URUGUAY  

RIO GRANDE (BRESIL) vers LA PALOMA (URUGUAY) :187 milles

                                                    

 

 

 

La Paloma                    Piriapolis                   Montévidéo                  Otarie        

(cliquer gauche sur titres ou photos)

-LA PALOMA

-PIRIAPOLIS

-MONTEVIDEO                                 

Le 16 OCT.2002

De RIO GRANDE au Brésil, bonne navigation, vitesse soutenue 8 et 10 nœuds grâce au vent du Nord-Est 20-25 noeuds et surtout un fort courant pour la première journée.

 La seconde plus lentement dans un épais brouillard nous obligeant à naviguer au radar. La navigation se fait le long des côtes à 15 ou 20 milles, sans jamais pouvoir distinguer la côte à moins de 2 milles.

Voici le bateau bien amarré dans le petit port de pêche de LA PALOMA qui est surtout une petite station balnéaire très agréable.- LAT.34°39'234 S. LONG.O54°O8’486 W.

 Le grand sud approche c’est évident : la température plus basse, les régimes des vents  plus forts, les oiseaux différents.

De nombreuses otaries nagent autour de nous, et les baleines sont présentes. En entrant dans le Port de La Paloma, l’une d’elle souffle cent mètres devant nous juste avant de sonder nous faisant admirer l’éventail énorme de sa queue.

 En ce moment un fort vent de Sud-0uest nous bouscule sur nos amarres, nous obligeant à attendre un changement de régime pour continuer vers le Sud.

 

Sur la jupe arrière du bateau voisin deux Otaries se prélassent. Et poussent des grognements chaque fois qu’un ou une congénère essaye de venir sur la plate forme. C'est assourdissant.

 Une visite à terre, nous fait découvrir cette petite station balnéaire fermée, presque vide, hors saison comme en Bretagne.

Voulant admirer un monument isolé en pleine nature nous sommes attaqués par un couple d’oiseaux marins, de la taille d’une mouette mais plumage noire.

Elles passent en rase motte sur nos têtes, à nous toucher, à tel point qu’il faut se défendre d’un coup de bec, en agitant une branche au-dessus de nous. Sans doute des nids sont près de nos pas.

Nous sommes passés du Réal au Peso mais les prix sont très élevés comparés à ceux du Brésil. Il n’y a plus le laisser aller bon enfant et sympathique. La rigueur est de mise.

 Les maisons plus soignées, à la PALOMA, plus fleuries, mais toujours une grande gentillesse, une meilleure organisation administrative que nous apprécions pour les formalités à l’arrivée.

 Le Maté semble ici indispensable à la vie de tous les instants, dans les bureaux, les maisons, dans la rue, en voiture, à moto ou à bicyclette.

Hommes ou femmes se promènent thermos sous un bras pour la provision d’eau tiède, la courge,  pleine d’herbes trempées avec la cuiller pipe qui dépasse pour aspirer quelques lampées, dans une main.

 Il semble que ce soit salutaire pour la santé : système digestif et autres régulations ; il est certain que lorsque l’herbe de remplissage sort du paquet, la première gorgée doit être recrachée pour éviter un puissant effet purgatif.

farniente d'une otarie

 

le 21 Octobre 2OO2

LA PALOMA vers PIRIAPOLIS (Punta del Este) - 65 milles  

                TEMPETE DANS LE PORT 

Lorsqu’ils viennent du Sud, ces vents peuvent être très violents, froids et dangereux. Depuis hier minuit nous subissons une forte dépression venant du Sud Ouest, voilà 10 heures que cela dure, 60 nœuds et plus.

 Par bonheur nous sommes à l’abri dans un petit port, bien amarrés, une véritable toile d’araignée de cordages : perpendiculaire au quai, arrière sur trois grosses bouées, quatre amarres à l’avant en éventail.

 Malgré cela nous gitons fort sur bâbord tant le vent est violent. cela nous a fait dormir que d’un œil toute la nuit.

Le port de PIRIAPOLIS, est entouré de plusieurs digues élevées, bien défendues par d’énormes blocs de pierres surmontés de tétraèdres en ciment.

Le tout s’élève à 6 mètres de haut. Malgré cela, la mer passe par dessus en nappes énormes.

A l’intérieur du bassin, une houle forte et désagréable nous jette, à l’intérieur du bateau, d’un bord à l’autre rendant la vie à bord pénible, le vacarme est épouvantable.

La tempête dure 24 heures. Une de nos amarres casse sur l’arrière, celle qui vient d’une bouée, impossible d’aller la remettre en place, l’annexe vient de couler sous la violence du vent.

 La mer monte d'un mètre plus haut que la normale envahissant le quai, noyant les circuits de câbles électriques, nous empêchant d’allumer notre chauffage.

 La température extérieure est de 12°. La mer est en ébullition dans le port..........

Mouillage dans la marina  : LAT. 34°52'502 S.  LONG. O55°16’783 W.

 

Samedi   26 OCTOBRE 2002   

 MONTEVIDEO

Nous quittons le port de  PIRIAPOLIS à 6heures 45, au moteur, par un temps superbe, vent nul.

La mer est jaunâtre, boueuse, normale puisque nous sommes dans l’estuaire de la PLATA qui draine des tonnes de terre depuis l’intérieur. Des bancs de sable affleurent un peu partout, il faut donc emprunter un chenal  balisé par une multitude de bouées, nous naviguons sur des fonds de 10 à 20 mètres.

                                  

ABORDAGE DE LA GUARDIA

Arrivés dans le port de MONTEVIDEO,  nous nous annonçons par V.H.F. mais la batterie est à plat par suite d’un mauvais branchement électrique.

Impossible de donner plus d’explications que le nom du bateau. Nous nous dirigeons vers un point de mouillage indiqué sur notre guide papier.

 Je suis à l’intérieur lorsque Marie-Ange m’annonce de la visite. Une grosse vedette genre bateau de guerre venait nous aborder, grise, un grand numéro sur la coque nous intimant l’ordre de stopper notre moteur, nous barrant la route, avec précaution d’ailleurs.

 C’était la préfecture Maritime, un des hommes d’équipage me tend une V.H.F. afin que je puisse dialoguer avec le commandement.

 "Que venez vous faire ici ?         Je viens en tant que touriste avant de passer en Argentine.

 Ce n’est pas un port pour les bateaux de plaisance, c’est essentiellement un port de commerce ! Avez vous une raison valable pour faire escale ?

Nous avons un problème électrique avec notre V.H.F. et nous pensions trouver dans cette grande ville la possibilité de faire réparer, n’est il pas possible de rester une nuit ?

 Momento ! " ……

 

Finalement, nous nous retrouvons, accompagnés par la GUARDIA dans le fond du port les vedettes de la Préfecture et une masse de bateaux militaires, quatrième à couple de vieux rafiots en état de marche, pas de problème pour la sécurité!

Après explications dans les bureaux où nous trouvons des officiers sympathiques et compréhensifs nous avons eu toutes les autorisations pour rester.

Le mouillage recommandé par notre guide sur l'Uruguay n'existe plus!

 En Uruguay, de vieilles voitures d’un autre âge roulent, souvent en faisant un bruit énorme, rouillées, cabossées, réparées à la Dubout.

Un nombre considérable de cyclomoteurs pétaradant dans un état délabré véhiculant une et souvent trois personnes buvant leur maté.               C'est le charme de l'Uruguay.

 

 vers BUENOS AIRES