WALLIS

 

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Ile SAVAI de SAMOA-OUEST vers WALLIS   :  

 210 MILLES vent SUD–SUD EST 15/22 noeuds 

VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2006 

Nous quittons notre bon mouillage le 5 Septembre vers 17h30 avant la nuit et avons misé sur une moyenne de 6 nœuds afin d’arriver 60 heures plus tard, au lever du jour à la passe Sud de l’île des WALLIS.

Le vent se met tout de suite à souffler plus fort que prévu : STEPHILANN et nous caracolons comme de fougueux chevaux. Nous sommes plus près de 8 et 9 nœuds que de 6. Nous sommes beaucoup trop rapides. Seule solution ralentir en diminuant la voilure. Deux ris, puis trois et même quatre pour finir avec presque rien dont un génois au trois quart enroulé. La cavalcade a continué à presque six nœuds dans une mer très formée et une double houle, vent arrière, les voiles en ciseaux ; nous sommes balancés de tribord à babord continuellement, pénible.

 FUSEAU HORAIRE

La curiosité sous cette latitude est la découpe des fuseaux. Nous allons dépasser le méridien de 180°vers l'ouest. Un jour de la semaine soit le dimanche 10 Septembre nous sera volé sans l’avoir vécu.

 Partis le vendredi soir 8 Septembre, après 36 heures de navigation, nous arriverons le Lundi 11 Septembre à WALLIS, alors que Dimanche pour nous est très présent. C’est magique.

La passe au lever du jour n’est pas difficile : large et balisée, les cartes cette fois ci sont parfaitement justes.

Le St Bernard des plaisanciers Michel vivant à terre depuis 17 ans, nous guide par V.H.F. Nous arrivons par le chenal bâbord menant à la station des hydrocarbures à un bassin bien protégé des vents d’est et non rouleur. 

 

Lundi 11 SEPTEMBRE 2006   WALLIS 

 Mouillage   LAT :13° 20’35  S.    LONG :176° 13’45 W.

MICHEL que nous entendions en B.L.U., déjà depuis TAHITI est plus que serviable, professeur encore en activité. Nous avons la chance d arriver au début de quinze jours de vacances scolaires, ce qui le rend très disponible nous dit il par gentillesse.

Nous usons de sa bonté. Il vient nous chercher et nous raccompagne pratiquement matin et soir. Nous conduisant à la Gendarmerie, à la Douane pour les formalités d’entrée, jusqu’aux magasins pour le ravitaillement, Internet. Nous faisant visiter l’île. Toujours exact, toujours le même calme. Merci à toi Michel très sincèrement.

L’île est catholique et, pour une fois rien d’autre. La place a bien été verrouillée par les missionnaires maristes.

 Les reposoirs, chapelles, églises, cathédrale fleurissent partout. Chaque village construit, reconstruit son église ; seules monuments de l’île. L’exemple du district de HALALO, qui sous l’impulsion du chef de village, est extraordinaire.

Une centaine de personnes : hommes, femmes, enfants ont travaillé tous les jours pendant quatre ans, ont payé eux-mêmes et construit la chapelle Jeanne d’Arc qui est une véritable cathédrale par la taille.

L’île de Wallis n’est pas grande. Neuf milles habitants au total. Un lycée et 4 collèges. Dix pour cent de fonctionnaires métropolitains, pour la majorité des enseignants.

Indépendante dans le sein de la France qu paye. Un préfet Français et un roi élu par ses pairs, logé dans le palais entretenu par notre gouvernement et de plus salarié par la France.

La vie y est hors de prix, honteusement élevée. Deux à trois fois plus chère qu’à TAHITI. Je me souviens du prix du kilo de tomates lors de notre passage : 11,5 Euros.

Le pays est vert, les maisons toujours cernées de fleurs sur un gazon toujours bien tondu. Le point culminant de l’île est à 140 mètres.

Quelques lacs de cratères dont celui de LALO LALO découpé comme par emporte pièce dans la roche dont les parois tombent à pic dans une eau noire survolée par des pailles en queue. Ailleurs les bouquets de manguiers sont envahis par des tourbillons de Roussettes.

Les voitures ne sont pas toujours assurées, si un accident survient : le coupable, sans couverture, vient faire «le Pardon» en offrant un cochon et  cela peut se négocier jusqu’à deux ou trois pour mort d’homme. C’est la coutume, elle est bien acceptée.

Un collier de fleurs est couramment porté par les ouvriers, employés ou toute personne durant sa journée de travail et lui donne un air champêtre de détente.

 

SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2006 

MICHEL nous a organisé une sortie en pirogue à voile traditionnelle. 17 mètres de long, rustique. Un balancier fait d’une seule pièce dans un tronc. Une voile en trapèze avec un pic, un mât implanté dans un trou, incliné vers l’avant à 45° et soutenu par des cordages.

Une grosse rame large en bois pour gouvernail qu’un homme debout tient légèrement incliné vers l’arrière simplement plaqué contre l’arrière de l’embarcation. La simplicité de ce gréement fait qu’il est impossible de virer ou de changer de bord sans s’arrêter.

Pour repartir dans l’autre sens, il faut transporter le mat et la voile, les réimplanter en point qui était l’arrière et qui devient l’avant. En navigation il faut toujours s’asseoir face au balancier afin de l’avoir sous les yeux et dés qu’il se soulève : se précipiter de son côté pour rétablir l’équilibre.

 

LUNDI 18 SEPTEMBRE 2006   

WALLIS vers les FIJI   301 Milles vent Sud-Sud-est 15/20 Nœuds

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