un ventilateur indispensable. 

TAHITI NAUTIC CENTER à TARAVAO - BAIE DE PHAETON-

tel : 689.57. 20. 70   e mail : tnc@mail.pf  et site : www.tahitinauticcenter.pf

        

   CARENAGE 

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               Après un séjour à flot de 2 mois, mise à terre de Sail Rover : grattage, ponçage,  anti fooling.

Positionnement d’un chariot-chassis sous la coque et remorquage par le tracteur de service. Profitons de cette mise à sec pour changer l’anode de l’arbre d’hélice ainsi que les deux joints d’étanchéité juste après celle-ci.

 Une semaine de travail avec la compagnie des autres bateaux au sec. Notre voisin Bernard de Paimpol,Yves de la Rochelle, Raymond avec son « coyote » du croisic. Notre amie Randel, que nous connaissons depuis Madagascar, sud africaine sur son catamaran « Perfection » avec ses deux jeunes filles.

 Bonne ambiance, l’on se retrouve le soir dans un des carrés, un verre à la main  commentant les efforts de la journée. Le magasin sur place propose les produits de base, mais les prix ne sont plus les mêmes qu’en Amérique du sud.

Voici nos frais de carénage pour notre voilier de 11.85m :

FEVRIER 2006 

TOTAL

1.344 €

- sortie

   168 €

- remise à flot

   168 €

- Stationnement   2 mois et 1 semaine

   518 €

- anti fooling  international Trilux     noir         2 x pots de 4 litres           

   460 €

- location outillage

     30 €

                                                                 

baie de Phaéton :TARAVAO   

LAT :17° 43'806 S     LONG 149°19'516 W

REMISE A L’EAU 26 JANVIER 2006

       Remise à l’eau par une belle matinée. Le tracteur recule le chariot avec précision et méticulosité et nous redépose avec douceur dans l’eau. Nous voici propre, glissant sur l’eau.

Nous préférons mouiller dans la baie et afin d’être mieux abrité, plus près des bords verdoyants à bâbord et à tribord. Pas une ride, pas un souffle, le calme, l’orientation au vent dés qu’il y a une brise.  

La journée se passe en repos, farniente après le coup de feu du carénage.

Assis dans le cockpit, tasse de thé à la main, on observe sur l’eau défiler les fleurs d’hibiscus rouges et celles jaunes de Catalpa qui dérivent poétiquement.  Phénomène qui se reproduit toutes les fins d’après midi avec la tombée du jour et de la chaleur.

Survient alors la pluie : les rus et les petits cours d’eau descendent de la montagne et emplissent la baie d’une eau boueuse que la proue du bateau coupe en lignes parallèles.

 

   AHHHH LE RAT !!!!

Notre bateau se transforme en véritable arche de Noé. les animaux y embarquent d’eux-mêmes. Grosses fourmis, margouillats, cafards géants arrivant en volant, araignées de belle taille.

 Avant-hier c’est le tour d'un gros rat qui a pris gîte chez nous. L’extraordinaire c’est qu’il est arrivé en se laissant dériver sur des bois flottants puisque nous sommes au mouillage, loin du rivage.  Toute la journée fortes pluies, les ruisseaux et rivières  débordent, entraînant un ramassis de déchets, troncs, branches et morceaux de bois flottants venant heurter la coque.

Notre animal a dû venir de cette façon, à la dérive, toucher notre chaîne, et  embarquer sans soucis. Marie-Ange  l’oreille fine,  entend  la nuit suivante des bruits de pattes griffues sur le pont, et découvre au matin un semis de crottes qui ne sont ni celles d’un oiseau, ni celles de nos margouillats reconnaissables noires et blanches.

 Le guet, l’angoisse de se faire grignoter la nuit les ongles, un bruit de couvercle qui tombe, le froissement d’un sac plastique, résultat une nuit presque blanche. Un rat à bord c’est l’enfer pour les provisions, pour les emballages, pour les durites du moteur, pour la promiscuité.

Le surlendemain notre petite glacière portative contenant un poulet  congelé,  est attaquée à coups de dents bien acérées, les copeaux de plastique éparpillés sur le plancher. Par chance nous avions Victor à bord, depuis un passage à HAO dans les TUAMOTUS . Victor est un superbe piège américain, modèle tapette pour adulte. Victor mis en batterie, bien armé avec un morceau de poulet comme appât ; puisque l’animal cherche absolument à déguster  ce genre d’aliment. Une nuit et une journée sans nouveauté ; l’animal faisait la gueule ou se méfiait sérieusement.

 Le piège déplacé dans une autre cabine, le morceau un peu plus faisandé, vers 19 heures en pleine lecture pour nous, grand bruit de ressort qui claque, le tout vole en l’air, retombant sur le dos, notre rat est pris et agonise la queue fouettant le vide, puis plus rien. Le silence. Le voyant pris, il me fait de la peine. Un poil gris clair, bien lustré, le ventre blanc éclatant et si  propre. Nous nous en sommes finalement séparés, le jetant à l’eau,  il est parti avec le courant,  faisant certainement le délice de quelque poisson charognard.

Les routes à TAHITI

              Une seule route à 2 voies, circulaire et côtière existe. Elle fait le tour de la partie la plus grande de TAHITI. Celle de la côte Ouest plus peuplée, est la plus empruntée.

Enormes embouteillages le matin, à l’heure des écoles et de l’ouverture des magasins. Si bien qu’il est courant de voir partir les gens de Taravao depuis le Sud Est, le matin à 4 h 30  pour travailler à la « ville ». 60 km, une heure de trajet en temps normal ; avec les encombrements peut être le double et même le triple de temps.

Au départ de Papeete la route est vite double pour devenir au Sud un simple ruban. Au sud à partir de Papara, la bande côtière se rétrécit, le relief est pus haut, la nature se transforme, beaucoup plus verdoyante.  

 Des ponts nombreux enjambent des rivières dont les plus larges sont le point de rassemblement des Tahitiens qui viennent nombreux s’y baigner, se rafraîchir et papoter en se laissant caresser par le courant   

              A partir de TARAVAO, à l’est, point d’étranglement de TAHITI : la route est moins rectiligne, plus sinueuse et tellement belle pour les yeux. 60 km d’un côté ou de l’autre pour rejoindre la capitale. La route bordée par la mer est un spectacle permanent.

Au Nord Est, on passe sur le trou du souffleur. La mer s’engouffre sous la chaussée et pulvérise de l’autre côté du macadam arrosant copieusement au passage.

 En ville la circulation est importante, le stationnement pas toujours facile. Pour les piétons que nous sommes. Il faut féliciter les conducteurs de cette île qui ont la palme du savoir vivre et de la gentillesse. 

Beaucoup de marques de voitures françaises : Peugeot et Citroën mais privilège pour les pick up, japonais en majorité. 4 portes et arrière en plate forme, chrome en abondance, vitres teintées. La famille s’entasse à l’intérieur et le reste assis sur le plateau à même le sol. C’est la réussite sociale !

    TARAVAO : la ville

            TARAVAO  est une bourgade en pleine expansion,  pharmacie, dentiste, médecin, 3 cyber café, et un grand Champion. Son jumelage, assez étonnant avec Saint Tropez va lui donner,sans doute, un élan supplémentaire. La pétanque est l’un des sports préférés des tahitiens, que de concours animés d’orchestre tonitruant.  

LA NORMANDIE TAHITIENNE

Depuis son centre une route mène au plateau de Taravao : véritable curiosité à Tahiti.

S’élevant peu à peu au milieu de près vallonnés clôturés et bordés d’arbres superbes où paissent des troupeaux de vaches.

Plus de cocotiers, plus d’arbres du voyageur mais de beaux et grands arbres européens. Des pluies fréquentes s’accrochent sur ces petits reliefs et entretiennent fraîcheur et verdure.        

Des lacets sans fin ; de temps en temps une source ou des filets d’eau. 

Un troupeau de vaches en bordure de route derrière une haie nous regarde venir avec des airs stupéfaits ou abrutis, puis s’enfuit apeuré à notre approche.

            Aux près succèdent des élevages de poules, des cultures fruitières et maraîchères. Bananiers, papayers, champs d’ananas. Des troupes de chiens peu engageantes viennent à notre rencontre mais nous laissent passer sous leur surveillance. Des villas cernées par de beaux espaces verts commencent à apparaître. 

   LES FLEURS DE TAHITI

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La descente nous détend, nous allons plus vite, à un croisement nous retrouvons la route qui rejoint celle côtière de l’Est, traversant à un moment donné des bois dont les fûts serrés protégent des plantations de roses porcelaine, strélizias et autres fleurs gigantesques et magnifiques.

 

                  TIENS UN BOUC !!!

Un chemin de terre rejoint la grande route. Sur le remblai public, poussent 4 papayers en pleine production lors de notre séjour. Très appréciés apparemment par les oiseaux.  Les fruits sont succulents, c’est notre jardin particulier et secret. Tous les deux jours nous faisons notre récolte. 

 La semaine dernière, stupéfaction : au milieu de nos arbres, une corde entortillée entre leurs pieds au bout de laquelle est attaché un bouc adulte avec des cornes énormes. L’accès devient périlleux, pour ne pas dire impossible. 

L’animal discute mais en même temps baisse la tête pour nous  repousser.                                               

 Marie-Ange, pour l’apprivoiser, essaye de le démêler afin de lui rendre une certaine liberté de rayonnement,  tandis que j’essaye de le maîtriser en lui tenant fermement les cornes, tournant avec lui pendant qu’il s’arque boute.

Nous ne saurons jamais  si l’animal est mis là pour nous interdire notre récolte ou bien pour changer son carré de verdure. Il y a  tant de place alentour. Puis un beau jour, l’habitant d’une maison non loin, est venu le retirer nous libérant la place.

            Un peu plus haut, sur le trottoir de la route principale, de beaux arbres à Pain, les branches lourdement chargées de fruits nous permettent de nous approvisionner en «  Urus »

 

MOUCHES PISSEUSES

Razzias d’avocats,dans un jardin d’amis,nous grimpons de branche en branche. Nous reprenons souffle en nous cachant du soleil sous le feuillage d’un arbre proche, nous sommes étonnés de recevoir, en continu, de grosses gouttes qui laissent des traces sur nos chemises.

Pourtant le ciel est bleu,  pas un nuage. En examinant les branches,nous constatons que les feuilles sont habitées par de grosses mouches : appelées « mouches pisseuses » car toute la journée, effectivement, elles pissent……..

RELIGIONS

Balade dans la campagne nous admirons une énorme propriété avec piscine, pelouses et bâtiments ultra modernes clôturés de murs et de grillages sur des centaines de mètre.  Nous sommes étonnés d’apprendre que c’est la propriété des Témoins de Jéhovah.

 Mormons, Adventistes, Septième jour. Les églises Catholiques font souvent petite mine à côté de ces complexes immenses et modernes, de ces temples de nouvelles religions ou sectes. Il faut avouer que les Polynésiens sont friands de ces établissements qui sont très pratiqués et très suivis dans le Pacifique.

Vers les Iles du vent :  MOOREA

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